Notes de Prod. : La Maison du bonheur

    en DVD le 13 Décembre 2006

Entretien avec Daniel Prevost

Aviez-vous vu la pièce, La Vie de chantier ?
Daniel Prevost– Non, je ne l’ai pas vue. J’en ai beaucoup entendu parler bien entendu, mais au-delà du fait que Dany l’a écrit, pour moi le scénario est tout à fait neuf. Son histoire, ses scènes ont une vraie dimension cinématographique.

Avez-vous été étonné que Dany Boon passe à la mise en scène ?
D.P. – Non pas du tout. Beaucoup de gens du spectacle ont envie de passer de l’autre côté. Et comme Dany avait déjà eu l’expérience de la mise en scène au théâtre, c’était le prolongement logique.

Comment l’avez-vous trouvé dans son rôle de réalisateur ?
D.P. – Je dois souligner la très grande précision du travail de Dany Boon. Sur le tournage, il a été extrêmement soucieux du détail, du travail des comédiens… Rien ne lui a échappé. Et je trouve ça assez formidable. D’autant qu’au-delà de cette histoire de précision, qui aurait pu être un peu stressante, Dany a donné beaucoup de confort aux acteurs, en étant à notre écoute, en prêtant beaucoup d’attention à ce que nous faisions. C’était d’une douceur de tous les instants. Je n’ai jamais entendu Dany gueuler. Dany n’a qu’un côté, le côté agréable. C’était le tournage du bonheur.

Et Dany Boon l’acteur. Quel partenaire est-il ?
D.P. – Jouer avec lui, c’est comme faire une partie de ping-pong ou de tennis, comme vous voulez. Dany a toutes les nuances d’un grand comédien. Je suis ravi qu’il ait eu cette nomination aux César pour Joyeux Noël. Ça lui donne une consistance supplémentaire face au public… et à la profession. Et maintenant plein de choses vont lui arriver dans ce métier.

Justement, Dany Boon semble enfin trouver sa place dans le cinéma, comme acteur et comme réalisateur. Qu’en pensez-vous, vous qui avez connu une reconnaissance tardive dans ce métier ?
D.P. – C’est une question de chance. C’est une question de rencontre avec un rôle. Le reste c’est du commentaire inutile. Tout est une question de hasard ou de chance. Parce que c’est vrai que le talent on l’a dès le début, mais si on a la chance de travailler, on s’affine au fil des années. Pour conclure, je voudrais vous citer Goethe qui disait : «Le talent se forme dans la société, le génie dans la solitude». Voilà, merci à tous.

Entretien avec Michèle Laroque

Vous avez tourné avec des pointures de la comédie comme Francis Veber, quelles sont d’après vous les qualités de réalisateur de Dany Boon ?
Michèle Laroque– Dany est d’abord un comédien qui aime les comédiens et qui a envie de voir ceux qui l’entourent au mieux de ce qu’ils sont. En ayant confiance en eux – c’est très agréable de sentir ça chez un réalisateur – en étant très client de votre travail. Et puis comme il veut retrouver ce qu’il a écrit, son humour, mine de rien il nous a dirigé très précisément, mais de manière naturelle. Ça se faisait facilement, aisément, et nous étions au mieux de nos possibilités. Je l’ai senti. Et puis c’est quelqu’un qui a une énergie extraordinaire et qui est travailleur. Quand il arrive sur le plateau, il sait exactement ce qu’il veut faire. Il est extrêmement rigoureux, pour nous comme pour lui.

Dany Boon acteur, Dany Boon réalisateur ? ... Entretien !

Mais comment est venue l’envie de l’écrire, cette pièce ?
Dany Boon – De l’envie d’écrire pour les autres. Je voulais diriger d’autres acteurs, mettre en scène la pièce… Ça a été un gros boulot. Un one-man show, ça n’engage qu’une personne. S’il y a besoin de changements, on peut les faire dès le lendemain. Une pièce de théâtre en revanche, il faut savoir six mois à l’avance où vont rire les gens. Il ne faut pas se tromper. Heureusement, ça s’est très bien passé. À l’origine, La Vie de chantier était un scénario que je voulais que Claude Berri produise. Mais il n’a pas voulu (rires).
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 51 883 entrées
  • Cumul IDF : 148 990 entrées

  • 1ère semaine France : 275 370 entrées
  • Cumul France : 1 146 962 entrées