Notes de Prod. : L'échange

    en DVD le 02 Juin 2009

Notes de production

«Mrs. Collins a fait un exposé précis, indiquant qu’elle savait dès le départ que ce garçon n’était pas son fils disparu… Après l’avoir soumise à un interrogatoire serré, le Président Schweitzer lui a demandé ce qui s’était passé juste avant son internement psychiatrique à l’Hôpital du Comté. «On m’a fait comparaître devant le capitaine Jones en présence de plusieurs autres personnes», a-t-elle déclaré.
«Celui-ci m’a dit : Qu’est-ce que vous essayez de faire? Vous voulez nous faire passer pour des crétins? Vous essayez d’échapper à vos devoirs de mère et d’obliger l’État à prendre en charge votre fils. Vous n’êtes qu’une idiote!»
Déposition de Christine Collins devant la Commission des Affaires Policières, rapportée dans le Los Angeles Times du 17 octobre 1928

Des faits réels

Réalisé par Clint Eastwood, interprété par Angelina Jolie et John Malkovich, l’échange est un drame émouvant et provocant, inspiré d’événements réels qui marquèrent en profondeur la ville de Los Angeles – l’histoire d’une femme courageuse et obstinée, qui mit en échec une police corrompue et aida par son combat à restaurer la dignité et l’égalité de tous face à la loi.
Mars 1928. Un samedi matin, dans un quartier populaire de Los Angeles, Christine Collins, mère célibataire et standardiste, dit au revoir à son fils de 9 ans, Walter, et part au travail. De retour à son domicile, Christine est confrontée au pire des cauchemars : son enfant a disparu.
Des recherches sont lancées tous azimuts, qui restent vaines : Walter s’est évanoui dans la nature, sans laisser de trace. Cinq mois plus tard, la police retrouve un garçon qui prétend être le jeune Collins. Elle le restitue à Christine, en présence d’une meute de journalistes et de photographes, convoqués pour donner un maximum de retentissement à ce bel exploit policier. Bouleversée et étourdie par ce remue-ménage, Christine se laisse convaincre de reprendre l’enfant, mais elle sait dans son for intérieur qu’il n’est pas Walter.
Christine pousse les autorités à continuer les recherches, mais, dans le Los Angeles de la Prohibition, une femme seule qui conteste le système s’expose à de sérieux risques. Vilipendée, traitée de folle et de mère indigne, Christine trouve un allié en la personne du Révérend Gustav Briegleb, prêtre militant qui va l’assister dans son combat et ses recherches.
Face à une police corrompue, qui doute de sa santé mentale, et à un public dubitatif, qui appelle de ses vœux un happy end, Christine poursuit sa quête obstinée. Au fil de cette odyssée, elle devient l’improbable héroïne et porte-drapeau des pauvres et des exclus, régulièrement victimes de la toute-puissante Police de L.A. La quête de Christine ne s’arrêtera pas avant qu’elle n’ait retrouvé son fils… ou que ceux qui se targuent de «Protéger et Servir» leurs concitoyens ne la réduisent au silence.

Une affaire parallèle, aussi troublante que l’énigme Walter Collins, émergea à cette époque : la ténébreuse affaire d’un charismatique tueur pédophile nommé Gordon Stewart Northcott (interprété par Jason Butler Harner), qui pendant des années soumit Christine à un cruel jeu du chat et de la souris.
En 1928, le jeune Sanford Clark (Eddie Alderson), neveu de Northcott, fit venir la police au ranch de son oncle, situé près de Wineville (Californie), pour y constater une découverte macabre. Les enquêteurs déterrèrent sur place les restes de plusieurs enfants tués à la hache. Sanford jura que Walter figurait parmi eux, mais rien ne permet de le conclure.
La suite de l’enquête sur la «ferme de l’horreur» permit d’expliquer certaines des dizaines de disparitions de jeunes garçons signalées dans la région. On découvrit que Northcott (24 ans) et sa mère, Sarah Louise Northcott, avaient enlevé, torturé et tué plusieurs jeunes garçons dans l’enceinte du ranch. Le tueur en série fut condamné et exécuté pour le meurtre de quatre garçons, mais on estime le nombre de ses victimes sensiblement plus élevé. Narcissique à souhait et décidé à se faire un maximum de publicité, le tueur multiplia jusqu’au bout les déclarations contradictoires sur le sort de Walter. Sa mère et complice fut condamnée à la réclusion à perpétuité à la prison de San Quentin.

L’échange a été produit par Clint Eastwood (sous la bannière de Malpaso), Brian Grazer (American Gangster, De l’ombre à la lumière, Un homme d’exception) et son associé d’Imagine Entertainment, le producteur/réalisateur Ron Howard (De l’ombre à la lumière), ainsi que Robert Lorenz (Lettres l’Iwo Jima, Million Dollar Baby, Mystic River).<
Angelina Jolie et John Malkovich sont entourés de Jeffrey Donovan, dans le rôle du capitaine J. J. Jones, chef de la brigade des mineurs du LAPD; Michael Kelly (l’inspecteur Lester Ybarra, qui établira le premier un lien entre la disparition de Walter et une série de crimes pédophiles); Colm Feore (le chef corrompu du LAPD James E. Davis), Jason Butler Harner (le tueur en série Gordon Northcott); Amy Ryan (Carol Dexter, une prisonnière innocente qui viendra en aide à Christine lors de son internement psychiatrique).
L’équipe comprend : le directeur de la photographie Tom Stern (Million Dollar Baby, Mémoires de nos pères), le chef décorateur James J. Murakami (Lettres d’Iwo Jima, Rails &Ties), le chef monteur Joel Cox (Impitoyable, Million Dollar Baby) et le monteur Gary D. Roach (Lettres d’Iwo Jima, Rails &Ties), la chef costumière Deborah Hopper (Million Dollar Baby, Mystic River), le superviseur effets visuels Michael Owens (Mémoires de nos pères, Lettres d’Iwo Jima). Scénario de J. Michael Straczynski (They marched into sunlight). Producteurs exécutifs : Tim Moore (Mémoires de nos pères, Lettres d’Iwo Jima) et Jim Whitaker (American Gangster, De l’ombre à la lumière).

L’Histoire

La chronique de L.A. est émaillée de faits divers à sensations, de crimes maquillés, de meurtres et d’histoires de corruption. Du procès de Roscoe «Fatty» Arbuckle pour le viol et l’assassinat de la starlette Virginia Rappe en 1921 à l’enlèvement de l’évangéliste Aimée Semple McPherson en 1926 et au meurtre du Dahlia Noir en 1947, des scandales ont terni durant des décennies l’image de L.A. et de ses dirigeants.

Le tournage

Eastwood, Imagine, Angelina Jolie : l’échange devient une réalité
Ce scénario choc, «basé sur des faits réels», retint l’attention de Brian Grazer et Ron Howard, deux producteurs qui excellent à porter à l’écran des histoires vécues, et qui ont remporté d’immenses succès critiques et populaires avec American Gangster, Un homme d’exception, De l’ombre à la lumière et Apollo 13.

Des flics, un prêtre, un tueur en série : le casting

Durant son odyssée, Christine eut à la fois des supporters et des détracteurs. Dans la première catégorie, les plus efficients furent le Révérend Gustav Briegleb, pasteur des églises presbytériennes St. Paul et Westlake de L.A., et l’avocat S.S. Hahn. Dans celle des détracteurs, se situe en premier lieu le capitaine de police Jones, qui fut durant sept ans un adversaire acharné de Christine. Le scénariste a conservé autant que possible les noms des protagonistes et a aussi amalgamé divers personnages et types représentatifs du L.A. de l’époque.

Décors et costumes : L.A. dans les années 1920

Réalisateur de plus d’une trentaine de films, Clint Eastwood est connu sur les plateaux pour sa rapidité et son efficience. Il réduit délibérément le temps de répétition pour préserver la spontanéité et l’authenticité du jeu et n’a pas pour habitude de multiplier les prises. Cette approche, qu’apprécient uniformément ses interprètes, découle de ses propres préférences d’acteur : «Tout ce que je fais en tant que réalisateur se base sur ce que j’apprécie en tant que comédien», explique-t-il. «On acquiert une certaine expérience au fil des ans, on découvre qu’il arrivera toujours sur le plateau des choses imprévues, bonnes ou mauvaises, auxquelles aucune préparation ne fera jamais obstacle. Chaque tournage reste une expérience passionnante où l’on tente de donner vie à ce qui n’est encore qu’un petit tas de pages imprimées.»
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 741 entrées
  • 1ère semaine IDF : 154 580 entrées
  • Cumul IDF : 437 693 entrées

  • 1ère semaine France : 452 651 entrées
  • Cumul France : 1 421 478 entrées