Au commencement
L’EXORCISTE, réalisé en 1973 par
William Friedkin, d’après le roman et le scénario de William Peter Blatty, décrivait avec un réalisme extrême la possession démoniaque d’une enfant de douze ans, Regan. La science s’avérant impuissante à la guérir, la mère de la fillette faisait appel à un exorciste, le Père Lankester Merrin.
L’EXORCISTE – AU COMMENCEMENT nous ramène vingt-cinq ans an arrière, aux années de jeunesse de Merrin, et aux tragiques événements qui lui inspirèrent sa vocation…
Renny Garlin, qu’on connaissait jusqu’alors pour des films d’action musclés et nerveux comme
Cliffhanger signe un nouveau chapitre de la légende :
« Je suis un inconditionnel du cinéma d’horreur. C’est avec lui que j’ai démarré, t c’est un genre que j’ai toujours admiré. Le premier EXORCISTE est à l’évidence l’un des titres les plus marquants du genre. C’est aussi l’un de mes films favoris, et je ne pouvais laisser passer cette occasion.
Dans ce prologue, j’ai fourni de nombreux indices éclairant des aspects quelque peu mystérieux de la jeunesse du père Merrin. A un moment, il est fait mention d’un exorcisme que Merrin avait pratiqué en Afrique vingt-cinq ans plus tôt. En répondant à ces questions, nous avons fait en sorte que l’EXORCISTE puisse apparaître comme une suite logique du COMMENCEMENT.
Max Von Sydow interprétait le Père Merrin dans l’original de 1973, et je pense qu’il y a une filiation naturelle entre ces deux grands comédiens. Tant par leur talent, leur origine suédoise que par leur appartenance physique. Stellan Skarsgard a donné à son rôle une intense vérité dramatique. Max jouait un home au terme de sa vie, dont rien ne permettait de deviner ce qu’il avait été dans sa jeunesse. Cela m’a laissé toute latitude pour aborder le rôle à ma façon ».
Le tournage
L’EXORCISTE – AU COMMENCEMENT a été entièrement réalisé dans les studios Cinecitta à Rome, où l’équipe déco recréa brillamment les paysages d’Afrique, des Pays-Bas et du Caire.
Le chef décorateur Sefan Ortolani et ses collaborateurs firent des recherches minutieuses en vue de la construction de l’église byzantine et de sa crypte. Une grande structure d’acier fut érigée pour soutenir le dôme, et des plates-formes installées à l’usage d’éclairagistes et de leur équipement. Les mosaïques représentant la chute de Lucifer furent réalisées à partir de moulages incolores d’une mosaïque de Romaine, qui furent ensuite peints par un artiste britannique. Un immense canyon en fibre de verre fut également construit sur un terrain de Cinecitta. Mesurant 80 x 60 mètres, il possédait une base de hauteur variable, et pouvait être habillé en fonction des divers contexte.
Le visage du Mal
L’équipe du superviseur des maquillages spéciaux, Gary Tunnicliffe, fut chargée de concevoir les maquillages spéciaux et de fabriquer plusieurs accessoires mécanisés complexes, ainsi que diverses créatures animales menaçantes. Un travail intense fut requis, de la sculpture à la peinture, en passant par le moulage et la fabrication. L’aspect le plus important de cette création avait trait à l’expression physqieu de la possession démoniaque. L’équipe maquillage spéciaux collabora avec le département info graphique à la réalisation de ces délicates séquences. Les plans d’ensemble furent d’abord réalisés avec de vraies hyènes, et les plans rapprochés à l’aide de trois marionnettes : la première, équipée de dents inoffensives pouvant mordre sans danger un acteur au bras ; la seconde équipée de dents acérées pouvant arracher de lambeaux de peau ; la troisième, totalement mécanisée, pouvant faire tourner la tête, montrer ses crocs etc.
Le résultat final est terrifiant car étroitement inspiré de la réalité.