Le décor principal de
La Forêt contre-attaque est la demeure des Sanders, une maison énorme qui est le point de départ du développement de Rocky Springs. Le lieu devait présenter certaines spécificités qui se sont révélées difficile à trouver dans un seul et même endroit.
Ira Shuman raconte : “L’action se déroule en pleine forêt au bout d’un chemin sur lequel se trouve une maison isolée. Et cette forêt devait être une très vieille forêt, un endroit où les animaux vivent depuis très longtemps.”
Le chef décorateur
Stephen Lineweaver a beaucoup cherché pour trouver l’endroit parfait. Il raconte : “Pour cette histoire, nous avions besoin d’une maison complètement terminée et entourée de gazon, comme une maison témoin, construite au bout d’une route en cul-de-sac au beau milieu des bois. Quand nous avons commencé à chercher, nous ne nous attendions pas à trouver une maison construite au bout d’une route dans le cadre d’un projet immobilier stoppé pendant plusieurs mois, que nous pourrions utiliser pour le film. Nous pensions que nous allions devoir construire la façade d’une maison dans une forêt et que nous allions utiliser les intérieurs d’une vraie maison située autre part.”
Il ajoute : “Après avoir examiné des centaines de projets immobiliers, nous en avons trouvé un à Topsfield, dans le Massachusetts, qui avait une maison presque terminée. Elle faisait 600 mètres carrés, ce qui la rendait très pratique pour le tournage, et il n’y avait pas d’autres maisons autour.”
Roger Kumble observe : “C’était parfait. La maison donnait l’impression d’avoir été construite au beau milieu des arbres, comme nous le voulions, et puisqu’elle était seulement à trente kilomètres au nord de Boston, nous avons pu loger facilement tous les acteurs et notre équipe.”
Stephen Lineweaver note : “C’était le lieu idéal. Nous avons juste dû terminer l’intérieur. Comme c’est une maison témoin, tout était aménagé comme si personne n’y vivait vraiment, ce qui est assez amusant puisque la famille Sanders vit réellement dans cette maison. Nous avons aussi construit deux fausses maisons à proximité qui avaient l’air d’être encore en construction.”
Stephen Lineweaver a également été chargé de construire les astucieux engins que les animaux fabriquent pour tourmenter Dan et les autres humains. Il explique : “Les animaux ont conçu une sorte de mécanisme à la Rube Goldberg, qui semble sortir d’un dessin animé et qu’ils utilisent depuis des siècles pour chasser les intrus qui les menacent. Nous avons donc imaginé et assemblé un mécanisme qui ressemblait à ce jeu pour les enfants, Attrap’ Souris, avec des éléments que nous avons trouvés dans la nature. Quand on y met un gland, cela déclenche une série de réactions qui se terminent par un rocher de presque deux mètres qui heurte une voiture sur la route.”
Stephen Lineweaver a aussi travaillé avec la chef costumière
Alexandra Welker pour développer les deux palettes du film : une gamme de couleurs froides et urbaines pour la famille Sanders, et une gamme de couleurs plus chaudes pour l’environnement naturel.
Alexandra Welker raconte : “C’est l’histoire de citadins qui emménagent en pleine nature. Avec Stephen, nous avons beaucoup discuté de la façon dont nous pouvions montrer que Dan et sa famille ne sont pas originaires de cet endroit. Les Sanders ont tendance à porter des couleurs sombres ou plus froides comme des bleus, des gris, des mauves et des lavandes qui contrastent avec les teintes naturelles du monde qui les entoure.”
Une couleur en particulier s’est révélée délicate à utiliser pour la chef costumière. Elle explique : “Parfois il nous arrivait de travailler avec un écran vert, il fallait donc éviter d’habiller les acteurs avec cette couleur parce que tout ce qui était vert disparaissait à l’écran.”
Sa tâche principale a été de gérer l’énorme quantité de costumes nécessaires pour le film. Elle raconte : “Quand j’ai lu le scénario pour la première fois, deux choses m’ont tout de suite frappée en tant que costumière : la boue et les fientes d’oiseau. Ce n’est pas un film qui demande des costumes très élaborés pour un casting énorme, mais il y a beaucoup de scènes dans lesquelles le personnage de Brendan subit diverses humiliations qui consistent pour la plupart à le recouvrir de substances dégoûtantes. Nous avions donc besoin de plusieurs exemplaires de chaque costume de façon à ce qu’il ait des habits propres à chaque prise. Cela nous a obligé à anticiper le nombre de fois où le réalisateur allait vouloir tourner un gag. La règle générale était six exemplaires de chaque costume à chaque fois qu’il y avait de la boue ou des substances plus répugnantes encore, et mon équipe sur le plateau avait tout un tas d’astuces et le matériel nécessaire pour nettoyer les taches et les sécher rapidement.”
La partie la plus agréable de son travail a été d’habiller le premier rôle féminin du film. Elle note : “
Brooke Shields est une icône de la mode depuis son plus jeune âge et elle porte tout merveilleusement bien. C’est très agréable de travailler avec elle parce qu’elle pense d’abord à son personnage, même si le style est important pour elle. Nous avons donc beaucoup parlé du personnage qu’elle interprète. Tammy Sanders enseigne dans une école, mais c’est aussi une femme très sophistiquée qui vient de Chicago. Cela a été un véritable plaisir de l’habiller.”
Un tournage vert
En accord avec le message écologique du film, la production a engagé les services d’une société à but non lucratif, Film and Entertainment Recycling Initiative (FaERI), pour coordonner le recyclage des divers matériaux utilisés et jetés durant le tournage.
Selon les propres mots de sa fondatrice, Jodi Baldwin, la mission de FaERI est “de rendre l’industrie cinématographique plus respectueuse de l’environnement en pratiquant le recyclage sur les plateaux et dans tous les bureaux de cinéma ou de télévision d’Amérique du Nord.”
FaERI a développé une méthode efficace et bon marché pour réaliser cet objectif. Chaque production a sur le plateau un responsable du recyclage qui contacte les organisations locales, les oeuvres de charité et les écoles pour donner l’excédent de matériaux de construction, la nourriture, les meubles, les vêtements et d’autres objets qui peuvent être réutilisés. FaERI projette aussi d’incorporer un programme de compostage des restes de repas des services restauration et même de prévenir le besoin de recycler en prenant des mesures préventives dans le choix des produits utilisés.