Comment vous est venue l'idée de La Doublure ?
Pour La Doublure, c'est plus mystérieux. J'ai essayé d'imaginer ce que ça pouvait donner quand un milliardaire marié à une femme dangereuse, puisqu'elle détient une grande partie des parts de son affaire, se retrouve en photo avec sa maîtresse, un top model, dans un magazine people (..) Je ne sais pas trop comment ça s'est crée dans maa tête, mais petit à petit la situation a commencé à grandir et puis un jour je me suis dit : « Ca a peut-être les jambes pour faire un film. » (..) Quand vous avec une idée, un concept ou les prémices d'un film, vous n'êtes jamais sûr qu'il tienne la longueur. (..) Et après, vous commencez à emmerder votre famille, vos copains, vous leur dites : « C'est un type qui.. ». Et vous voyez dans leurs yeux, dans leur intérêt si le sujet peut tenir.
Comment est né François Pignon ?
Il est né du personnage de
Jacques Brel dans
L'Emmerdeur, puis il est devenu d'un film à l'autre une sorte de personnage fétiche, de porte-bonheur. Quand je sais, avant de commencer un scénario, que j'ai mon Pigon qui m'attend, j'aborde l'écriture avec moins d'anxiété.
Daniel Auteuil dit qu'il sort exténué du rôle de Pignon. Comment s'en est tiré Gad Elmaleh?
Gad est un très bon Pignon. (..) Il a été obligé de gommer le
Gad Elmaleh de la scène pour entrer dans cette nouvelle peau et ce n'est pas facile, parce ce que ce n'est pas Pignon qui fait les effets, ce sont les autres. Pignon est comme ces boxeurs qui luttent en contre. A la fin du combat, il gagne, mais il a pris beaucoup de coups.
Dany Boon est un autre nouveau venu dans votre univers..
Dany Boon est un très grand acteur. Tous les acteurs de la Doublure m'ont donné satisfaction, mais j'ai été plus surpris - Parce que je ne le connaissais quasiment pas - par
Dany Boon. C'est ma directrice de casting, François Menidrey, qui (..) m'a dit « C'est notre futur
Bourvil ».
Qu'est ce que ça vous apporte de faire rire les gens ?
Une satisfaction formidable. Un jour, quelqu'un m'a dit : « Quand je regarde le 'Dîner de Cons', je me sens mieux ; tu devais être remboursé par la Sécurité Sociale. » C'est le plus beau compliment qu'on m'ait fait. (..) Je ne sais pas si Dieu m'a donné le Don d'amuser, mais si c'est le cas, je ne saurais jamais assez le remercier.