Notes de Prod. : L'Investigateur

    en DVD le 23 Février 2010

Les critiques

Gigor est un fanatique avoué des romans de Lawrence Block et du A tombeau ouvert de Martin Scorsese. La surabondance des événements de l’intrigue suggère qu’il est un scénariste sublimant un exercice de style qui lui est propre.

Eddie Cockrell Variety


Ce petit thriller insolite rappelle la série des Ripley de Patricia Highsmith, où la moralité pervertie de la fin exige que le lecteur se range aux côtés du traître. Ici, un pathologiste revêche (Anger) accepte le rôle d’un tueur à gage pour découvrir en fin de comptes qu’il est le pigeon et que maintenant il lui faut tenter de sauver sa peau. Aussi macabre qu’un film devrait l’être quand son personnage principal est médecin légiste, L’investigateur prend son temps pour ajouter un élément de mystère et se révèle ne pas être une ballade aussi lisse que ne le suggère au démarrage sa réali- sation pince-sans-rire et son montage rythmique. (...)L’Investigateur a un véritable potentiel pour une distribution plus large et semble mûr pour un remake à Hollywood.

Tibor Malkav (Anger) est un solitaire costaud de 37 ans travaillant comme médecin légiste. il vit seul, et est peut-être puceau - mais s’il ne l’est pas, son intéret pour le sexe de quelque sorte que ce soit est négligeable. C’est un homme étrange qui parle peu, découpe des cadavres toute la journée, et à l’exception d’un tic facial léger mais visible, conserve un visage vide, sans expression en toutes circonstances.

Sauf toutefois, lorsqu’il s’agit de la mort lente de sa mère qui s’éteint d’un cancer de la moelle épinière. Un traitement en Suède pourrait la soulager, mais c’est beau- coup trop cher pour lui. Arrive à point un étranger borgne appelé Cyclope qui offre à Tibor une fortune pour tuer un homme.

Ce n’est pas un problème insurmontable pour un médecin légiste, mais malheureusement, la mère de Tibor meurt avant qu’il ne puisse utiliser l’argent, et il reçoit au courrier une lettre justement de l’homme qu’il a assasiné suggérant qu’ils pourraient être demi-frères. Quand la police frappe à sa porte, Tibor n’a pas d’autres choix que de faire une enquête pour tenter de sauver sa propre peau...

Le film de Gigor, réalisé dans la froideur, d’un rythme agréable, tourne entièrement autour de ce personnage taciturne dont le tic est le seul signe d’une vie intérieure. Intelligemment joué dans la retenue par Anger, qui méritait plus que largement le prix d’interprétation à Budapest, il assure la cohésion d’une intrigue cahotique même lorsque l’issue est évidente.

En fin de compte, Tibor a des vues sur la sympathie du public - en opposant la mémoire du crime qu’il a commis aux traîtres responsables de l’avoir engagé pour le faire. Le succès du projet dépend du fait qu’il réussisse ou non.

Dan Fainaru Screendaily

Propos d’Attila Gigor

J’adore les chats et pourtant, je n’en ai pas chez moi. Je hais l’idée que je vais mourir, pourtant, je n’y couperai pas. Avec L’Investigateur, j’aimerais amener les gens à penser à la mort et aux relations humaines, et à se dire qu’il y a tant de choses à faire avant de partir. S’ils n’y tiennent pas, je veux simplement qu’ils s’amusent.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 59 entrées
  • 1er jour IDF : 268 entrées
  • 1ère semaine IDF : 2 541 entrées
  • Cumul IDF : 3 291 entrées

  • 1ère semaine France : 2 948 entrées
  • Cumul France : 2 948 entrées