De l’Autre Côté de la rue présente une vision novatrice des habitants des grandes villes brésiliennes, leurs désirs, leurs exploits, leur humanité et leur solitude. Le film se déroule à Copacabana, quartier très particulier de Rio de Janeiro où les anciens n’ont pas honte de leur âge. Ils se retrouvent fréquemment en bord de mer, pour discuter, faire de l’exercice, jouer aux cartes…
Regina est l’une d’entre eux. Retraitée, elle décide d’aider la police pour se sentir utile, par esprit civique. Souffrant de solitude, sa rencontre avec un juge d’un milieu plus aisé est une chance qu’elle saisit. Pour pouvoir vivre avec cet homme rencontré “de l’autre côté de la rue”, elle met fin à ses activités de “taupe”
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Je n’ai pas fait un film sur la vieillesse mais sur les gens qui en dépit de leur âge sont toujours très actifs et gardent l’esprit ouvert à de nouvelles expériences et de nouveaux désirs.
Il y a quatre ans, je lisais des articles sur des personnes âgées qui aident bénévolement la police en lui livrant de petites informations au quotidien. Je me suis alors demandé quelles pouvaient être leurs motivations : donner un peu de sens aux longues journées solitaires des quelques années qu’il leur reste à vivre ? Le goût du risque pour échapper à la morosité du quotidien ? Pour éviter de penser à la mort ?
Regina et Camargo sont des personnes d’un certain âge qui vivent seules, mais je n’ai pas voulu faire un film sur la solitude des personnes âgées. Et même s’il s’agit à priori d’un crime, ce n’est pas un thriller non plus. L’Autre Côté de la rue est un film sur le lien émotionnel très fort qui se développe entre deux êtres après une rencontre fortuite. J’espère que le public en gardera l’image d’un film sur la tendresse toujours possible à tout âge malgré les craintes et les risques encourus ”.
Marcos Bernstein