En 1998,
Martin Campbell,
Antonio Banderas et
Catherine Zeta-jones réinventaient la légende de Zorro en lui apportant un nouveau souffle. Le film fut un succès planétaire et redonna vie au mythe…
AVENTURIER, JUSTICIER ET HUMAIN…
Créé en 1919 par Johnston McCulley dans son roman « Le Fléau de Capistrano », Zorro fut le premier héros masqué de la fiction américaine moderne.
Martin Campbell, réalisateur de LA LEGENDE DE ZORRO, observe : « Zorro est le héros du peuple, il protège les gens simples. Rares ont été les héros à agir ainsi avant lui. Il n'a pas de pouvoir spécial, aucun gadget, et seules ses qualités propres et son intelligence le rendent redoutable. Il est capable de choses extraordinaires avec une épée et un fouet, mais ce qui fait sa particularité, c'est avant tout qu'il s'agit d'un homme de chair et de sang, pas d'un héros totalement déconnecté de la réalité comme on en voit beaucoup de nos jours. »
C'est également l'humanité de Zorro qui a séduit la productrice
Laurie Macdonald. « Il est facile de se sentir proche de Zorro : c'est d'abord un homme. Bien sûr, il monte à cheval mieux que la plupart, et c'est une fine lame. Mais c'est avant tout un être humain, qui affronte les mêmes doutes et les mêmes obstacles que nous tous. »
Pour
Antonio Banderas, « c'est un personnage issu du peuple, qui rend au monde ce qu'il lui a donné. Le peuple californien a besoin de quelqu'un qui les défende, et Zorro est pour lui un rêve devenu réalité. Il est là pour les préserver de l'injustice. »
LA LEGENDE DE ZORRO : LA SAGA CONTINUE
Martin Campbell explique : « Cette nouvelle aventure nous entraîne plus loin encore dans l'histoire de Zorro, un héros dans la plus pure tradition du genre, un homme qui veut défendre les plus faibles contre l'oppresseur, au mépris des risques personnels qu'il court. »
Une grande partie du succès du premier film, LE MASQUE DE ZORRO, déjà réalisé par
Martin Campbell, reposait sur le casting :
Antonio Banderas dans le rôle de Zorro et
Catherine Zeta-jones dans celui d'Elena. Le producteur
Walter F. Parkes raconte : « Il s'était produit entre eux, à l'écran, une étincelle qui a vraiment mis le feu aux poudres ! ». L'étincelle a rapporté plus de 250 millions de dollars dans le monde…
Dans LA LEGENDE DE ZORRO, nous retrouvons nos héros dix ans plus tard, mariés, avec un enfant.
Laurie Macdonald explique : « L'un des défis de la nouvelle aventure était que nous avions marié nos héros à la fin du premier film. Dix ans après, ils sont heureux, mais les problèmes ne sont pas loin… La fissure est là. Les soucis personnels de Zorro et d'Elena ont été développés et approfondis pour donner naissance à une autre dimension dramatique. »
La rupture entre Zorro et Elena était propice à de nouvelles aventures.
Martin Campbell souligne : « Les histoires d'amour sont toujours meilleures quand il y a des difficultés à surmonter, quand les amoureux doivent affronter des épreuves pour être unis - ou dans ce cas, réunis. »
Walter F. Parkes remarque : « Ce qui se produit entre Zorro et Elena dans LA LEGENDE DE ZORRO s'inspire des grandes histoires d'amour classiques. On pense à ces grandes romances dans lesquelles le héros et l'héroïne ne peuvent vivre ensemble et sont pourtant incapables de vivre séparés… C'est non seulement une trame de narration puissante, mais cela donne un coup de fouet à l'énergie romantique qui existe entre eux. »
Lorsque
Antonio Banderas a lu le nouveau scénario, il y a retrouvé tous les ingrédients qui lui avaient plu dans le premier film. « Il y avait la comédie et l'humour, essentiels à ce type de films, des dialogues vifs, et beaucoup d'aventure. Sachant que Martin et une bonne partie de l'équipe du premier film reprenaient les commandes, il était évident que ce serait passionnant. »
Catherine Zeta-jones souligne : « Aucun d'entre nous ne se serait embarqué pour une nouvelle aventure si nous n'avions pas été certains d'y retrouver la magie du premier film. Le scénario a su rester fidèle à l'esprit et à l'univers, tout en apportant du piment à cette nouvelle aventure. Alors, nous étions tous partants. »
Martin Campbell raconte : « LA LEGENDE DE ZORRO a été l'un de ces rares projets où tout le monde était d'accord sur ce qu'on faisait, et où tout le monde partageait la même envie. Nous avons littéralement tourné la dernière version du scénario, il y a eu très peu de changements. C'est exceptionnel. »
LE FILS DE ZORRO
Un casting international a été organisé pour trouver le jeune acteur qui jouerait Joaquin, le fils de Zorro, notamment à Los Angeles, Londres, Miami, en Espagne, à New York et Mexico.
Walter F. Parkes raconte : « Nous avions déjà commencé à tourner quand nous avons sélectionné deux garçons, un jeune acteur américain de talent, et
Adrian Alonso. »
C'est
Martin Campbell qui a finalement choisi
Adrian Alonso, le jeune Mexicain de dix ans, malgré son expérience limitée - il n'a tourné que deux films auparavant - et le fait qu'il ne parlait pas un mot d'anglais. Il se souvient : « J'ai su qu'Adrian était le garçon qu'il nous fallait en le voyant interagir avec Antonio. »
Antonio Banderas raconte : « Martin nous a filmés. Il m'a dit : « Tu vas devant la caméra avec les deux garçons, et tu leur parles. Je veux que vous discutiez ensemble, que vous parliez de choses normales, du foot, de l'école, des cours de théâtre… » En le faisant, il a été tout de suite très clair qu'Adrian était celui que nous cherchions. »
Catherine Zeta-jones est l'une des plus grandes admiratrices du jeune acteur. « Martin a trouvé une perle rare pour jouer Joaquin, dit-elle. Adrian pourrait être un nouveau
Marlon Brando s'il le voulait… Il a un naturel formidable, il ne joue pas, il est. C'est déjà difficile de dire à un adulte d'être naturel devant la caméra, ça l'est encore plus avec un enfant. Et il parlait à peine anglais, il m'a stupéfiée. Martin le dirigeait en mimant, et ça marchait remarquablement. »
Banderas ajoute : « Adrian a un fantastique sens du rythme, du timing. Il est très drôle, il comprenait parfaitement le genre d'humour du film, ce qui n'est pas évident pour un garçon de son âge. »
Adrian Alonso a appris tous ses dialogues phonétiquement, en travaillant avec une répétitrice, Tina French. Campbell raconte : « Adrian arrivait remarquablement préparé, il comprenait parfaitement la nature et l'objectif de chaque scène. »
PRETS AU PIRE SANS AUCUN SCRUPULE
Rufus Sewell, remarqué dans CHEVALIER, et
Nick Chinlund, vétéran du cinéma que l'on a pu voir notamment dans TRAINING DAY, jouent deux hommes très différents mais tout aussi décidés à empêcher la Californie de faire partie des Etats-Unis.
Walter F. Parkes raconte : « En développant le personnage d'Armand, nous avons voulu qu'il soit plus qu'un simple méchant qui veut se faire de l'argent. Nous lui avons donné une autre dimension en faisant de lui le dernier d'une longue lignée de chevaliers qui essaient d'accomplir ce qu'ils pensent être leur destinée dans ce monde. »
Incarné par
Rufus Sewell, Armand est un Européen qui essaie d'entraver le développement de l'Amérique.
Walter F. Parkes explique : « Il se voit un peu comme le phare moral du monde. Il ajoute une ampleur historique et presque mythique à cette nouvelle aventure. »
Martin Campbell précise : « Armand est un aristocrate, un gentleman, épris d'Elena. Il fallait pouvoir donner l'illusion qu'il est un type bien et que ses motifs sont purs. Rufus rend cela à merveille. »
Rufus Sewell explique : « L'idée de jouer à nouveau un méchant ne m'attirait pas trop, jusqu'à ce que j'en discute avec
Martin Campbell. Armand n'est pas un méchant ordinaire. C'est un idéaliste, un soldat. Il est entièrement dévoué à sa cause… Il se trouve simplement que c'est une mauvaise cause. »
Pour jouer l'ignoble Jacob McGivens, le réalisateur a choisi
Nick Chinlund. « Nick a quelque chose de menaçant dans son allure, et il en joue très bien. Il est l'homme de main engagé pour faire le sale boulot. »
Chinlund a accepté le rôle en partie pour travailler avec
Martin Campbell, et en partie à cause du script. « J'ai adoré les dialogues, le style très particulier. »
Martin Campbell observe : « Rufus et Nick ont très bien fonctionné ensemble. Nick n'en a jamais trop fait, il a sous-joué et c'était parfait pour le personnage. Il est crédible en homme qui tue pour de l'argent, très efficace dans son activité. Il contraste vivement avec Armand, plus raffiné, qui répugne d'avoir à traiter avec quelqu'un comme McGivens mais se donne les moyens d'atteindre son but. En face, McGivens adore heurter Armand par sa grossièreté et sa vulgarité. C'est une dynamique savoureuse. »
Antonio Banderas a été lui aussi ravi de jouer avec
Rufus Sewell et
Nick Chinlund. « C'est tellement important d'avoir de bons acteurs dans les rôles des méchants… Si vos adversaires ne sont pas crédibles, alors le public se fiche de savoir quelle sera l'issue du combat, il ne s'implique pas. Rufus et Nick se sont assurés que ça n'arriverait pas ! »
Dans les seconds rôles, on peut remarquer la présence de talents mexicains comme Raúl Mendez dans le rôle de Ferroq,
Giovanna Zacarias dans celui de Blanca, ou encore Pedro Armendáriz qui incarne le gouverneur de Californie. Mendez a été très applaudi dans son pays dans le film satirique MATANDO CABOS. Zacarias a été la vedette de la minisérie épique à plus gros budget jamais réalisée au Mexique, « Zapata », et Armendáriz a joué dans plusieurs films en anglais tournés au Mexique. Il était aussi Don Pedro dans LE MASQUE DE ZORRO.
PLUS FORTE, PLUS RISQUÉE : L'ACTION
Spécialiste du film d'action,
Martin Campbell est le réalisateur de GOLDENEYE, de VERTICAL LIMIT et bien sûr, du MASQUE DE ZORRO. Mais il avoue que ces nouvelles aventures de Zorro sont l'un de ses projets les plus complexes…
« Les séquences de combat sont beaucoup plus développées en termes de duels à l'épée, et il y a une scène impressionnante sur un train vers la fin du film. Le film comprend tant de scènes d'action qu'il a fallu une énorme préparation pour la première comme pour la deuxième équipe. Tout a dû être storyboardé très précisément, préparé en amont, planifié et répété. »
Le directeur de la photo,
Phil Meheux, est un collaborateur de
Martin Campbell depuis des années. Il remarque : « Martin est parfaitement dans son élément avec les scènes d'action. Il sait comment les filmer au mieux - une expérience qui lui vient de ses années de télévision, quand il travaillait sur des séries policières bourrées d'action. Comme il fallait tourner très vite, tout devait être préparé minutieusement. C'est ça le point fort de Martin, la préparation. »
Le maître d'armes Mark Ivie était déjà maître d'armes adjoint sur LE MASQUE DE ZORRO. Il explique : « Les combats à l'épée vont un cran plus loin que dans le film précédent. Ces scènes sont plus dynamiques, plus compliquées du fait qu'elles se déroulent dans des endroits spectaculaires où il est difficile de tourner, comme la scène sur l'aqueduc, celle où six personnes se battent dans un vignoble et celle qui se déroule sur le toit d'un train lancé à pleine vitesse. Avec le storyboarder, Martin a dessiné chacune de ces séquences pour que nous puissions en parler tous ensemble. Une fois les décors définis, nous avons chorégraphié l'action en l'affinant jusqu'à ce qu'elle fonctionne au maximum de son potentiel. »
Gary Powell, le coordinateur des cascades, a travaillé sur les spectaculaires séquences de bataille d'ALEXANDRE. Il explique : « Quand j'ai regardé le planning de tournage de ce film-ci, il a tout de suite été évident que ç'allait être le film le plus dense sur lequel j'aie jamais travaillé. Chaque journée de tournage nécessitait une cascade. Tout le monde devait en faire plus sur ce film, y compris Catherine. Elle était un peu une demoiselle en détresse sur le premier film ; ici, elle est vraiment l'un des héros. Elle a trois grandes scènes de combat. »
Catherine Zeta-jones confie : « Je crois que si je n'avais pas été si bien entraînée par
Bob Anderson et Mark Ivie sur le premier film, je n'aurais jamais pu reprendre le flambeau sur celui-ci ! Mes combats ne se seraient jamais déroulés de façon aussi fluide. Quand j'ai repris l'épée en main, j'ai ressenti quelque chose de puissant en moi. »
Comme pour la grande majorité de ses films d'action,
Antonio Banderas a accompli lui-même la quasi-totalité de ses cascades. « J'essaie d'en faire le plus possible parce que j'ai envie d'être honnête avec le public. »
Martin Campbell souligne : « La vérité, c'est qu'Antonio est un excellent escrimeur, meilleur que bien des cascadeurs. Il donne tout, et cela se voit à l'écran. »