Notes de Prod. : La Rafle

    en DVD le 08 Septembre 2010

Sur le tournage de La Rafle

Le 22 Janvier 2009 - Gad Elmaleh enfin dans un rôle fort

Alors que ses fans s’impatientent avant la sortie de son film Coco le 18 mars, c’est un rôle à contre-emploi qui l’attend très prochainement avec La Rafle. En effet, le prochain film de Roselyne Bosch, à qui l’on doit Animal., traitera de la La Rafle du Vel’ d’Hiv’ des 16 et 17 juillet 1942.
Ce triste moment d’Histoire avait déjà été porté à l’écran en 1976 par Joseph LOSEY dans Monsieur Klein, avec Alain Delon. Et, c’est cette fois-ci Jean Reno et Emmanuelle Seigner qui donneront la réplique au comique préféré des Français.

Le producteur Alain Goldman (La Môme) nous promet un grand film, une sorte de La Liste De Schindler à la française. Le tournage, donc prometteur, doit débuter en mai prochain et l’on sait déjà qu’il passera par Paris et la Hongrie.

Entretien avec Rose Bosch, réalisatrice de La Rafle

Quelle a été votre réaction lorsqu’Ilan vous a parlé d’un film sur la rafle du Vélodrome d’Hiver ?
Depuis des années, Ilan me parlait de cette rafle elle l’obsédait. Quant à moi, le fait qu’il n’y ait aucune image – juste une photo des bus vides devant le Vel’ d’Hiv’ – me bouleversait. Je ne suis pas juive, mais nous avons beaucoup en commun, et surtout… des enfants ! Des enfants bi-culturels qui auraient pu être persécutés. Je crois que leur existence est ce qui m’a fait considérer la Seconde Guerre Mondiale et l’Holocauste d’un point de vue radicalement différent...

Entretien avec Ilan Goldman, producteur de La Rafle

C’est vous qui avez eu l’idée de consacrer un film à la rafle du Vel’ d’Hiv’…
L’impulsion était la mienne, depuis très longtemps. Et si Rose s’est totalement immergée dans le sujet, c’est pour savoir s’il était possible de le réaliser, d’une manière humaine, frontale et directe. Si l’impulsion est venue de moi, c’est qu’il s’agit d’un événement lié à ce que je suis au plus profond de moi-même et que produire un film qui raconte cette histoire me permet de mêler mon être et mon métier. Je suis un des fils de cette communauté de Juifs de Montmartre, qui a beaucoup souffert : un quart des enfants juifs raflés à Paris venaient de Montmartre.

Entretien avec Jean Reno, acteur dans La Rafle

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris et touché à la lecture du scénario de La Rafle ?
Ce qui m’a surpris avant tout c’est qu’Ilan me propose le film. Ce n’est pas le genre de sujet ni de personnage qu’on a l’habitude de me demander. Ça m’a beaucoup touché. Il est venu me voir, il n’y avait pas encore de scénario, il y avait simplement son désir de témoigner, de raconter cet événement terrible, il m’a parlé de Joseph Weismann qu’ils venaient de retrouver…

Entretien avec Mélanie Laurent, actrice dans La Rafle

Quelle a été votre réaction à la lecture du scénario de La Rafle ?
Je l’ai lu d’un coup, mais non sans difficultés. En lisant la scène de la fouille au camp, par exemple, je ne pouvais plus respirer. C’était d’une telle violence... Je pleurais en tournant les pages. Arrivée à la fin du script, j’ai tout de suite appelé Rose, mais je pouvais à peine parler entre deux sanglots ! Déjà, la journée que j’avais passée avec elle avant qu’elle me donne le scénario m’avait bouleversée. Elle m’avait montré les documents, les photos...

Entretien avec Gad Elmaleh, acteur dans La Rafle

Avez-vous été surpris lorsque Rose Bosch et Ilan Goldman vous ont proposé de jouer Schmuel Weismann dans La Rafle ?
Je savais que Rose travaillait sur La Rafle depuis de nombreux mois puisque, à la même époque, je tournais Coco qu’Ilan produisait. Nous nous voyions donc souvent et j’entendais parler des recherches que faisait Rose. Quand j’allais chez eux, je la voyais sortir de son bureau, complètement immergée dans l’histoire de La Rafle.

Entretien avec Raphaëlle Agogue, actrice dans La Rafle

Comment vous êtes-vous retrouvée impliquée dans La Rafle ?
Ça s'est fait très vite, quasiment du jour au lendemain ! Mon agent m’a appelée le vendredi pour des essais prévus le samedi. J'avais deux grosses scènes à travailler avec l'accent yiddish. C'est d’abord Olivier Carbone, le directeur de casting, qui m'a reçu. Puis j'ai rencontré Rose plusieurs fois dans son bureau où elle m'a fait jouer quasiment toutes mes scènes du film. Lorsqu'elle m'a annoncé que j'avais le rôle, j'ai eu à peine le temps de réaliser, le tournage était seulement trois semaines plus tard.