Sur le tournage de L'ImmortelLe 13 Décembre 2007 - Richard Berry va immortaliser Jean Reno
Richard Berry, qui devait adapter La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel, change finalement de projet, puisque c’est L’immortel de Franz-Olivier Giesbert, premier roman de l’auteur sorti l’an dernier, qu’il mettra en scène.
Produit par EuropaCorp, avec un budget de près de 22 millions d’euros, ce biopic romancé retracera la guerre des gangs que se livra la mafia marseillaise à la fin des années 70.
Jean Reno devrait jouer le rôle de Charly Garlaban, membre de la pègre de la cité phocéenne, transpercé de 22 balles, laissé pour mort, et revenu pour se venger.
Après Le Dernier Gang d’Ariel Zeitoun et L'Ennemi Public N°1 de Jean-François Richet qui relatera la vie de Jacques Mesrine, les gangsters au cinéma ont de beaux jours devant eux.
Aucune date de tournage n’est prévue pour le moment, mais l’on peut, pour patienter, retrouver Richard Berry acteur, à l’affiche en ce moment aux côtés de Gad Elmaleh dans Comme Ton Père de Marco Carmel. L'immortel : entretien avec Richard BerryQu’est ce qui vous a donné envie d’adapter le livre de Franz Olivier Giesbert ?
De la même façon que le rire est un vecteur extraordinaire pour dire des choses, le polar peut aussi faire réfléchir et penser. Or dans l’histoire de cet homme présenté comme un parrain de la Mafia marseillaise qui avait été laissé pour mort en 1977 dans un parking de Cassis mais qui en a réchappé et y a gagné son surnom d’immortel, j’ai vu à la fois une aventure extraordinaire et un sujet fort. Passer de l’état de mafieux à celui d’immortel - le surnom des Académiciens - ce n’est quand même pas rien ! J’ai placé cette histoire au-delà de l’anecdote. Cela pouvait me permettre une fois de plus de parler de l’identité, thème central commun de la plupart de mes films. On ne peut jamais se départir de sa culture, de ses origines, de son histoire… L’immortel : entretien avec Jean RenoQu'est-ce qui vous a intéressé dans le personnage de Charly Mattéi ?
Son parcours de rédemption, tel que l'a écrit Richard Berry. Il est toujours difficile d'échapper à son environnement, de s'extraire de son passé. Le prix à payer peut être très cher. Il faut un certain temps, de toute façon, pour comprendre son propre parcours. Charly Matteï choisit l'être plutôt que le paraitre. Son bateau, sa femme, son fils. Alors qu'il aurait pu opter pour le clinquant, les montagnes de cocaïne, les clichés. Cet homme revient à l'essentiel. Et après l’attentat qui a failli lui couter la vie, il protège sa famille. L’immortel : entretien avec Kad MeradKad Merad dans un polar, c'est inattendu. Etes-vous un fan du genre, est- ce la raison pour laquelle vous avez accepté ce rôle ?
Surtout parce que c'était nouveau, donc tentant, voire amusant. Nous les acteurs, on est quand même tous des joueurs, des enfants ! Même si je n'étais pas sûr, au fond, d'être capable de le faire... C'est d'ailleurs ce que j'ai dit à Richard Berry, quand il m'a proposé ce rôle. Parce que, sinon, le polar, ce n'est pas forcément un genre sur lequel je me jette tout de suite. En même temps, Les Affranchis, Scarface, L'Impasse de De Palma, tous ces films avec de gros bandits, de grands voyous, c'est fascinant ! Ce sont des gens extrêmement cruels, des hors la loi en permanence aussi et, par ailleurs, on ne les reconnait pas. Là, aujourd'hui, peut-être que j'en fréquente sans le savoir... Qui sait ? La seule chose, c'est que si vous vous retrouvez à un diner avec l'un d'entre eux, il aura probablement un truc différent dans le regard... L’immortel : entretien avec Marina FoisC'est votre première incursion dans un film de genre. Est-ce le fait de jouer un "flic" dans un film noir, qui vous a tout simplement tentée au départ ?
Oui, c'est vrai, autant avoir un rôle de genre ! En fait, j'avais déjà joué un personnage de flic, dans le long métrage d'Ilan Duran Cohen, Le Plaisir De Chanter, mais c'était plus de l'espionnage, ça se passait dans les hautes sphères. Là, ce qui m'intéressait, le défi, c'était de trouver ma façon de dire "vous êtes en état d'arrestation", alors qu'on l'a entendu mille fois. En somme, de ne pas être dans la musique du téléfilm immédiatement. Parce que ce sont des codes que l'on a tellement intégrés... Il y a forcément des prises où j'ai joué cette musique-là d'ailleurs... L’immortel : entretien avec Jean-Pierre DarroussinDarroussin, dans un film noir à Marseille : serait-ce une estampille ?
Mais je ne veux pas être estampillé ! Je n'ai pas vocation à n'être pris que dans un seul genre, dans un seul style ! Ce qui m'a intéressé, au départ dans L’immortel, c'est de travailler avec Richard Berry. Je le connais bien, c'est un camarade. J'avais déjà un petit rôle dans son premier film. Là, il me proposait un chouette personnage, un peu décalé, avec des trucs intéressants à jouer. Et puis je n'ai pas fait beaucoup de films d'action ! |
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