Notes de Prod. : L'an 1 : des débuts difficiles

    en DVD le 20 Janvier 2010

Entrer dans l’histoire a coups de massue

Ensemble, Zed et Oh quittent leur village pour explorer le monde. Leur voyage va leur faire traverser l’Histoire et rencontrer certains des personnages les plus célèbres des temps anciens, dont Caïn et Abel, Abraham et Isaac, et les habitants de la cité de Sodome. Comme c’est souvent le cas, l’une des dernières étapes avant de considérer le scénario comme achevé et de pouvoir commencer le casting et le tournage, a été l’organisation par le studio d’une lecture complète du script.
Par égard pour leur ami Harold Ramis et parce que ce projet leur plaisait, de nombreux acteurs comiques ont accepté d’y prendre part. Harold Ramis raconte : « Cela a été un succès. En fait, cette lecture s’est tellement bien passée que nous avons décidé d’engager toutes les personnes présentes ! » Interprété par David Cross, Caïn se joint aux deux héros pendant une bonne partie de leur quête. Zed et Oh le rencontrent alors qu’il est sur le point de tuer son frère Abel, joué par Paul Rudd. David Cross raconte : « J’étais très heureux qu’on me propose de jouer ce rôle dans le film parce que je me suis beaucoup amusé pendant la lecture. C’était la première fois que j’appelais mon agent et mon manager pour leur dire : « C’était très sympa. Je pense que ça va être un grand film et je veux vraiment le faire ». » David Cross poursuit : « J’ai pris beaucoup de plaisir à incarner Caïn. C’est très amusant de jouer un personnage qui n’a aucune morale et qui passe son temps à manipuler et à menacer tout le monde. C’est juste un sale type ! » Jack Black et Michael Cera avaient tous deux déjà travaillé avec David Cross. Avant de devenir une des plus grandes stars comiques actuelles, Jack Black a fait quelques apparitions dans la série de David Cross sur HBO, « Mr. Show with Bob and David ». Michael Cera a quant à lui joué avec David Cross dans « Arrested Development, les nouveaux pauvres ». Pour jouer la victime de Caïn, Harold Ramis avait un acteur précis en tête. Il explique : « Je voulais qu’Abel soit un modèle de vertu et de bonté, un homme beau et fort. J’ai beaucoup d’admiration pour Paul Rudd, c’est un acteur doué, facile à diriger et très sympathique. Il était parfait pour le rôle d’Abel. Il n’est resté que deux jours sur le plateau, mais sa performance nous a tous beaucoup impressionnés. C’est dommage qu’Abel se fasse se tuer, ç’aurait été sympa de voir Paul dans plus de scènes. »

Pour interpréter le père de toutes les religions, le patriarche âgé de 137 ans, Harold Ramis a pensé à Hank Azaria. Il se souvient : « J’ai beaucoup d’admiration pour l’acteur George C. Scott, qui a joué Abraham dans LA BIBLE de John Huston, et le général Patton dans Patton de Franklin J. Schaffner. En y repensant, je me suis dit que ce serait amusant de voir Hank Azaria jouant George C. Scott en train de jouer un mélange entre Abraham et Patton. C’est ce qu’a fait Hank pendant la lecture, et c’était absolument hilarant. Après cela, il était hors de question de faire ce film sans lui. »
Hank Azaria raconte : « Quand je me suis vu sur le plateau, maquillé et en costume, je n’en ai pas cru mes yeux. Je ressemblais vraiment à Abraham. C’était incroyable de voir comme j’avais l’air vieux… et l’air juif ! Bien sûr, le fait que je sois vraiment juif y était certainement pour quelque chose. » Hank Azaria observe en souriant : « Si aujourd’hui, quelqu’un venait vous dire : « Ecoute, Dieu m’a dit que tu devais te faire circoncire », je pense qu’il rencontrerait une certaine résistance. Je me dis que cela a dû aider d’être un vieil homme sage avec une grande barbe. C’était certainement plus vendeur. » Isaac, le malheureux fils d’Abraham et premier circoncis de l’Histoire, est joué par Christopher Mintz-plasse. Harold Ramis explique : « Après avoir vu Supergrave, j’avais une envie irrésistible de faire de Christopher Mintz-plasse le fils pleurnichard d’Abraham. Il était parfait pour ce rôle. » Christopher Mintz-plasse raconte : « Quand Judd Apatow et Harold Ramis vous proposent un rôle en vous disant que vous devriez le jouer, vous n’hésitez pas une seconde. De plus, je suis un grand fan de Jack Black et de Tenacious D, je voulais jouer à nouveau avec Michael Cera, et j’avais très envie de travailler avec Harold Ramis et Hank Azaria. C’était donc l’occasion rêvée. »

Quand Isaac emmène Zed et Oh à Sodome, les deux héros découvrent un monde complètement nouveau, une cité moderne bâtie en pierre, pleine de couleurs, de nourriture, d’images et de sons qu’ils n’avaient encore jamais vus ni entendus. Harold Ramis note : « Leur voyage se termine à Sodome, mais je laisse aux spectateurs le soin de décider si c’est oui ou non une métaphore de la société moderne… »
A Sodome, Zed et Oh rencontrent le roi, la reine, la princesse et le grand prêtre, dont le rôle dans cette nouvelle société semble similaire à celui du chaman de leur village. Harold Ramis n’a pas cherché longtemps celui qui allait incarner le prêtre extravagant de Sodome. Il raconte : « J’avais adoré travailler avec Oliver Platt sur Faux Amis. En plus d’être très réfléchi, il a toujours énormément d’idées. Il vous oblige à réfléchir à fond à ce que vous lui demandez en tant que metteur en scène, il ne laisse rien au hasard. Et cela donne au final une prestation remarquable. » Oliver Platt déclare : « J’ai beaucoup aimé le scénario. C’était complètement loufoque, mais il y avait aussi une sensibilité et un humour qui vous permettaient de croire en cette histoire. Il y a aussi une certaine forme de brutalité dans le film, qui rappelle beaucoup celle de l’Ancien Testament. « Je n’avais encore jamais joué un personnage pareil, mais j’ai fini par comprendre ce que voulait Harold quand il m’a expliqué qu’il désirait que tous les membres de la famille royale parlent avec un accent shakespearien. Par chance, ajoute Oliver Platt en plaisantant, je maîtrise à la perfection au moins six accents anglais différents ! »
Michael Cera commente : « Je ne sais pas où il est allé chercher son accent, mais c’est vraiment très amusant ! »
Au cours de leur quête pour trouver le sens de la vie, Zed et Oh vont aussi devoir sauver deux femmes de leur village dont ils sont amoureux, Maya et Eema. Comme dans toutes les bonnes histoires d’amour, Zed et Oh rencontrent quelques difficultés. Zed est constamment repoussé par Maya, et Oh ne parvient pas à avouer ses sentiments à Eema, la sœur de Zed. Trouver une actrice capable de jouer face à Jack Black n’a pas été facile. Harold Ramis raconte : « Quand June Raphael est venue auditionner pour le rôle de Maya, elle a été sensationnelle. Nous lui avions demandé de jouer avec Jack Black une scène qui se déroule dans le jardin d’Eden et dans laquelle elle veut un fruit. Quand Jack lui a demandé quel fruit elle voulait, une pomme, une poire, et ainsi de suite, elle a répondu « non » à tous les fruits. C’était le seul texte qu’elle avait. Jack a nommé une quarantaine de fruits, et à chaque fois elle répondait non d’une façon encore plus amusante que la précédente. »
Harold Ramis déclare : « J’ai été très impressionné par son intelligence, sa beauté et son humour, elle me rappelle beaucoup Elaine May. » June Raphael raconte : « Maya est attirée par Zed parce qu’il voit les choses en grand et pense qu’il y a davantage dans la vie que leur petit village. C’est pour cela qu’elle ne l’abandonne pas, bien qu’il soit insupportable. » Pour l’amoureuse d’Oh, Eema, les cinéastes se sont tournés vers Juno Temple. Harold Ramis explique : « Je trouvais qu’elle avait quelque chose de très préraphaélite, mais je l’imaginais aussi facilement dans la peau d’une jeune chasseuse-cueilleuse. Je me suis dit que son petit air d’enfant abandonnée s’accorderait bien à l’innocence de Michael. » Juno Temple observe : « Eema a peut-être un peu le béguin pour Oh, mais au début elle ne laisse rien paraître. Ce n’est qu’après avoir vécu toutes ces épreuves avec lui qu’elle laisse libre cours à ses sentiments. La transition était très amusante à jouer. » Olivia Wilde, qui joue un personnage récurrent dans la série « Dr House », incarne la princesse Ianna. Elle raconte : « Ianna est une manipulatrice, et je dois dire que c’était plutôt agréable de jouer un personnage qui n’a pas besoin d’être sympathique. Quand il faut séduire le cœur des spectateurs, on se retient de prendre des risques. Avec ce rôle, je pouvais faire tout ce qui me passait par la tête sans avoir peur d’être ridicule. »

Au commencement étaient les bons a rien

Au début, il n’y avait rien. Puis Harold Ramis eut une idée. « J’ai repensé à deux choses qui m’avaient bien fait rire, raconte-t-il. La première était le personnage de Mel Brooks, « L’Homme âgé de 2000 ans », et l’autre était une improvisation que j’avais mise en scène il y a trente-cinq ans avec John Belushi et Bill Murray. Bill jouait un homme de Cro-Magnon branché et moderne, et John un Néandertalien complètement idiot. Ce sont les deux références que j’ai gardées en tête quand j’ai eu l’idée de raconter l’histoire d’un personnage avec une conscience moderne évoluant dans un monde très ancien. »

Tous les décors d’un monde à decouvrir

L'an 1 : des débuts difficiles marque les retrouvailles du chef décorateur Jefferson Sage avec Harold Ramis, avec qui il a travaillé comme directeur artistique sur Mafia Blues, et avec Judd Apatow pour qui il a conçu les décors de The TV Set et Walk Hard de Jake Kasdan, et ceux de En Cloque, mode d'emploi et de Funny People réalisés par Apatow. Jefferson Sage raconte : « Le scénario m’a tout de suite attiré parce qu’il nous offrait la possibilité de faire un film qui fait référence à plusieurs périodes historiques.

Peaux de bêtes et bottes disco

La chef costumière Debra McGuire raconte : « Peu de films vous offrent la possibilité de créer des costumes pour plusieurs époques, l’expérience a donc été amusante et enrichissante. Faire toutes ces recherches a été une grande aventure, et c’est un des aspects de mon métier que j’aime le plus. » Comme Jefferson Sage avec ses décors, la chef décoratrice a choisi de créer des costumes fidèles aux époques montrées dans le film. Elle explique : « Plus on s’approche de la réalité, plus les choses peuvent être drôles parce que les costumes s’intègrent dans le contexte sans détonner. Les costumes ne doivent pas être amusants ou fantaisistes, il faut laisser la comédie être drôle d’elle-même. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 1 287 entrées
  • 1ère semaine IDF : 7 751 entrées
  • Cumul IDF : 9 627 entrées

  • 1ère semaine France : 24 954 entrées
  • Cumul France : 30 719 entrées