C’est un événement qui dépasse de loin le simple cadre du cinéma. Parce que le sujet est universel, parce que l’angle sous lequel il est abordé est une première qui permet de redécouvrir l’essence même de sa portée symbolique, parce que tous ceux qui ont œuvré sur ce projet y ont mis bien plus que du professionnalisme,
La Nativité se place d’emblée sur un registre qui va au-delà des médias pour toucher ce que notre civilisation a de plus intime, de plus pur et de plus noble.
La naissance du Christ est l’un des éléments fondateurs de nos civilisations. Beaucoup de films ont été faits, beaucoup de thèses développées, mais aucune n’avait suivi les pas de la famille dans laquelle Dieu choisit de faire naître son fils.
Au-delà de l’image emblématique de Marie, de Joseph son mari,de sa cousine, Elisabeth, qui donna naissance à Jean, c’est l’histoire d’une famille qui se retrouva soudain confrontée à l’exceptionnel, au divin. Le film s’attache à leur parcours, à leur foi et nous raconte ce qu’ils ont vécu, tout ce qu’ils ont traversé et risqué pour que naisse le Christ.
C’est en 2004 que le scénariste
Mike Rich s’est senti interpellé par le sujet. Il raconte : «Comme tous les ans avant Noël, ma famille et moi étions en train de disposer les figurines dans la crèche. Marie, Joseph, les animaux... Comme eux, nous attendions que le Christ prenne sa place dans son berceau. Je me suis alors dit que bien que la Terre entière les connaisse, personne ne savait vraiment ce qui s’était passé dans leur vie avant d’en arriver à cette nuit unique.Comment une femme et son compagnon avaient-ils vécu cette fabuleuse destinée ? Qu’avaient-ils affronté ? Quelle confiance leur avait-il fallu entre eux et en Dieu pour tenir ? Il y avait là une fantastique histoire à partager, une leçon de foi et d’espoir que notre époque avait besoin de redécouvrir d’urgence.»
Loin de toute imagerie spectaculaire,
La Nativité s’attache au parcours humain, à l’authentique acte de foi et d’amour qui a conduit une famille à vivre et à participer à la venue du Christ parmi nous.
Au-delà des Textes, au-delà d’une histoire si sacrée que l’on a souvent oublié qu’elle a été vécue par des gens simples, voici la bouleversante, la passionnante saga de celle qui a donné naissance à bien plus qu’un homme. C’est une histoire qui concerne chacun, croyant ou non, une grande épopée qui dépasse les a priori pour approcher au plus près la réalité de l’extraordinaire.
La réalisatrice
Catherine Hardwicke s’est évertuée à recréer le contexte dans le plus grand respect historique.
Keisha Castle-hugues, actrice nommée à l’Oscar, tient le rôle de Marie et
Oscar Isaac incarne Joseph. Pour les besoins du film, l’équipe a parcouru Israël, suivant les pas de Marie,avant d’aller tourner au Maroc et en Italie où le village de Nazareth a été entièrement et fidèlement reconstruit. Dans leur démarche, les cinéastes se sont attachés à restituer le plus exactement possible la réalité d’une époque. Du plus infime élément de décor jusqu’à la topographie des lieux, en passant par les gestes exécutés par les artisans,la reconstitution des immenses marchés de Jérusalem ou de la grotte de la Nativité, tout a été travaillé pour nous replonger au temps de la venue du Christ.
La réalisatrice et son équipe ont voyagé de Nazareth à Bethléem à la recherche des sites historiques. Le progrès et la modernité les ont souvent effacés mais en visitant des chantiers de fouilles, notamment à Nazareth, les cinéastes ont réussi à capter l’esprit, l’ambiance sociale et la réalité matérielle d’un temps parfois présenté superficiellement. En quête d’authenticité, ils ont consulté des théologiens, des historiens, des experts en religion et des prélats afin de s’assurer que leur récit était conforme aux textes et respectueux de la réalité.

C’est sur un site inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco que les cinéastes ont reçu l’autorisation exceptionnelle de reconstituer Nazareth. Matera, un village du sud de l’Italie, a en effet servi de base à la reconstruction scrupuleuse de Nazareth. Le plan de certaines maisons est directement calqué sur les relevés de fouilles de la cité originale. C’est en mélangeant authentiques ruines et éléments de construction que les décorateurs ont réussi à faire ressurgir le village. Tous les comédiens se sont impliqués au-delà de leur simple travail d’acteur. Par exemple,
Oscar Isaac,qui incarne Joseph, s’est formé à la menuiserie et a participé à la construction de la maison dans laquelle vivent son personnage et Marie. Cet engagement reflète l’esprit dans lequel a été fait le film.
La réalisatrice,
Catherine Hardwicke, confie :«
La Nativité ne pouvait pas être un film comme les autres. Parce que cette histoire nous concerne tous, nous nous sentions investis de quelque chose de beaucoup plus puissant que la simple envie de raconter une saga.»
La Nativité s’annonce comme le film événement qui associe la plus grande des histoires à une destinée qui était aussi celle de gens que rien ne prédisposait à vivre ce qui les attendait. Voilà une belle occasion de se souvenir que les plus grands événements naissent souvent des plus humbles...