Notes de Prod. : La nuit au musée

    en DVD le 24 Octobre 2007

Notes de production...

Tous les mondes en une nuit

Le film s’inspire d’un livre écrit et illustré par le Croate Milan Trenc. Un gardien de nuit du Muséum d’Histoire Naturelle de New York découvre avec stupéfaction que les imposants squelettes de dinosaures qu’il était chargé de surveiller ont disparu. Bientôt, il s’aperçoit que plus rien n’est à sa place. Les statues se mettent à parler, à se déplacer et certaines deviennent même menaçantes. Alliant humour et merveilleux, l’histoire place alors un homme ordinaire face aux plus impressionnantes légendes du passé. Le livre est rapidement devenu un classique et n’a pas manqué de séduire les cinéastes. La Twentieth Century Fox, ainsi que Chris Colombus et Michael Barnathan de 1492 Pictures et le producteur exécutif Mark Radcliffe, se sont montrés les plus enthousiastes sur le projet. Après leur remarquable travail sur les HARRY POTTER, l’intérêt et le talent des trois hommes pour donner vie aux aventures exceptionnelles alliant des genres différents n’était plus à démontrer. Thomas Lennon et Robert Ben Garant se sont vu confier l’écriture de l’adaptation.

Thomas Lennon se souvient : « Nous avons tous les deux grandi à New York et lorsque nous étions enfants, nous adorions passer du temps au Muséum d’Histoire Naturelle. Nous le connaissions par cœur. » Robert Ben Garant précise: « Nous rêvions de nous cacher dans le musée pour pouvoir y jouer après la fermeture. Se retrouver seul, à la nuit tombée, au milieu de personnages légendaires ou d’énormes créatures est un rêve d’aventure que partagent beaucoup d’enfants... et d’adultes aussi ! » Thomas Lennon ajoute: « Cela nous touchait tellement que les idées pour le film nous sont venues très rapidement. Il nous fallait d’abord déterminer quel sort avait pu donner vie aux collections du musée. Nous étions tous deux fascinés par la galerie égyptienne du Metropolitan Museum de New York, et puisque les Egyptiens s’intéressaient à l’immortalité, il nous a semblé logique que tout parte d’une tablette égyptienne sur la jeunesse éternelle. » Le personnage principal, Larry Daley, est un rêveur invétéré qui accepte de devenir gardien de nuit dans l’espoir de ne plus jamais décevoir son fils. Robert Ben Garant explique : « Larry croit en ses rêves mais il manque de confiance en lui. De grandes idées lui traversent l’esprit, cependant, jusqu’à cette fameuse nuit, il n’a jamais eu l’occasion de montrer à sa famille ou à lui-même qu’il était capable de réussir. » Les scénaristes ont ensuite déterminé quelles créatures ahurissantes Larry pourrait rencontrer lors de sa première nuit de veille au musée. Thomas Lennon raconte: « Nous avons commencé par établir une liste très hétéroclite de nos collections préférées parmi nos musées favoris. Nous avons ainsi assemblé un musée idéal, ludique, féerique, magique et sans aucune limite! Dès le départ, nous avons aussi souhaité faire de Théodore Roosevelt un personnage important car il est cité à maintes reprises dans le Muséum d’Histoire Naturelle. De plus, à travers ses expéditions en tant que naturaliste, il a contribué à certaines de ses plus importantes collections. Certaines phrases de Roosevelt comme« c’est dur d’échouer mais il est encore pire de n’avoir jamais essayé» nourrissent les thèmes du film. »

Les scénaristes se sont aussi évertués à analyser les mécanismes de la peur afin de renverser toutes les idées reçues... Robert Ben Garant commente : « Nous avons fait en sorte de rendre amusantes et attachantes les plus grosses créatures du musée tandis que de petits éléments, en apparence insignifiants, ont pris des proportions terrifiantes. » A l’aide de tous ces éléments combinés, les scénaristes ont mis au point une histoire réjouissante et pleine de rebondissements qui s’adresse à tous et qui n’a pas manqué de susciter l’intérêt du réalisateur Shawn Levy. Celui-ci raconte: « Il y a dix ans que je fais des comédies et loin d’en être une de plus, ce film mélangeait des genres comme rarement. J’ai tout de suite été séduit par l’aspect à la fois humoristique, émouvant et grandiose de La Nuit Au Musée. Avec son côté super-production et ses effets spéciaux, le film va bien au-delà de ce qu’offrent les comédies traditionnelles. » Shawn Levy ajoute: « J’ai tout particulièrement été touché par le personnage de Larry Daley. Au fond, il n’est qu’un simple père faisant de son mieux pour devenir un héros aux yeux de son fils. Lors de sa première nuit au musée, il découvre que le grand moment qu’il a toujours attendu est finalement arrivé. »

Première nuit de garde

Pour le rôle du gardien de nuit, Larry Daley, les cinéastes ont immédiatement pensé à Ben Stiller. Ce comédien à part sait comme personne incarner des hommes ordinaires confrontés à des situations incroyables sans jamais perdre son humour et son humanité. Ben Stiller confie: « Larry est un homme qui saute d’une idée à l’autre dans l’espoir de réussir, mais il ne parvient jamais à mener ses ambitieux projets jusqu’au bout. Alors que sa femme est sur le point de se remarier, il craint de perdre le contact avec son fils. Juste avant Noël, il est dans une situation tellement critique qu’il décide d’accepter le seul travail qu’on lui propose encore: celui de veilleur de nuit au Muséum d’Histoire Naturelle. » Il ajoute: « Je me suis intéressé à ce film dès les premières lignes du scénario. Enfant, j’habitais à proximité du Muséum d’Histoire Naturelle. Je lui ai toujours trouvé un côté un peu magique. Pour moi, ce n’était pas juste des tableaux accrochés à un mur. Ce seul et même lieu permettait de voir les êtres les plus extraordinaires, comme des lions, des baleines, des pharaons ou des dinosaures. L’idée qu’ils puissent prendre vie la nuit a tout de suite réveillé l’enfant qui sommeille en moi. » C’est la première fois que Ben Stiller joue dans un film fantastique. L’acteur se souvient : « Pour rendre le film crédible, il fallait ancrer le personnage dans la réalité et essayer de restituer ses émotions avec justesse. Il m’a suffi de faire comme si les objets bougeaient réellement, et jouer à y croire a été un plaisir. »

Bien souvent, Ben Stiller devait jouer alors que les magiciens des effets spéciaux n’avaient pas encore créé les créatures face auxquelles l’action se déroulait. Pour l’aider à ressentir leur présence, Shawn Levy n’a pas hésité à se jeter dans la bataille. Le réalisateur confie: « Ces moments resteront certainement parmi les plus surréalistes de ma vie. Pour aider Ben, je me suis retrouvé dans des costumes ridicules ou sous des masque de tyrannosaure à le poursuivre devant un fond vert ! Parfois je tombais, parfois nous étions morts de rire mais le plus souvent, cela l’aidait ! Heureusement pour le film, j’étais ensuite effacé et remplacé par les vraies créatures ! » Pour Ben Stiller, l’essentiel était de préserver l’émerveillement presque enfantin que ressent toute personne en pénétrant dans un musée. Il commente: « Les enfants le ressentent et les adultes l’ont ressenti. C’est un sentiment délicieux qui associe des éléments réels à l’imagination. Les musées permettent d’approcher des éléments historiques auxquels nos esprits ajoutent leurs rêves ou leurs cauchemars. C’est ce monde-là que le film fait surgir devant nous. »

Ceux qui furent les gardiens d’un secret

Larry Daley remplace trois gardiens - Cecil, Gus et Reginald - qui ressemblent eux-mêmes à des antiquités et semblent préparer quelques plans diaboliques. Les cinéastes ont choisi trois grands acteurs comiques : Dick Van Dyke, Mickey Rooney et Bill Cobbs. Shawn Levy se souvient : « C’est un trio exceptionnel ! Dick, Mickey et Bill sont des légendes chacun dans leur domaine. Dick Van Dyke possède une élégance espiègle et nonchalante, Mickey est d’une spontanéité remarquable et Bill a un air mystérieux qui n’appartient qu’à lui. Ils forment un trio malicieux, complice qui se nourrit de leurs différences et de leurs personnalités. Un par un, ils sont fantastiques ; ensemble, ils sont extraordinaires ! » Séduit par l’histoire, Dick Van Dyke a immédiatement accepté le rôle de Cecil, ancien chef des gardiens de nuit qui participe au recrutement et à la formation de Larry Daley. Il raconte: « En lisant le scénario, j’ai su que le film serait extrêmement drôle et qu’il s’adresserait à tous les publics. On croise des dinosaures, des momies et des animaux de toutes sortes déchaînés. Je ne voulais vraiment pas manquer une occasion pareille! Mickey Rooney, Bill Cobbs et moi appartenons à la même génération. Il y avait beaucoup de complicité entre nous et nous comprenions très bien le désir de nos personnages de retrouver leur jeunesse. » Mickey Rooney a grandi avec le cinéma.

Il se souvient : « Lorsque j’ai fait mes débuts dans les années 20, j’étais un gamin et Hollywood ne représentait presque rien. Malgré la naissance du « star system» et malgré les apports technologiques qui ont bouleversé le cinéma, je reste avant tout attaché à l’histoire. C’est d’ailleurs ce qui m’a attiré vers La Nuit Au Musée, un film qu’on peut voir en famille et qui parle du passé tout en restant drôle et intelligent. » Bill Cobbs tient le rôle de Reginald. Il confie: « C’est une des meilleures expériences de toute ma longue carrière. Le tournage nous obligeait à mélanger comédie, drame et improvisation. J’ai eu plaisir à jouer le ténébreux vieillard qu’est Reginald. Il sera surprenant de nous voir, Dick Van Dyke, Mickey Rooney et moi, tenir le rôle des méchants sous nos dehors plutôt sages et gentils ! »

Les célèbres habitants du musée

A près le départ des anciens gardiens de nuit, Larry Daley prend ses fonctions et va passer une première nuit inoubliable. Pris dans cette incroyable saga de statues de cire et d’animaux empaillés, Larry découvre des créatures formidables sur qui il devra compter s’il veut survivre jusqu’au matin. La principale d’entre elles n’est autre que Théodore Roosevelt, le 26e Président des Etats-Unis, un homme qui n’a cessé de croire au pouvoir des citoyens ordinaires. Pour ce rôle, les cinéastes devaient trouver un acteur capable de faire ressortir le comique du personnage sans négliger la profondeur et la grandeur de l’homme dont il était inspiré. Le premier nom qui leur est venu à l’esprit est celui de Robin Williams, aussi brillant dans le registre dramatique que dans la comédie. Lorsqu’il s’est vu proposer le rôle de Roosevelt, qui s’est comme lui intéressé à des domaines aussi variés que la politique, l’histoire, la science et la nature, l’acteur a tout de suite donné son accord.

Robin Williams observe: « Théodore Roosevelt était un homme extraordinaire, très indépendant, et toujours prêt à défendre la cause des « petites gens ». Le représenter fut un honneur. » Tout comme les autres acteurs, Robin Williams a été séduit par l’imaginaire de La Nuit Au Musée. Il commente: « C’est à la fois un film d’aventure et une fable. J’ai particulièrement aimé l’animation des dioramas car je collectionne moi-même des miniatures et l’idée que de si petites œuvres d’art puissent prendre vie est toujours excitante. Voir des hommes de Neandertal et des Huns se déplacer était également fascinant. Une fois sur le plateau, on avait l’impression de voyager dans le temps. On pouvait aussi bien se retrouver face à un tyrannosaure qu’à un pharaon ou à l’Indienne Sacajawea. » Pour préparer son rôle, Robin Williams s’est documenté sur la vie et la pensée du Président Roosevelt. La détermination de celui-ci l’a beaucoup marqué. L’acteur confie: « C’était un homme dynamique et positif. C’est cette attitude que mon personnage tente de communiquer à Larry Daley. Il cherche à lui montrer qu’il est possible de réussir en surmontant tous les a priori. Il va tenter de lui donner confiance en lui et pour cela, remettre de l’ordre dans ce musée est un bon début. »

Ben Stiller commente: « Robin Williams a su emmener son rôle aussi loin que possible en donnant une réelle étoffe à ce qui n’était au départ qu’une statue de cire. Il apporte au personnage historique une vraie chaleur, une humanité cohérente avec tout ce que ce grand homme a fait d’officiel. Teddy Roosevelt finit par devenir un véritable ami pour Larry. Il le guide à travers le musée et l’aide à garder toute sa raison malgré la situation extrême. » Parmi les autres personnages historiques sur lesquels Larry Daley doit s’appuyer, on compte Sacajawea, née dans la tribu indienne Shoshone et qui servit d’interprète pour communiquer avec les Indiens lors de la célèbre expédition Lewis et Clark. Son rôle a été attribué à Mizuo Peck, une jeune actrice qui fait ses débuts à Hollywood. Elle raconte: « De par ses origines, Sacajawea est une spécialiste de la chasse. Elle utilise ses talents dans ce domaine pour aider Larry à reprendre le contrôle du musée. » Mizuo Peck a été très impressionnée de jouer aux côtés de Robin Williams, dont le personnage est attiré par Sacajawea. Elle confie : « Avec tendresse et gentillesse, Robin Williams m’a tout de suite mise à l’aise. Ce film contient tout ce que j’avais imaginé sur la magie d’Hollywood: des décors gigantesques, de l’action et des acteurs formidables. »

Rami Malek, un jeune acteur égyptien, a également été enchanté de parcourir les grandes époques du passé dans La Nuit Au Musée. Il interprète Ahkmenrah, la momie égyptienne d’un roi adolescent, qui dort depuis des siècles dans l’attente d’imposer son règne. ami Malek raconte: « Le personnage est particulièrement intéressant dans la mesure où il renverse les clichés. On s’attend à ce que le Pharaon qui participe à la malédiction ait un air très austère. On ne pense pas du tout voir sortir du sarcophage un adolescent plein de vitalité rêvant d’aventure. Le film réussit à être très original tout en restant dans la tradition des momies maléfiques. » Une des plus redoutables créatures vivantes du musée n’est pas humaine. La malveillance du singe capucin Dexter est inversement proportionnelle à sa taille. Les cinéastes n’ont pas eu recours aux images de synthèse. Ils ont utilisé un vrai singe nommé Crystal, dressé par Mike Alexander et Tom Gunderson de la société Birds & Animals Unlimited. Dans une des scènes du film, le singe doit mordre le nez de Ben Stiller. Mike Alexander explique: « C’était un moment très délicat qui a demandé beaucoup de préparation. Il fallait absolument que Ben Stiller et Crystal se sentent en confiance ensemble. Nous sommes allés chez Ben Stiller avec Crystal pour qu’ils apprennent à se connaître. Heureusement, ils se sont tout de suite très bien entendus. »

Pendant que Larry tente d’échapper aux bêtes féroces et aux lances des Indiens la nuit, le jour, il se bat pour garder son emploi face à son horrible patron: le docteur McPhee. Celui-ci est interprété par Ricky Gervais, l’un des meilleurs acteurs comiques de Grande-Bretagne. Ricky Gervais, qui excelle dans l’interprétation de personnages qui se prennent trop au sérieux, a été attiré par la personnalité du docteur McPhee. L’acteur explique : « Il n’a pas le niveau intellectuel et culturel d’un conservateur de musée. Il est très déstabilisé par la détermination du nouveau gardien de nuit et par la pagaille qui s’ensuit. Voir une personne occupant une fonction importante se comporter comme un enfant a quelque chose de très drôle. » Il ajoute : « Les rôles sont presque renversés. En effet, Larry est sous les ordres de McPhee. Il est censé paniquer alors que le directeur garderait son contrôle, or c’est tout l’inverse qui va se produire! » En cherchant à percer le secret du musée, Larry se rapproche d’une conférencière passionnée : Rebecca Hutman. Préparant une thèse sur Sacajawea, elle est touchée lorsque Larry lui déclare que l’histoire semble prendre vie au musée. Pour le rôle de Rebecca, les cinéastes se sont tournés vers Carla Gugino. Shawn Levy commente: « Carla avait l’intelligence, la beauté et le sérieux nécessaires au rôle de Rebecca. » Carla Gugino a tellement aimé le scénario qu’elle l’a lu d’une seule traite. Elle observe: « L’histoire mêle présent et passé avec beaucoup d’humour et d’originalité. En lisant le scénario, j’ai eu la certitude que tous les éléments étaient réunis pour en faire une grande histoire. » Autour de ces personnages, Jake Cherry incarne le rôle du fils de Larry et Anne Meara, la mère de Ben Stiller, interprète l’employée de l’agence de placement qui propose à Larry l’emploi de gardien de nuit. C’est la première fois que l’actrice et son fils jouent ensemble.

Le labyrinthe aux mille créatures

Etant donné la diversité des collections du musée, Shawn Levy savait que la création des décors serait un des enjeux majeurs du film. Pour réussir à faire exister ce musée idéal, il a fait appel au chef décorateur Claude Paré et à la costumière Renée April. L’ampleur du travail était exceptionnelle car si l’équipe du film a été autorisée à filmer les extérieurs du Muséum d’Histoire Naturelle, il n’était pas question de tourner des scènes d’action à l’intérieur, au milieu des précieuses collections. Les équipes techniques ont donc dû reconstituer toutes les salles grandeur nature sur les immenses plateaux des Mammoth Studios à Vancouver. Primé aux Oscars pour son travail sur The Aviator de Martin Scorsese, Claude Paré savait que La Nuit Au Musée serait un nouveau genre de défi. Il explique: « Généralement, lorsqu’il est question de représenter un musée, le décorateur se concentre sur une ou deux périodes historiques. Pour La Nuit Au Musée, nous devions couvrir des périodes aussi variées que l’époque des dinosaures ou la conquête de l’Ouest en passant par les temples de l’Egypte ancienne. Nous avons repris à l’identi-ue les fenêtres cintrées pour assurer une continuité entre extérieur et intérieur, mais une fois passées les portes du musée, nous sommes immergés dans l’imaginaire du film. En dehors de la galerie sur la vie océanique, réalisée en images de synthèse à partir d’une collection authentique du Muséum d’Histoire Naturelle, tout a été créé, inventé. » Pendant plusieurs semaines, les artistes travaillant pour Claude Paré se sont transformés en conservateurs de musée, accumulant et créant des pièces de collection ou des scènes allant du pêcheur inuit sur son glacier à l’homme de Neandertal essayant d’allumer un feu dans sa grotte. Claude Paré précise: « Il fallait déterminer l’emplacement de chaque exposition, l’inventer puis la construire et la peindre en prêtant la plus grande attention aux moindres détails pour la rendre aussi crédible que possible. » Les artistes ont travaillé jour et nuit par équipes alternées, sept jours sur sept, afin de préparer les statues, maquettes et miniatures du film. La zone des pyramides, construite pour la galerie égyptienne, est directement inspirée de celle du Metropolitan Museum de New York.

Une des statues clés est celle présentant le Président Roosevelt à cheval, brandissant son épée. Lors de sa reconstitution, les traits de la célèbre statue ont été modifiés afin de correspondre à ceux de Robin Williams. Pour cela, l’acteur a dû rester immobile tandis qu’on le recouvrait de plâtre pour réaliser un moule. Le moule a ensuite été rempli de fibre de verre. Puis, quelques retouches ont fini d’assurer la parfaite « cohérence»
entre la célébrissime statue de Roosevelt et les traits de Robin Williams. Une équipe de maquettistes a également été engagée pour réaliser les miniatures et dioramas du musée qui se mettent aussi à prendre vie et font de Larry une sorte de Gulliver au pays des Lilliputiens... Claude Paré raconte: « Avant de créer les dioramas, nous avons fait quelques recherches, notamment sur la culture Maya et le développement du chemin de fer aux Etats-Unis. Puis nous avons étudié la place qui devrait être dévolue aux dioramas pour que Ben puisse être placé en interaction avec les petites figurines. Ce travail a nécessité beaucoup de minutie et de patience. »

Malgré les nombreux décors et accessoires spectaculaires créés pour le film, celui que préfère Claude Paré est l’un des éléments les plus subtils : le sol très brillant du musée. Il explique : « Il a marqué l’aspect visuel du film. Les reflets magnifiques qu’on peut y voir donnent au musée une dimension et une noblesse plus grande encore. » Comme Claude Paré, la costumière Renée April a dû s’intéresser à diverses périodes historiques pour habiller les Huns, les Mayas, les Romains, les soldats de la Guerre de Sécession ou les conservateurs du musée.

Pour réaliser son travail, la costumière s’est rendue plusieurs fois au Muséum d’Histoire Naturelle. En plus de rester fidèle aux costumes de chaque époque, Renée April désirait trouver une certaine harmonie d’ensemble qui valorise le comique de ses rencontres inter époques. Elle explique: « Il fallait que chaque personnage soit fidèle à la réalité historique tout en étant immédiatement identifiable dans le feu de l’action.» L’un des costumes les plus difficiles à préparer a été celui du Pharaon Akhmenrah. Renée April raconte: « Puisqu’il s’agit d’une momie, le costume devait pouvoir associer bandelettes, fastueuse coiffe et long manteau doré. Il nous a fallu des heures de travail pour venir à bout de ce costume. » Un autre défi a été la création du costume d’Attila, dont il n’existe bien sûr aucune représentation authentique. Renée April a laissé libre cours à son imagination. Elle explique: « Nous avons acheté de vieilles couvertures sur lesquelles nous avons cousu de la fourrure. Puis nous avons ajouté une armure en métal et des casques ornés de crins de cheval. Cela donne un résultat très vivant à défaut d’être historiquement exact. » Elle ajoute: « Il a été beaucoup plus facile de rester fidèle à l’histoire pour le costume de Roosevelt dont les historiens nous ont donné les moindres détails. »

Le maquilleur Adrien Morot a apporté une dernière touche aux costumes de Renée April en donnant aux acteurs interprétant des sculptures vivantes un teint un peu cireux et en créant des prothèses faciales qui grossissent les traits des acteurs et rappellent ceux des Huns ou de l’homme de Neandertal. Shawn Levy commente: « En général, les maquilleurs s’acharnent à rendre authentique ce qui est faux. Dans notre cas, Adrien Morot a déployé tous ses talents pour transformer de véritables individus en vieilles statues de plâtre. Le résultat était étonnant ! »

La magie technologique pour donner la vie

Lorsque le projet est entré en production, Shawn Levy redoutait un peu d’avoir affaire à autant d’effets spéciaux. Le scénario exigeait les toutes dernières prouesses technologiques et des combinaisons inédites d’effets spéciaux de très haut niveau. Le réalisateur se souvient : « Forts de leur exceptionnelle expérience sur Harry Potter les producteurs Chris Columbus et Michael Barnathan ont réussi à me rassurer. Ils m’ont convaincu de ne pas angoisser devant l’aspect technologique. L’essentiel était d’avoir toujours une vision précise de ce que je voulais. Les ingénieurs m’aideraient ensuite à savoir comment la rendre concrète. J’ai donc passé beaucoup de temps à réaliser des story-boards afin de montrer le plus exactement possible la façon dont je voyais les choses. » Il ajoute: « Contrairement à ce qui se fait d’habitude, nous n’avons pas préparé les scènes impliquant des effets spéciaux trop longtemps à l’avance. Je souhaitais garder une place à l’improvisation. Par exemple, Ben Stiller était censé glisser sur le sol après avoir été frappé par la queue d’un tyrannosaure. Le jour où nous avons tourné la scène, il a trouvé qu’il serait plus amusant de faire un double salto arrière avant d’atterrir sur l’escalier. Nous avons donc régulièrement apporté des changements de dernière minute. Il fallait que l’équipe des effets spéciaux s’adapte et elle a réussi à merveille. »

Pour animer les créatures et statues du musée, Shawn Levy a fait appel à Jim Rygiel, qui a notamment travaillé sur la trilogie du Seigneur Des Anneaux, et à Rhythm & Hues, la société qui a réalisé les animaux du Monde De Narnia. Pour ce film, les défis à relever n’étaient pas des moindres puisque l’une des premières scènes à réaliser était celle où un lion s’échappe de la galerie des mammifères africains et se met à poursuivre Larry. Dan Deleeuw, le directeur de Rhythm & Hues, explique: « Pour que le public ressente le danger, il fallait que le lion ait l’air authentique. Cela implique des mouvements très difficiles à réaliser en images de synthèse, notamment lorsque l’animal n’est pas représenté dans son environnement naturel. Nous avons eu recours à une mise en scène originale pour donner l’impression que les griffes du lion ne ratent Larry que de quelques millimètres. » Travailler sur les dioramas a été tout aussi difficile pour les responsables des effets spéciaux qui devaient rendre réelles des armées de quelques centimètres de hauteur. Jim Rygiel raconte: « Nous avons créé 89 maquettes qui ont servi de base à plusieurs centaines de variations sur ordinateur. Nous avons également filmé de vrais acteurs en train de se battre puis nous les avons multipliés numériquement de sorte que, lorsqu’on voit des cow-boys face à des Romains sur un diorama, chaque personnage ait ses propres caractéristiques. »

Les dioramas posaient également d’importants problèmes d’échelle. Dan Deleeuw observe: « Si vous photographiez quelque chose sur un diorama et que vous reculez de 60 centimètres, alors, lorsque vous travaillez avec des humains sur fond vert, vous devez reculer de 15 mètres. Vous vous retrouvez alors au-dessus du plafond du plateau de tournage! Il fallait donc tout planifier avec minutie en respectant l’échelle et les proportions. Cela nous a posé quelques problèmes logistiques mais le résultat en valait la peine. » Il est probable qu’après le film, vous ne verrez plus jamais les statues, les dioramas, ou les tableaux des musées de la même façon...

Notes de tournage...

Le 7 novembre 2005 - Une nouvelle gaffe pour Ben Stiller dans ''A night at the museum''
Ben Stiller est en négociation pour tenir le rôle principal du film A Night At The Museum. Après le succès de Madagascar, il devrait une nouvelle fois retrouver les animaux dans cette comédie produite par 20th Century Fox. D'après le scénario écrit par Thomas Lennon et Ben Garant, il y incarnera un gardien de nuit dans un musée d'histoire naturelle, dont la bonté n'a d'égale que sa malchance… Il annule alors accidentellement un ancien sort qui redonne vie aux animaux et insectes en démonstration ! Ben Stiller reste donc dans son registre favori en jouant le type sympathique qui enchaîne les catastrophes comme dans Mon Beau Père Et Moi, Starsky Et Hutch ou encore Polly Et Moi. Il sera dirigé par un autre maître de la comédie, Shawn Levy (Pour Le Meilleur Et Pour Le Rire) qui est également très attendu en 2006 puisqu'il a réalisé The Pink Panther.
Le tournage devrait débuter au début de l'année prochaine dans les studios d'effets spéciaux de Vancouver. 20th Century Fox prévoit une sortie pour l'été 2006 et annonce le film comme la grande sortie familiale des prochaines vacances. Une année qui sera très chargée pour Ben Stiller également attendu dans The Mirror et Tropic Thunder. L'acteur prêtera à nouveau sa voix au lion Alex dans Madagascar 2 annoncé pour 2008.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 141 424 entrées
  • Cumul IDF : 438 805 entrées

  • 1ère semaine France : 694 177 entrées
  • Cumul France : 2 275 113 entrées