Notes de Prod. : La Faille

    en DVD le 24 Janvier 2008

L'Affaire Ted Crawford

Le producteur Charles Weinstock explique :
«L’écriture d’un thriller n’est jamais chose facile, et La Faille n’a pas fait exception à la règle. Le thriller est un genre difficile car sa chute doit surpasser tout ce qui s’est déroulé dans le film. Si en plus, il commence comme le nôtre d’une façon inhabituelle, cela peut devenir un vrai casse-tête.
Nous ne voulions pas d’un simple film d’action. Nous souhaitions que l’histoire puise sa force dans le comportement et le caractère de ses personnages.»

Charles Weinstock a commencé à développer le projet alors qu’il travaillait avec Liz Glotzer, la directrice du département production de Castle Rock Entertainment. Il se souvient : «Depuis des années, je voulais travailler avec le scénariste Daniel Pyne. Quand nous nous sommes rencontrés, il m’a confié qu’il avait en tête un début d’histoire sur un jeune avocat ambitieux qui joue toute sa carrière sur une affaire.»

Charles Weinstock a développé l’histoire durant six ans. C’est avec l’arrivée du scénariste Glenn Gers, du réalisateur Gregory Hoblit et de New Line Cinema que le projet a pris toute son ampleur.

Glenn Gers raconte : «L’idée d’un thriller autour d’un procès où les vrais conflits se déroulent à l’extérieur du tribunal m’a beaucoup attiré. Le plus difficile pour moi a été de rendre un peu moins parfait le crime de Crawford, car Dan Pyne l’avait rendu vraiment irréprochable. Ce qui m’a définitivement donné envie de travailler sur ce film, c’est le triangle liant Crawford, Jennifer et Nunally, le crime et tous les éléments qui se mettent en place au début de l’histoire.»

Glenn Gers ajoute : «Quand j’ai commencé à travailler sur le projet, j’ai bénéficié de l’aide et des conseils de ma sœur, qui est procureur. Grâce à elle, j’ai beaucoup appris sur le système et la procédure juridique. Un an après, elle est entrée dans une firme privée qui défend les entreprises, un peu comme dans le film. Pour un juriste, c’est une transition difficile qui peut représenter un vrai dilemme moral. C’est ce que l’on retrouve chez Willy Beachum. C’est un personnage complètement obsédé par son ambition, sa volonté d’entrer dans un grand cabinet privé. Crawford utilise d’ailleurs cette faiblesse pour le manipuler et le prendre au piège.»

Comme à son habitude, le réalisateur Gregory Hoblit a demandé à ses scénaristes d’être présents sur le tournage avec toute l’équipe. Il explique : «Le scénario constitue la colonne vertébrale d’un film, il doit bouger avec lui sans jamais être figé. Lorsque de bons acteurs s’en emparent, il entame sa propre vie. Si un scénario est bien fait, vous lui restez très fidèle pendant le tournage, vous respectez étroitement ses intentions. Mais le scénario est aussi un immense puzzle car il contient les émotions et les vies des personnages.
Vous devez donc être prudent et veiller à toujours donner une marge de liberté aux acteurs. Glenn Gers a très bien compris ce besoin.

Une scène peut évoluer lorsqu’on laisse la possibilité de s’exprimer à ceux qui la jouent.» Gregory Hoblit a lu plus d’une centaine de scénarios avant d’accepter de réaliser La Faille. Il se souvient : «J’ai aimé les surprises, tout ce que l’on ne voit pas venir. J’ai su que cela allait être intéressant et je savais comment j’allais le faire.

«Dès la première lecture du scénario, l’histoire et les personnages m’ont beaucoup frappé. Il y a cette scène intense où Crawford et Willy se rencontrent pour la première fois. Crawford avoue avoir tué sa femme et Willy prend conscience de l’enjeu de cette affaire pour sa carrière. Quand j’ai lu cette scène, je n’avais plus qu’une envie : la tourner. Tout ce qui suit découle de cette confrontation. Filmer cette scène a été un des jours les plus excitants de mes 25 ans de carrière.»

Les Acteurs du Procès

Anthony Hopkins dans le rôle de Ted Crawford

Anthony Hopkins interprète Ted Crawford, un ingénieur en aéronautique spécialisé dans l’étude des facteurs d’usure provoquant des dysfonctionnements et l’analyse des crashs d’avions.

Passionné par son métier, il est fier de pouvoir détecter toutes les failles d’un système, qu’il soit mécanique ou humain... Anthony Hopkins a tout de suite accepté de jouer ce rôle. Il se souvient : «C’est un scénario intelligent, sophistiqué et bien écrit. De nos jours, c’est assez rare. J’ai eu beaucoup de chance que l’on me demande d’y participer.»

Un film noir au rythme d'aujourd'hui

Gregory Hoblit raconte : «Pour La Faille, j’ai voulu un rythme et un ton plus audacieux. L’idée de faire un film noir moderne est venue en développant le scénario. Bien que le style soit devenu plus sombre et mystérieux, je ne voulais pas non plus d’une atmosphère trop “film noir”. J’étais plus intéressé par une certaine élégance, des reflets de lumières et une palette de couleurs bien spécifique.

Le tournage

Afin de permettre au public de s’identifier plus facilement aux personnages, Gregory Hoblit aime donner l’impression que ses films peuvent se dérouler n’importe où. Avec l’aide du chef décorateur Paul Eads et des régisseurs d’extérieurs Richard Davis et Mike Fantasia, Gregory Hoblit a évité tous les indices qui auraient pu permettre une localisation précise de l’action.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 138 205 entrées
  • Cumul IDF : 405 941 entrées

  • 1ère semaine France : 327 920 entrées
  • Cumul France : 1 106 214 entrées