Notes de Prod. : La Légende de Beowulf

    en DVD le 28 Mai 2008

Du 2D au 3D

Bien que le numérique joue un rôle majeur dans la fabrication de La LÉgende De Beowulf, Zemeckis note que sa structure et son esthétique sont largement informées par les techniques du cinéma traditionnel.

Robert Zemeckis :
"Les mouvements de caméra ne diffèrent en rien de ceux d'un film normal en deux dimensions. C'est d'ailleurs le cadreur de Robert Presley (le chef opérateur) qui en assurait les répétitions à la main. Lorsque le mouvement était au point, c'est encore lui qui pilotait la caméra numérique via l'ordinateur.
"Dans nombre de dessins animés actuels, la caméra colle au moindre mouvement du personnage. D'un clic, elle est tout de suite présente ! Or, dans un film en prises de vues réelles, la caméra suit le personnage avec un petit temps de retard. Ce décalage procure un sentiment de confort au spectateur, il le place à son insu en position de voyeur au lieu de le soumettre à un épuisant bombardement d'informations visuelles. Si nous avions fait entièrement le film à l'ordinateur, nous n'aurions pas obtenu ce décalage, cette petite imperfection qui est la marque du réel."
Pour obtenir de l'équipe layout des mouvements et cadrage "cinéma", Zemeckis dut l'initier au langage des prises de vues traditionnelles. L'élaboration des décors
et costumes demanda le même effort de transposition et d'adaptation au 3D.

Steve Starkey :
"En abordant ces nouvelles techniques, j'ai réalisé que le cinéma classique avait laissé en moi des traces indélébiles. Je suis, par exemple, bien plus à l'aise de voir créer les costumes et décors dans le monde réel plutôt que de les voir surgir ex abrupto sur un écran d'ordinateur.
De fait, nous dessinons d'abord ces éléments à peu près comme sur un film traditionnel avant de les entrer en ordinateur Après que Gabriella Pescucci eut créé tous les costumes de La LÉgende De Beowulf, nous avons habillé nos acteurs un à un et les avons numérisés pour en conserver une référence visuelle. Idem pour leurs cheveux, et même leur corps. Résultat : tout ce que vous voyez dans le film, hormis les créatures démoniaques, a un fondement réel."

Robert Zemeckis :
"Le look est un hybride intéressant, très "photoréaliste", mais pas complètement réel. Une palette visuelle originale nous a permis de raconter une histoire à mi-chemin du réel et de l'imaginaire, un récit crédible mais "plus grand que nature", avec une imagerie différente de l'imagerie numérique qui nous entoure de partout, à la télé, sur nos ordinateurs, dans nos jeux vidéo.

"Un exemple : nous avons créé pour ce film trois éclairages de base distincts : l'éclat diffus du soleil, au Danemark en hiver ; le feu ; les reflets de l'or. Ces trois lumières constituent notre palette et se retrouvent tout au long du film. Grâce à l'ordinateur, nous avons pu nous en servir en toute liberté, soit pour illuminer la totalité du champ, soit comme éclairage d'appoint. Une liberté dont on ne dispose pas sur un plateau ordinaire."démoniaques, a un fondement réel." un plateau ordinaire."

Autre novation et autre progrès significatif de la "performance capture" : la restitution des mouvements des yeux des personnages.

Steve Starkey :
"À l'époque du PÔle Express, il nous était encore impossible de représenter à la fois les expressions des visages et les mouvements des yeux, faute de pouvoir y placer des capteurs. Un nouveau dispositif, l'EOG, nous a permis cette fois d'enregistrer les deux à la fois, en même temps que la gestuelle des acteurs."
Le succès rencontré par la version 3D du PÔle Express a incité les producteurs à poursuivre l'expérience sur tous les films en "performance capture" à venir. "Entièrement réalisés en 3D, ces films sont aisément présentables dans ce format", souligne Starkey. "Le 3D permet au public de s'immerger pleinement dans le spectacle et de savourer l'ampleur et le relief exceptionnels de l'image."

La LÉgende De Beowulf bénéficiera aux États-Unis d'une sortie 3D sans précédent, dans plus de 700 salles équipées en IMAX 3D, Real D et Dolby 3D Digital Cinema. Le spectateur de la version 2D ne sera pas lésé pour autant, assure Starkey : "Ayant vu LE PÔLE EXPRESS dans les deux formats, j'ai trouvé l'expérience 2D aussi palpitante, et je suis convaincu qu'il en sera de même sur La LÉgende De Beowulf."

"Ce film s'adresse à tous les publics", conclut Robert Zemeckis. "Il s'appuie sur une intrigue sophistiquée, profondément humaine, et des thèmes dotés d'une résonance très actuelle : la soif de pouvoir, de gloire et de richesses, la lutte du bien et du mal sont des réalités incontournables qui ont toujours fait partie de notre histoire."permet au public de s'immerger pleine- qui ont toujours fait partie de notre histoire."

Notes de production

Pour porter à l'écran le plus ancien poème épique en langue anglaise et en resti- tuer toute la magie, Robert Zemeckis a mobilisé les moyens technologiques les plus avancés de notre temps.
Fruit de dix années de travail pour les scénaristes Neil Gaiman (auteur du légendaire cycle "Sandman") et Roger Avary (Oscar du meilleur scénario pour Pulp Fiction), La LÉgende De Beowulf est une épopée cinématographique sans précédent et une spectaculaire plongée dans l'ère lointaine et tumultueuse des héros conquérants, des monstres et des dragons.

A Propos du film

Passionné de fantastique, Robert Zemeckis (Retour Vers Le Futur) est dans son élément avec ce spectaculaire film d’aventures inspiré de la célèbre légende de Beowulf. C’est au comédien britannique Ray Winstone (Les Infiltrés) qu’a été confié le rôle du puissant guerrier qui, volant au secours du roi Hrothgar, va terrasser le démon Grendel et provoquer la furie de sa mère. Le film bénéficie d’un casting cinq étoiles (autour de Winstone, on reconnaît Anthony Hopkins, John Malkovich ou encore Angelina Jolie), mais aussi des dernières avancées en matière de « performance capture », cet effet spécial révolutionnaire que Zemeckis avait utilisé sur Le Pôle Express.

Un casting royal

C'est en entendant Ray Winstone que Robert Zemeckis découvrit en lui l'interprète dont il rêvait pour Beowulf "Ma femme le regardait à la télé dans une adaptation de "Henry VIII", et dès les premiers mots, je suis accouru. J'ai été frappé par l'incroyable puissance de son jeu et son côté animal, qui est un élément clé de la personnalité de Beowulf. Notre héros ne s'intéresse qu'à tuer, manger, forniquer. Ray est un acteur étonnant, une force de la nature, qui saurait exprimer cette brutalité."
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 68 806 entrées
  • Cumul IDF : 115 165 entrées

  • 1ère semaine France : 240 786 entrées
  • Cumul France : 425 472 entrées