UN REVE
" En racontant l’existence des manchots empereurs, le plus humain des oiseaux, j’ai souhaité raconter une histoire éternelle, simple comme la vie.
J’ai vraiment eu envie d’embarquer les gens, de les faire rêver comme un père ou une mère peut faire rêver son enfant en lui racontant une histoire avant de s’endormir. "
Luc Jacquet, réalisateur du film
UNE HISTOIRE
L’histoire des manchots empereurs et de leur cycle de reproduction est unique au monde. Elle mêle amour, drame, courage et aventure au coeur de l’Antarctique, région la plus isolée et inhospitalière au monde.
Un scénario offert par la nature, qui se perpétue depuis des millénaires et que les hommes n’ont découvert qu’au début du XXème siècle.
LA MARCHE DE L’EMPEREUR raconte cette histoire extraordinaire...
UN DESTIN
Il suffit d’observer un manchot empereur dans l’eau pour être touché par l’étrange destin que lui a réservé la nature. Dans l’océan il est puissant, fluide. D’un bond souple, il jaillit hors de l’eau comme une torpille et se transforme soudain en un marcheur maladroit, un peu risible, à la merci de la moindre crevasse qui le fait trébucher.
Pourquoi ce fils des océans glacés ne reste-t-il pas dans l’eau où il est manifestement beaucoup plus à sa place que sur Terre ? C’est là sa fatalité.
UN PEUPLE
Comme toutes les espèces, l’empereur doit un jour ou l’autre assurer sa descendance c’est-à-dire poser un œuf à pied sec, le couver, puis élever le poussin qui en éclôt jusqu’à ce qu’il soit capable de nager à son tour.
Il n’y a que 40 sites sur le pourtour du continent Antarctique qui comme de rares oasis permettent la reproduction du manchot empereur.
Il a besoin d’une glace stable, protégée des vents dominants pour couver son œuf sur ses pattes puis élever son poussin.
UN OCEAN DE GLACE
Mais entre les oasis et la mer nourricière, l’hiver Antarctique dresse un océan de glace.
Entre le lieu où il peut se reproduire et le lieu où il peut se nourrir, il y a des milliers de pas.
En hiver la mer gèle autour de l’Antarctique, formant une ceinture de cent à deux cents kilomètres de large autour du continent. Mais cette épaisse ceinture de glace, apparemment immuable, n’est pas fiable. Une violente tempête peut la disloquer en quelques heures et transformer l’immense étendue figée en un océan agité.
Ce n’est pas l’idéal pour garder des œufs au sec, encore moins des poussins.
Les manchots empereurs ont donc dû s’installer dans des zones où la glace de mer était stable à coup sûr, et ce durant toute la période de reproduction. Or on ne trouve ces conditions qu’au plus loin du bord de l’océan, très au Sud, dans les baies du continent qui ne débâclent que tard dans l’été.
UNE MARCHE
C’est ainsi que se noue le curieux destin de l’empereur. D’un côté, au Nord de la glace de mer, l’océan et sa nourriture, de l’autre, au Sud, la banquise désertique mais stable, véritable “oasis ” pour les poussins. Entre les deux, il y a l'empereur qui marche, qui marche sur des centaines de kilomètres d’hiver et de dangers, qui marche à n’en plus finir entre la nourriture et son petit qui a faim.
La Marche de l’Empereur raconte cette épopée.
UN CONTE
Raconté par une voix d’homme, de femme et d’enfant, l’histoire prend la forme d’un conte. Filmé par
Luc Jacquet, réalisateur de documentaires et auteur d’histoires dont les animaux sont les héros, le film a nécessité 1 an de tournage en autarcie totale, dans la base Dumont-Durville, en Terre Adélie.
Il a en outre reçu le soutien de l’Institut Paul-Emile Victor.
La musique originale est composée spécialement par la lauréate de la Victoire de la Musique électronique,
Emilie Simon.