Bienvenue dans le Pelham 123
Le métro, un des moyens de transport le plus sûr et le plus rapide qui soit, vous emmenant tranquillement d’un bout à l’autre d’une ville en quelques minutes. Mais détrompez-vous, car
Tony Scott vous entraîne dans le
Tube New yorkais pour un voyage que vous n’êtes pas prêt d’oublier.
Remake de
Les Pirates Du Métro de 1974,
L'Attaque Du Métro 123 nous revient en une version 2009, brutale et excitée qui vous fera retenir votre souffle, jusqu’à la dernière minute.
Le sujet : Une rame de métro en un bel après-midi. 14h. Des passagers comme vous et moi montent dans la rame du métro Pelham 123. Au même moment, un mystérieux malfrat dénommé Ryder (
John Travolta), décide de détacher la voiture de tête avec ses copains, et de prendre tous les passagers en otage.
La Rançon : 10 millions de dollars
Le délai : 1 heure sinon un otage sera tué par minute.
Le héros ou plutôt l’Anti-héros :
Denzel Washington dans la peau de Walter Garber, simple fonctionnaire de la régulation du trafic du métro de New York, à l’autre bout du micro.
Et sans cesse la même question : que dire et que faire face à un preneur d’otage aussi intelligent qu’instable ?
Tel est le tableau que peint
Tony Scott dans ce thriller sulfureux qui nous entraîne dans un face à face entre deux pointures du cinéma américain : d’un côté,
John Travolta, parfait en criminel tatoué et fou de rage, bien décidé à repartir du métro les poches pleines. De l’autre,
Denzel Washington, dépassé par la responsabilité qui lui incombe, mais excellent dans ce rôle de fonctionnaire, malmené par le passé.
L'Attaque Du Métro 123 remet au goût du jour le genre du thriller pure et dur, qui ne cherche pas à éblouir le public d’effets spéciaux mais qui renoue avec les films d’action des années 90.
Doté d’un montage très nerveux, ayant fait le succès des derniers films de
Tony Scott (
Domino,
Man On Fire), le film ne tombe jamais dans le piège de l’ennui : un minuteur s’incruste sur l’écran pour ne jamais oublier le temps qui passe et dont de le décompte débouchera sur un final explosif.
Outre l’action et le face à face d’anthologie,
Tony Scott rend également un hommage à New York, trop souvent négligé et recopié en studio. La ville nous est offerte sous son vrai jour, et nous montre ses habitants vivant avec leur temps (Exit les otages inactifs de l’original, et bonjour les passagers du métro, connectés en permanence à Internet).
À noter les seconds rôles remarqués de
James Gandolfini, discret depuis
Les Sopranos, en maire surmené face à la situation, ainsi que
John Turturro, retrouvant un rôle plus sérieux que ses derniers films, en interprètent un négociateur épaulant
Denzel Washington.
Un film policier nerveux renouant avec le genre. Sans surenchère et décodant le film de prise d’otage,
L'Attaque Du Métro 123 est le thriller surprise de l’été, qui prouve que l’on a pas besoin d’une surenchère d’effets pour s’en prendre plein la vue.
Thibault de Brockhausen (
Le 19 juin 2009)