C’est une saga, une plongée au cœur de trois destins, portée par un casting d’exception et mise en images par un homme qui a toujours su toucher ce qu’il y a de plus humain dans l’action.
L’élite de Brooklyn nous entraîne dans la vie de trois flics qui se croisent dans l’un des quartiers les plus dangereux de New York, trois hommes qui affrontent la violence et la corruption, chacun essayant de dominer ses démons… Ce thriller noir est le premier scénario de Michael Martin, ancien employé du métro. Celui-ci confie que le film est né « presque par hasard ».
Travaillant autrefois pour la Metropolitan Transportation Authority comme agent de signalisation, Michael Martin est devenu scénariste après avoir été blessé dans un accident de voiture en 2005. Durant sa convalescence, il chercha un moyen de gagner de l’argent pour remplacer sa voiture détruite. En surfant sur Internet, il tomba par hasard sur un concours de scénarios dont le premier prix était de 10 000 dollars. Il avait autrefois suivi les cours du Film Department du
Brooklyn College, mais sans terminer son cursus. Il se mit à écrire une histoire qui devint celle de
L’élite de Brooklyn.
Michael Martin se souvient : « J’avais tout ce temps libre devant moi et je pensais que c’était la meilleure façon de me payer une voiture. J’ai donc commencé à écrire. J’ai terminé le dernier jour des inscriptions, j’ai sauté dans le métro et je suis allé leur donner mon scénario. » L’histoire est en partie inspirée de celle d’un ancien colocataire du scénariste, un policier qui s’est retrouvé dans une situation similaire à celle du personnage de
Don Cheadle dans le film.
Un mois après son inscription au concours, Michael Martin apprenait par téléphone qu’il avait été finaliste, mais qu’il n’avait pas gagné. Il rencontra ensuite plusieurs juges du concours, dont un producteur qui lui suggéra de prendre un agent et d’envoyer son histoire à différents studios. Michael Martin raconte : « A ce moment-là, la seule chose qui m’obsédait était de ne pas avoir gagné l’argent qui devait me permettre de remplacer ma voiture.
Je ne pensais pas que ça marcherait mais j’ai quand même envoyé mon script à des studios, et j’ai gardé mon boulot. » Peu de temps après, le scénario atterrit chez Warner Bros où il attira l’attention de Mary Viola, qui cherchait de jeunes auteurs pour un projet en cours de développement. En haut de la pile de scénarios qu’elle devait lire se trouvait celui de Michael Martin. Etant new-yorkaise, le titre éveilla sa curiosité et ce fut le premier qu’elle lut. L’histoire lui plut immédiatement et elle demanda à son collègue
Basil Iwanyk de lancer la production.
Basil Iwanyk avait travaillé comme exécutif avec
Antoine Fuqua sur
Training Day, qui avait valu l’Oscar du meilleur acteur à Denzel Washington, et pensait qu’il était le réalisateur idéal pour
L’élite de Brooklyn. Fuqua fut séduit par le scénario et donna son accord.
Antoine Fuqua se souvient : « J’ai beaucoup aimé l’histoire et j’ai trouvé que Michael Martin apportait quelque chose de neuf au genre. Il a trouvé une façon unique de raconter un drame policier.
Ce n’est pas tant l’histoire de policierscorrompus que celle de trois hommes aux destins tragiques. Ils ont tous des problèmes personnels qu’ils s’efforcent de résoudre, et l’histoire parle plus de leur état émotionnel et psychologique que des difficultés qu’ils rencontrent dans leur travail. J’ai aussi beaucoup aimé que cette histoire dépeigne exactement ce qui se passe aujourd’hui à New York. De nombreux policiers se suicident pendant leur service, et je trouve cela très inquiétant. Cela signifie que quelque chose ne va pas sur le plan émotionnel et humain, et il est important d’en parler et de faire un film sur ce problème. » Il ajoute : « J’ai voulu plonger les spectateurs au cœur même de la rue, et faire un film aussi dur et poignant que possible. »
Michael Martin se souvient : « Tout s’est accéléré avec l’arrivée d’Antoine. Il m’a tout de suite téléphoné pour voir avec qui il allait travailler. Nous avons parlé de l’histoire et d’idées de casting. Il avait déjà une vision très claire du film. » En même temps, Millennium Films et
John Langley Films rejoignaient le projet. Le producteur exécutif
John Thompson se souvient : « Nous avons pris cette décision en 24 heures. Le projet nous a tout de suite tentés et nous nous sommes lancés. »