Notes de Prod. : La mémoire dans la peau

    en DVD le 08 Septembre 2004
Le maître du roman d’espionnage Robert Ludlum, inspirateur et producteur exécutif de LA MEMOIRE DANS LA PEAU, a consacré pas moins de trois best-sellers à l’énigmatique Jason Bourne : "La Mémoire dans la Peau" (1980) ; "La Mort dans la Peau" (1986) et "La Vengeance dans la peau" (1990).
Ludlum créa son héros fétiche au plus fort de la guerre froide et lui opposa dans sa première aventure le terroriste international Carlos. Deux décennies plus tard, le cinéaste Doug Liman a relevé, avec la bénédiction de l’auteur, le défi de ressusciter Bourne dans un contexte radicalement différent et de le rendre accessible à une nouvelle génération de spectateurs.

Doug Liman :
"J’ai choisi ce studio parce qu’il accordait autant d’importance que moi à la dimension psychologique de cette histoire et au rôle moteur des personnages. L’actif d’Universal illustre éloquemment son souci de qualité, son désir de faire de La Mémoire Dans La Peau bien plus qu’un simple film d’action."

Richard Gladstein (producteur) :
"Nous avions le dessein de réaliser un film américain, mais avec une équipe et une sensibilité européennes. Nous n’avions aucune envie de jouer les touristes."

Avant de relever le "défi parisien", Liman tourna la séquence d’ouverture dans les villes portuaires jumelles d’Imperia et Oneglia, en Ligurie.
La production, assistée des autorités locales, de la Commission cinéma Riviera Alpi di Mare et du coordinateur nautique Ransom Walrod, fit construire une série de barges supportant caméras et projecteurs et réunit une petite flottille pour un tournage de nuit, à environ 1,5 km du rivage. Un vent violent et des pluies continues forcèrent cependant l’équipe à battre en retraite dans le port où le tournage se poursuivit dans les mêmes conditions déplorables. C'est finalement le responsable des effets visuels Peter Donen (U-571) qui créa, sur ordinateur, l’océan "numérique" de cette séquence introductive…

De l’Hôtel Regina à Belleville…
L’équipe de La Mémoire Dans La Peau exploita de nombreux sites et décors parisiens : un luxueux appartement de l’avenu Kléber ; les abords de Notre Dame ; le complexe de la Défense ; les intérieurs de l’Hôtel Regina, la Place des Pyramides et le Jardin des Tuileries ; une grandiose résidence de la place des Etats-Unis ; la Place du Marché Sainte Catherine et… Belleville.

Doug Liman :
"Belleville m’apparaît plus représentatif du "vrai" Paris, avec son incroyable patchwork de cultures : Chinois, Vietnamiens, juifs d’Afrique du Nord, Maghrébins, Africains… Tout cela forme un spectacle très stimulant sur le plan visuel et for éloigné des clichés touristiques."
Les rues de Paris furent le théâtre d’une des scènes les plus mouvementées du film, durant laquelle la Mini Cooper de Bourne est traquée par une escouade de voitures de police.

Nick Powell :
"Nous avons tourné une dizaine de jours dans les rues de Paris pour terminer sur les quais. La séquence illustre le sang froid et l’astuce de Bourne qui arrive, au volant de cette minuscule voiture, à semer et mettre en déroute ses poursuivant".

Pierre-yves Gayraud (chef costumier) :
"Pour ce qui concerne Jason, nous avons adopté très tôt un parti pris d’extrême simplicité. On le découvre dans une tenue de pêcheur, empruntée à ses sauveteurs : vieux pantalon, sweater lacéré, blouson d’une propreté douteuse. Sa personnalité émerge au fil des scènes sans que ses costumes n’attirent jamais l’attention. Ce sont des vêtements utilitaires qu’on trouve dans n’importe quel surplus : t-shirts, jeans, bottes, auxquels Jason ajoutera un simple manteau noir pour pouvoir circuler librement en hôtel et dans les bureaux.
Marie affiche quant à elle deux looks distincts. On la voit d’abord en "bohème", très cool, avec des cheveux rouges post-punk, créés par Kay Georgiou, et qui lui vont à ravir. Par la suite, elle affectera un style plus classique, en contraste marqué avec celui des premières scènes. Nous avons réalisé l’ensemble de sa garde-robe, rien n’a été acheté en boutique."