Notes de Prod. : L'Enquête corse

    en DVD le 06 Avril 2005

Trois question à JEAN RENO

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ce film ?

A la base, j'avais envie de retravailler avec Christian. Nous attendions la bonne occasion. C'est lui qui m'a parlé du projet. Je connaissais la B.D. et j'étais fan. Il m'a juste dit que le rôle d'Ange Leoni allait être retravaillé et c'est parti comme ça. J'étais à la fois heureux de reformer le couple et content d'aller tourner en Corse.

Vous ne connaissiez pas la Corse ?

Si bien sûr, comme tout le monde, mais pas aussi bien que maintenant. Au-delà d'un pays magnifique, j'ai découvert un esprit. Ils ont un vrai sens de la famille, un respect des liens. Ils ont aussi beaucoup de recul sur la vie, ce qui leur donne d'ailleurs cet humour exceptionnel et si particulier. Dans tout ce qu'ils disent, on retrouve ce mélange de valeurs, cette philosophie basée sur l'émotion.
Leur histoire et la géographie conditionnent cela. Tout est lié à la musique de l'île, à la montagne, à la mer également. L'ensemble impose un rythme sans excitation, sans frénésie, qui vous laisse le temps de vous retrouver en phase avec vous-même. J'ai beaucoup aimé cela. contradictions ; nous n’avons pas cherché à en faire un héros ou une caricature. Leoni n'est pas un personnage calculé, il s'est construit un peu par lui-même, sur ce que le rôle appelle et la vision de Christian.

Comment l'avez-vous appréhendé ?

Assez facilement, à l'instinct. Nous avons commencé par tourner les scènes sur le port de Bastia lorsque Leoni est en planque et provoque une panique. C'est le début du film.
Quand on est là-bas, il n'y a qu'à se laisser prendre par l'ambiance, par le climat. C'est sauvage, magnifique, et c'est aussi un des fiefs de l'indépendantisme ! Il suffit d'ouvrir les yeux et d'écouter.
L'idée de l'accent est venue bien avant. J'avais envie que Leoni ait vraiment quelque chose de l'île, mais je ne voulais pas que les Corses tombent de leur fauteuil en l'entendant. Alors comme lorsqu'on est gamin et que l'on passe ses vacances dans une région à accent, j'ai un peu traîné là-bas et je l'ai attrapé ! Sur place, au milieu des Corses, j'ai essayé de saisir leur musique, et puis je l'ai testée sur place. Un jour, l'un d'eux m'a dit : " J'aime bien, parce que vous êtes Corse. Même dans les silences "…

Trois questions à CHRISTIAN CLAVIER

Comment est né ce projet ?

Le producteur, Ilan Goldman, souhaitait depuis longtemps faire une comédie avec moi. Il y a environ deux ans, il m’a donné une B.D. Je l’ai lue dans un train et j'ai pleuré de rire ! Je lui ai dit qu'il fallait absolument en faire un film.