Notes de Prod. : La Planète Bleue

    en DVD le 03 Novembre 2009

Les Coulisses de La Planète Bleue

Canada : Ours polaires et bélugas
“Pendant que nous tournions au Canada, quelqu’un nous a averti que plusieurs bélugas étaient piégés sous les glaces, et qu’un groupe d’ours polaires en faisaient leurs repas quotidiens. Nous nous sommes précipités sur les lieux, munis de nos caméras, et ce en un temps record.” (Martha Holmes, productrice)

Californie : Les orques à l’heure du dîner
“Comment filmer un groupe d’orques occupées à dévorer une baleine grise ? Notre conseiller scientifique, après dix ans de recherches sur le terrain, n’avait assisté qu’une seule fois à cet acte de prédation dans son intégralité. Comme pour tout documentaire animalier, cette séquence a donc exigé de notre part une grande patience.
Un jour, on nous a signalé que la carcasse d’une baleine grise avait été aperçue au large d’une côte californienne. Nous avons retrouvé l’endroit où elle avait sombré. Quand les orques sont arrivées, la visibilité s’en est trouvée très réduite, c’était infilmable. La deuxième année, quand nous nous sommes retrouvés dans des conditions similaires, nous sommes en fait arrivés juste après le départ des orques, et nous avons donc pu effectuer nos prises de vues dans de meilleures conditions visuelles, et surtout, sans y risquer notre peau !” (Martha Holmes, productrice)

Maldives : le blanchiment du corail
“Nous étions aux Maldives pour y filmer les dauphins qui dorment au fond du lagon toute la journée, quand nous avons constaté qu’environ 90 % du corail blanchissait à une vitesse incroyable. Notre caméraman a pu filmer cet étrange événement. Un blanchiment de corail à une telle échelle n’avait jamais été filmé auparavant.”
(Martha Holmes, productrice)

Entretien avec Alastair Fothergill, réalisateur

Pouvez-vous nous raconter comment a démarré ce projet ?

Les premières étapes à la réalisation de La Planète Bleue datent de 1995, et il nous a fallu environ un an de recherches et de prises de contact avec le monde scientifique avant de pouvoir nous atteler aux prises de vues proprement dites.

Entretien avec le réalisateur de La Planète Bleue

Quelle est l’importance de la mer, à vos yeux ?

La raison pour laquelle nous nous sommes attelés à la conception d’un projet aussi peu raisonnable est que chacun d’entre nous éprouvait depuis toujours une véritable passion pour les océans. Sur la terre ferme, les équipes de tournage de l’Unité d’Histoire Naturelle de la BBC ont réalisé depuis de nombreuses années des documentaires spectaculaires autour de la faune. Nous avons alors éprouvé le désir de faire entrer à son tour l’univers sous-marin dans l’esprit des spectateurs tout en sachant qu’il ne fallait pas se contenter d’un message écologisant du style “Prenez grand soin de l’océan, faites attention aux poissons, mangez-en moins, pêchez moins” : les gens ne savent même pas, à la base, à quoi ressemble un thon vivant ou comment se comporte un dauphin en pleine mer ! Avec La Planète Bleue, nous sommes partis du principe qu’il fallait justement faire découvrir ces habitants des océans.