Notes de Prod. : La Tête en friche

    en DVD le 05 Octobre 2010

Sur le tournage de La Tête en friche

Le 5 Juin 2009 - Jean Becker et Gérard Depardieu : les retrouvailles

Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus se réuniront pour tourner sous la direction de Jean Becker dans son prochain film La tête en friche. Les deux acteurs ont déjà collaboré avec le réalisateur dans Elisa ou Les Enfants Du Marais.

Le film est une adaptation du roman La tête de friche écrit par Marie-Sabine Roger. Le livre raconte l’histoire d’amitié entre un homme analphabète et une petite vieille passionnée de lecture. Le tournage est prévu pour cet été. Et c’est Louis Becker, le père du réalisateur, qui produira le film.

Entretien avec Jean Becker, à propos de La Tête en friche

Comment avez-vous découvert le roman de Marie- Sabine Roger et qu’est-ce qui a vous a donné envie de l’adapter ?
J’ai quelqu’un qui recherche des sujets pour moi et qui m’a fait découvrir ce livre de Marie-Sabine Roger «La Tête en friche». Et dès que je l’ai lu, je suis tombé sous le charme. J’ai tout de suite été attiré par le personnage de ce gentil bonhomme, brut de décoffrage, souffrant de son inculture, et dont on pourrait penser qu’il est un peu simplet alors qu’il ne l’est pas le moins du monde. Et justement, grâce à la rencontre fortuite avec une vieille dame très érudite qui va lui révéler la richesse de la lecture, il va évoluer. Elle va le «défricher»…

Entretien avec Gérard Depardieu, à propos de La Tête en friche

Vous aviez déjà travaillé sous la direction de Jean Becker dans Elisa, au milieu des années 90. Mais depuis combien de temps vous connaissez vous tous les deux ?
J’ai l’impression qu’on se connaît depuis toujours. Car par sa famille, Jean fait partie de toute une tradition de cinéma dont les membres ont été peu ou prou tous mes pères : qu’ils soient acteurs comme Gabin, Blier, Paul Meurisse, Pierre Brasseur ou Michel Simon, ou auteurs comme Michel Audiard et son sens inouï de la réplique, du dialogue, du français… qui s’est perdu. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Jean est un des rares cinéastes avec Claude Chabrol à conserver et faire vivre cet état d’esprit-là. Il appartient à ce type de cinéma populaire qui disparaît petit à petit. Il suffit de voir ses films : ce qui l’intéresse, ce sont des petits détails. Comme dans La Tête en friche, la rencontre entre cette vieille dame merveilleusement interprétée par Gisèle Casadesus et mon personnage, en apparence – je dis bien, en apparence – le simple du village.

Entretien avec Gisèle Casadesus, à propos de La Tête en friche

Quel souvenir gardez- vous de Les Enfants Du Marais, votre premier film sous la direction de Jean Becker ?
Un souvenir à la fois excellent et très proche car ce film a vraiment marqué les gens et on m’en reparle souvent. Ce qui d’ailleurs ne me surprend pas : il raconte une de ces histoires toutes simples et puissamment humaines qui, souvent, font les plus beaux films. Et en tout cas ceux qui restent dans la mémoire collective.