Qu’est-ce qui vous a attiré vers c e projet ?
J’ai adoré le scénario. Je trouvais l’idée de briser des couples incongrue, inédite, amusante. Son traitement sous forme de comédie m’a plu. Il y a quelque chose d’italien. Si ce film avait été tourné dans les années 60, il aurait pu être joué par Marcello Mastroianni et Sofia Loren. Le couple Vanessa-Romain, on rêve que ça marche !
Quels sont les grands traits de caractère de votre personnage ?
Sophie n’est pas un puits d’élégance. Ce n’est pas Audrey Hepburn ! C’est une fêtarde. Elle a une bonne descente. Elle est plutôt vénale. C’est une croqueuse d’hommes. Dans le passé elle a sans doute pas mal bourlingué. Elle ne réfléchit pas trop. C’est un électron libre. Il y a du comique et de la légèreté en elle. Ça tombe bien, j’adore faire le clown !
Est-il facile de jouer l’ivresse et l’extravagance sans tomber dans la caricature ?
La vraie difficulté du rôle réside dans deux scènes sacrément alcoolisées. J’ai travaillé avec un coach. Il m’a appris comment feindre l’ivresse sans exagération. Je me suis amusée à déformer mon visage et à m’affaler contre une porte. Il ne faut pas avoir de pudeur mais de l’autodérision. Après tout, ce n’est qu’un rôle. Ce qui est amusant chez Sophie c’est qu’elle est presque glamour tout en ayant un pète au casque !
Votre rôle est physique. Comment vous êtes-vous préparée ? Je ne suis pas sportive mais j’adore jouer à la bagarre, me rouler par terre. Donc j’ai souvent des bleus et des petits bobos. Je suis un vrai garçon manqué ! Pour le film j’ai suivi une préparation avec un cascadeur.
Il m’a appris à supporter une clef de bras et à être plaquée contre une voiture, à tomber dans les pommes de manière crédible après avoir été « assommée » par un ordinateur ou une cafetière. Que vous inspire le jeu de vos partenaires ? J’ai adoré tourner avec
Vanessa Paradis. Elle est très douce. C’est un petit chat ! J’en suis fan. Dès que je réalisais qu’elle me donnait la réplique j’en étais malade.
Romain Duris est sexy en diable, sauvage, élégant. Il danse comme un Dieu. C’est impressionnant de le voir faire lui-même ses cascades. C’est un « Bébel » en
puissance !
Julie Ferrier est très rigolote. Elle a une faculté de transformation physique incroyable.
François Damiens est d’un naturel époustouflant. Il joue son texte très sérieusement. C’est drôle mais déroutant.
Comment se sont entendus les deux Belges du film : François Damiens et vous ?
Comme larrons en foire ! C’est très dangereux de prendre deux Belges sur un tournage. On fait la fête, on fait des blagues, on est dissipés. C’est joyeux. On est de bons camarades !