Notes de Prod. : La Commune

Un nouvel imaginaire autour de la cité

Première série produite par Tetra media depuis que la société est dirigée par Jean-françois Boyer, La Commune est le fruit d’une rencontre entre l’univers d’un scénariste, Abdel Raouf Dafri, la vision d’un réalisateur, Philippe Triboit, et l’ambition que nous partageons avec CANAL+ : créer une série française différente qui entraîne les téléspectateurs vers de nouveaux territoires de fiction.

Ainsi, bien qu’ancrée dans les lignes de fracture de notre société et prenant pour point de départ la question posée par le devenir des banlieues, La Commune est avant tout un western sombre et hypnotique. A travers le duel fratricide entre Amadi, le leader religieux, et Daoud, le caïd de la drogue, La Commune invente un nouvel imaginaire autour de la cité.

Autour de Daoud et Amadi, d’autres forces oeuvrent dans l’ombre pour le contrôle de cette cité : Jean-Bernard Pietta, le maire démiurge, Anita Rossi, la mère des opprimés, Yazid Fikry, l’avenir de la jeunesse... Tous s’affrontent et se débattent au sein de La Commune, pour sauver leur idéal, leur territoire... ou leur peau. Mais le personnage principal de la série reste La Commune elle-même. Rongée par la violence et le désespoir qui suintent le long de ses murs, menacée de destruction, cette cité fictive devient une ville fantasmatique, à la fois tour de Babel et prison à ciel ouvert. Située au milieu des champs et de nulle part, la cité se transforme alors en scène de théâtre où se déroule une tragédie universelle.

Bienvenue à LA COMMUNE...

Emmanuel Daucé
Producteur délégué Tetra media

Liste des episodes

- Episode 1 : Visite guidée
- Episode 2 : Chacun pour soi
- Episode 3 : Héridités
- Episode 4 : Addictions
- Episode 5 : Compassion
- Episode 6 : Ainsi parlait Sun Tzu
- Episode 7 : Ali power to the people ?
- Episode 8 : Au nom du Père

Un western violent et mélancolique

La Communen’est pas une série réaliste sur la banlieue. C’est un western violent et mélancolique où les immeubles et les parkings tiennent lieu de territoire. Les personnages se dissimulent dans l’obscurité des caves, font leur “bizness“ entre deux voitures, mais les tours et les blousons sont le décor et les costumes d’une scène beaucoup plus vaste où se rejoue l’éternelle rivalité des hommes.

S'interroger sur la société française

Je suis né à Marseille et j’ai passé une partie de ma petite enfance dans les quartiers du cours Belsunce, avant de partir vivre à Lille dans les quartiers de Lille-Sud où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 38 ans. La Commune c’est d’abord une grande partie de ma vie.

Evidemment la Commune n’est pas la banlieue

Cette cité qu’on va détruire n’est qu’une projection mentale destinée à mieux observer les comportements d’un groupe humain à la dérive. Calcul, violence, convoitise, trahison, pouvoir, vengeance mais aussi mémoire du passé et crainte de l’avenir...