Notes de Prod. : L'an 1 : des débuts difficiles

    en DVD le 20 Janvier 2010

Peaux de bêtes et bottes disco

La chef costumière Debra Mcguire raconte : « Peu de films vous offrent la possibilité de créer des costumes pour plusieurs époques, l’expérience a donc été amusante et enrichissante. Faire toutes ces recherches a été une grande aventure, et c’est un des aspects de mon métier que j’aime le plus. » Comme Jefferson Sage avec ses décors, la chef décoratrice a choisi de créer des costumes fidèles aux époques montrées dans le film. Elle explique : « Plus on s’approche de la réalité, plus les choses peuvent être drôles parce que les costumes s’intègrent dans le contexte sans détonner. Les costumes ne doivent pas être amusants ou fantaisistes, il faut laisser la comédie être drôle d’elle-même. »
Debra Mcguire continue : « Nous avons donné une palette de couleurs et un style différents à chaque époque, et nous avons fait évoluer les couleurs et les tissus des costumes de Zed et Oh. » Le film commence lorsque Zed et Oh sont encore dans leur village primitif. Debra Mcguire raconte : « Tous les costumes de cette époque ont été faits avec du cuir, des peaux et des perles. »
Parmi ces costumes figure la peau de putois de Zed. Jack Black commente : « Je trouve que c’est le costume le plus inspiré ! Tous les autres chasseurs portent des peaux d’ours ou de loup, Zed a juste sa peau de putois qui pue, c’est la seule chose qu’il a été capable de chasser et de capturer. Cela en dit long sur le personnage... »
Debra Mcguire raconte : « Je n’avais encore jamais habillé Jack Black et Michael Cera avec des jupes et des peaux de bêtes, mais j’avais déjà travaillé avec eux sur d’autres projets et cela m’avait beaucoup aidée à comprendre leur façon de bouger et leur langage corporel. C’est très facile de travailler avec eux parce qu’ils comprennent vraiment l’importance des costumes. Les costumes primitifs étaient difficiles à porter parce qu’ils ne couvraient pas grand-chose, mais Jack et Michael ne se sont jamais plaints. Ils ont été formidables. »

En plus des costumes des personnages principaux, le département des costumes a créé près d’une centaine de tenues pour les figurants. Debra Mcguire raconte : « Tous les costumes de cette époque ont été faits avec des fibres naturelles, puis vieillis et teints dans des tons bruns qui se fondent dans la nature environnante. Nous avons aussi entièrement fabriqué les chaussures et les bijoux. » En plus d’êtres réalistes, les costumes des personnages principaux devaient aussi être fonctionnels. Debra Mcguire explique : « Les pièces de leurs costumes devaient être attachées entre elles de façon très primitive et ne devaient pas les gêner pendant les scènes d’action. Pour les bottes, nous avons pris des semelles intérieures et nous avons cousu des peaux et du cuir autour. Nous avons tout fait en plusieurs exemplaires pour remplacer les pièces usées ou déchirées. »

Après avoir quitté leur village primitif, Zed et Oh se retrouvent avec Abraham et ses disciples. Debra Mcguire explique : « Les costumes changent, et on voit apparaître des tissus, des rayures et des coiffes et chapeaux. »
Malgré son souci d’authenticité, Debra Mcguire a pris quelques libertés avec les couleurs. Elle précise : « En réalité, les couleurs étaient très rares à cette époque. Les gens utilisaient des coquillages pour faire du bleu, et pour teindre entièrement quelque chose il fallait en ramasser des milliers. Il aurait donc été impossible pour eux d’utiliser autant de couleurs que nous l’avons fait dans le film. Même si c’est un peu fantaisiste, nous avons pensé que le monde de Zed et Oh devait être un peu plus coloré. Ce passage du film introduit donc certaines couleurs et notamment le bleu. » Plus l’histoire avance, plus les costumes et les couleurs se diversifient. Debra Mcguire explique : « Dans la scène de la place du marché, toutes les cultures du monde se mélangent pour la première fois et on peut voir des costumes en soie, de nouvelles couleurs et de nouveaux tissus. Ensuite, quand les personnages arrivent à Sodome, il y a tous ces tissus magnifiques et ces bijoux incroyables, c’est un monde très opulent. » Lorsque Zed et Oh arrivent à Sodome, ils pénètrent dans un monde saturé de rouges, de bleus et de violets. La reine porte un costume en tissu dans des tons dorés et turquoise. Debra Mcguire raconte : « Nous avons utilisé une palette de couleurs très douces pour les femmes de la cour et les vierges, principalement du blanc et de l’or. »

Les couleurs du clergé contrastent fortement avec celles des femmes de la cour. La chef costumière précise : « Nous avons habillé les prêtres avec des teintes violette et framboise, et leurs sous-fifres avec des couleurs cannelle et kaki. » Dans le rôle du grand prêtre, Oliver Platt portait un costume qui se distinguait des autres. Debra Mcguire note : « Il porte une couronne à trois étages sertie de pierres précieuses. Tous les autres prêtres en dessous de lui ont une couronne avec un étage en moins pour montrer leur infériorité. Ceux qui sont encore en dessous portent une couronne avec un seul étage, et les sous-fifres ne portent rien. » En plus de sa couronne, le grand prêtre porte un costume extrêmement luxueux. Debra Mcguire note : « Bien qu’il fasse déjà 1,93 m, Oliver est chaussé de bottes plate-formes de cuir doré, comme c’était écrit dans le scénario. Nous les avons appelées les « bottes disco primitives ». Sa couronne fait environ 40 cm. Il porte une longue cape en velours avec un mantelet gaufré et doré, un tabard doré fabriqué dans un superbe tissu gaufré, et en dessous, deux robes l’une sur l’autre, la première est en velours et froncée en bas. Il porte aussi un somptueux collier en or recouvert de pierres précieuses. Ses cheveux et sa barbe sont très bouclés, et le maquillage de ses yeux est extraordinaire. »
Dans un tel costume, et avec une température qui dépassait parfois les 26 degrés, Oliver Platt a vécu quelques moments pénibles. Il raconte : « Quand il faisait chaud, regarder toutes ces vierges en train de se baigner était un peu difficile, mais tout le monde doit parfois faire des sacrifices. Les vierges sacrifiaient leurs vies, et je sacrifiais un peu de ma sueur pour avoir l’air magnifique. Et croyez-moi, j’étais vraiment magnifique ! »
Pour jouer Oh, Michael Cera a porté une perruque longue et hirsute. Il raconte : « Je n’ai vraiment pas l’habitude de porter les cheveux longs. Je les avais tout le temps dans la figure et dans la bouche, et quand je mangeais un bagel je me retrouvais toujours avec de la crème au fromage dans les cheveux, c’était dégoûtant. »
Michael Cera ajoute : « C’était désagréable d’avoir cette perruque collée sur la tête tous les jours, mais être peint en or était bien pire. C’est la chose la plus désagréable que j’aie jamais faite pour un rôle. C’était affreux. Il m’a fallu une éternité pour enlever cette peinture. J’avais beau prendre des douches, il restait toujours de l’or sur mes chevilles. Je ne pouvais même plus lever les bras au dessus de mes épaules parce que j’avais l’impression qu’elle allait se déchirer sous les aisselles. C’était très douloureux. Il y a aussi un moment dans le film où je suis pendu à l’envers... J’ai beaucoup souffert, en fait ! » Les références matérielles relatives à certaines époques étant rares, la collaboration entre les responsables des départements était cruciale. Debra Mcguire raconte : « Jefferson Sage et moi étions sur la même longueur d’onde, et tout le monde a travaillé de concert. La coiffeuse, Yvonne Kupka, et moi travaillons ensemble depuis trop d’années pour les compter, et nous étions vraiment heureuses de pouvoir collaborer à nouveau sur ce projet. »
Debra Mcguire continue : « Les coiffures sont dans le film aussi importantes que les costumes. Nous avons beaucoup parlé de chaque personnage. C’est assez inhabituel et merveilleux d’avoir une collaboration aussi étroite entre les départements des costumes, des maquillages et de coiffures, et cela fait vraiment la différence. Yvonne est venue voir mes costumes très tôt, et j’en ai profité pour lui donner des tissus et des bijoux qu’elle a mis dans les cheveux des acteurs. Les coiffures qu’elle a créées sont vraiment spectaculaires. » La touche finale de Debra Mcguire a été l’ajout de bijoux, sous diverses formes et à chaque période, allant du collier primitif en os d’animaux aux superbes joyaux de Sodome. Elle confie : « Les bijoux étaient très importants pour moi. Nous en avions des centaines et nous les avons presque tous utilisés. La plupart d’entre eux ont été faits avec différents métaux, de vraies pierres et des perles de verre. Certains ont même été fabriqués à la main. Ils étaient vraiment très beaux, en particulier ceux de la reine et du roi, et ceux d’Oliver Platt. »

Entrer dans l’histoire a coups de massue

Ensemble, Zed et Oh quittent leur village pour explorer le monde. Leur voyage va leur faire traverser l’Histoire et rencontrer certains des personnages les plus célèbres des temps anciens, dont Caïn et Abel, Abraham et Isaac, et les habitants de la cité de Sodome. Comme c’est souvent le cas, l’une des dernières étapes avant de considérer le scénario comme achevé et de pouvoir commencer le casting et le tournage, a été l’organisation par le studio d’une lecture complète du script.

Au commencement étaient les bons a rien

Au début, il n’y avait rien. Puis Harold Ramis eut une idée. « J’ai repensé à deux choses qui m’avaient bien fait rire, raconte-t-il. La première était le personnage de Mel Brooks, « L’Homme âgé de 2000 ans », et l’autre était une improvisation que j’avais mise en scène il y a trente-cinq ans avec John Belushi et Bill Murray. Bill jouait un homme de Cro-Magnon branché et moderne, et John un Néandertalien complètement idiot. Ce sont les deux références que j’ai gardées en tête quand j’ai eu l’idée de raconter l’histoire d’un personnage avec une conscience moderne évoluant dans un monde très ancien. »

Tous les décors d’un monde à decouvrir

L'an 1 : des débuts difficiles marque les retrouvailles du chef décorateur Jefferson Sage avec Harold Ramis, avec qui il a travaillé comme directeur artistique sur Mafia Blues, et avec Judd Apatow pour qui il a conçu les décors de The TV Set et Walk Hard de Jake Kasdan, et ceux de En Cloque, mode d'emploi et de Funny People réalisés par Apatow. Jefferson Sage raconte : « Le scénario m’a tout de suite attiré parce qu’il nous offrait la possibilité de faire un film qui fait référence à plusieurs périodes historiques.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1er jour IDF : 1 287 entrées
  • 1ère semaine IDF : 7 751 entrées
  • Cumul IDF : 9 627 entrées

  • 1ère semaine France : 24 954 entrées
  • Cumul France : 30 719 entrées