Notes de Prod. : La Marche de l'empereur

    en DVD le 02 Novembre 2005

Notes de Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk, les voix du film

Romane Bohringer
Par affinités interposées. Je venais de finir un film avec une réalisatrice qui était au courant du projet et qui m’a dit « on va t ‘appeler pour une voix off, tu devrais le faire,,, ». Après, tout a continué crescendo, les producteurs m’ont invitée à visionner quelques minutes de rushes, et au bout d’une demi-heure je n’avais qu’une envie, c’était d’en voir plus. Donc cela a été « oui » tout de suite.

Charles Berling
J’étais en tournage et la production m’avait envoyé une cassette en me précisant bien que c’était une copie de travail, que le montage n’était pas définitif, qu’il manquait des sons, etc, etc, J’ai appuyé sur la « lecture » et je suis resté « scotché ». J’étais bouleversé. C’est un film qui produit un choc, l’émotion provenait surtout du fait que j’y ai vu d’emblée une vraie fiction particulière. Avec en prime une très belle métaphore de l’humanité et de la lutte pour la vie. Sur la ténacité et le courage.

Jules Sitruk
C’est en même temps de l’aventure et un conte. Avec de la morale et de l’émotion. Ce petit qui part, à la fin, il m’a donné des frissons !
UN REVE
" En racontant l’existence des manchots empereurs, le plus humain des oiseaux, j’ai souhaité raconter une histoire éternelle, simple comme la vie.
J’ai vraiment eu envie d’embarquer les gens, de les faire rêver comme un père ou une mère peut faire rêver son enfant en lui racontant une histoire avant de s’endormir. "

Entretien avec le réalisateur Luc Jacquet

Comment devient-on réalisateur d’un film comme La Marche de l’empereur ?
Par hasard bien évidemment. L’histoire a commencé par une petite annonce qui disait en substance « recherche biologiste n’ayant peur de rien, prêt à partir quatorze mois au bout du monde »,,, J’avais, bien entendu, fait des études de biologie sur le comportement animal, et je me destinais à être chercheur. Etant d’un naturel autant porté sur la nature et l’aventure que sur le baroud et les conditions extrêmes, ce genre de proposition ne pouvait que m’intéresser. D’ailleurs, déjà à cette époque, il s’agissait de faire des images de manchots empereurs,,, Le seul problème était que je n’avais jamais tenu une caméra de ma vie, On a donc commencé par une période de formation au 35mm, pendant une dizaine de jours, Après quoi s’est ensuivi mon premier séjour à la base Dumont d’Urville. J’avais deux missions : baguer des oiseaux et effectuer une liste précise de plans à tourner. J’avais 24 ans.