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Notes de Prod. : L'Homme qui rit

    en DVD le 30 Mai 2013

Notes de Tournage...


L'œuvre de s'imprimera une nouvelle fois au cinéma, sous l'impulsion de . D'après Cineuropa.org, le cinéaste derrière Les Émotifs Anonymes réunira , , et dans un film tiré de L'Homme Qui Rit.


Paru en 1869 et déjà adapté quatre fois sur grand écran, le roman se veut une charge contre l'aristocratie à travers le destin d'un jeune homme appelé Gwynpaine. Retrouvé mutilé par des brigands, la bouche désormais fendue d'un sourire figé, le personnage vit de spectacles de rue avant de se découvrir aristocrate. Sa volonté de s'imposer comme la parole des pauvres faces à ses nouveaux pairs ne provoque malheureusement que railleries dus à son physique.


La singularité physique dépeinte dans L'Homme Qui Rit a inspiré d'autres auteurs comme James Ellroy pour son roman Le Dahlia Noir et surtout le dessinateur Bob Kane pour imaginer le Joker, fervent opposant de Batman. EuropaCorp, la société de Luc Besson, produit le film présenté aux professionnels du 7e Art lors du Marché américain du film (AFM).

Hollywood prépare aussi une adaptation d'un roman de , Les Misérables. Auréolé du succès de Le Discours D'Un Roi, Tom Hooper dirigera sa version de l'œuvre, sous la forme d'un drame musical emmené par Hugh Jackman, Russell Crowe et Anne Hathaway.

Du livre à l’écran, la réalisation d’un rêve d’enfant

En novembre 1971 était diffusé à la télévision française un feuilleton, en trois épisodes, tiré du célèbre roman de L’Homme qui rit. parmi les nombreux téléspectateurs captivés par cette adaptation de Jean Kerchbron se trouvait un petit garçon de dix ans. Et pas n’importe quel petit garçon, puisqu’il deviendrait plus tard réalisateur à son tour : Jean-pierre Améris.

Le grand homme derrière L’Homme qui rit

a écrit L’Homme qui rit entre 1866 et 1869, durant son exil politique dans les i'îles anglo-normandes. Le roman a déjà été porté à l’écran à trois reprises, mais l’adaptation la plus mémorable reste sans conteste l’époustouflante version muette de Paul Leni, en 1928, avec Conrad Veidt.

Une galerie de personnages écorchés

L’Homme qui rit est le douzième film de Jean-pierre Améris. tous ont en commun de mettre en lumière des exclus ou des « éclopés ». « Je m’identifie à eux », dit-il. « Je fais toujours des films sur les gens que l’on met de côté, pour les placer au centre de l’écran. c’est le sens que ça a, pour moi, de faire du cinéma ». Gwynplaine ne fait pas exception à cette règle.

Des résonances actuelles

« Le génie d’un écrivain comme , c’est qu’il est absolument intemporel », observe Améris. « Je voulais dégager cette histoire de son cadre historique pour qu’on ne se dise pas, « ah, c’est une histoire du XVIIe siècle, en Angleterre ». Non, cça parle absolument du présent, de l’éternité de l’être humain, qui est fragile, idéaliste, peut se laisser corrompre – pur et impur ».

Un univers créé de toutes pièces

« Pour faire un film, il faut avoir des partis pris forts », insiste Améris. « après le succès des Émotifs Anonymes, tout le monde me disait « mais, refais une comédie ». et moi, j’arrive avec L’homme Qui Rit, qui se termine par un double suicide ! Donc, il faut avoir un désir très fort, une nécessité de faire les choses. et aussi des partis pris ».

L’Amour avec un grand A

Selon Jean-Pierre Améris, « l’histoire entre Gwynplaine et Déa, c’est l’amour absolu ». Ce qui débute comme un amour fraternel se change peu à peu en un amour romantique. « Elle a du désir pour lui, il a du désir pour elle. mais pour Gwynplaine, il y a une espèce d’impossible. Il pense « elle est aveugle, si elle me voyait, elle me trouverait repoussant et elle ne pourrait pas m’aimer ». Il n’arrive pas à dépasser ça. c’est ce qui est la cause de tous leurs problèmes ». alors, Gwynplaine s’autorise des distractions avec la duchesse, qui ne s’intéresse à lui que sur un plan purement charnel. cela plonge Gwynplaine dans un état de confusion émotionnelle et sexuelle. Quand elle en a fini de lui, il se lance dans le monde de la politique, où il se fait à nouveau rejeter, par le parlement cette fois. Finalement, une fois qu’il a tout perdu, Gwynplaine revient à la raison. Il repart sur le champ de foire pour découvrir que ses actes ont brisé le cœur de Déa et qu’ils l’ont conduite à prendre de l’arsenic. tous deux sont réunis l’espace d’un court instant – juste assez long pour qu’ils puissent se déclarer l’un à l’autre leur flamme éternelle. au moment où Déa perd connaissance, Gwynplaine la rejoint dans la mort en sautant dans le fleuve.