La Prophétie Des Ombres s’inspire des expériences surnaturelles que le journaliste John A. Kell vécut pendant treize mois dans la bourgade de Point Pleasant (Virginie), et dont la dramatique conclusion fit, en décembre 1967, la " une " de la prese internationale.
L’histoire, réactualisée, met en scène un reporter du Washington Post entraîné dans une série d’évènements extraordinaires affectant la vie d’une petit communauté américaine.
"C’est avant tout un drame psychologique, mon personnage, John Klein, perd sa femme dans les premières scènes du film, et tout ce qu’il vit par la suite peut apparaître comme un contrecoup de ce traumatisme. Le film illustre l’idée selon laquelle chacun de nous se forge une image personnelle de la réalité et développe sa propre perception du monde. Nous n’avons pas la même écoute, la même sensibilité, la même vision. C’est à travers notre histoire, notre mentalité et nos émotions que nous interprétons la réalité." Richard Gere.
Le réalisateur
Mark Pellington s’attacha en premier lieu à cette dimension psychologique :
"Je n’avais pas l’intention de réaliser un film de monstres, pas plus qu’un film fantastique ou de science-fiction. La Prophétie Des Ombres est un mystère psychologique avec une dimension surréelle. Le scénariste Richard Hatem a signé une brillante adaptation du livre de Keel "The Mothman Prophecies".
En inventant le personnage de John Klein, et en faisant de lui le pôle de ces évènements, il a créé du même coup un héros.
"L’histoire recelait quantité de pièges et pouvait aisément sombrer dans le mélo ou le comique involontaire. Elle n’est pas d’une vraisemblance à toute épreuve, et il a fallu la creuser, en dégager la dimension métaphysique, "naturellement surréelle", mystérieuse et émouvante pour qu’elle fonctionne."