Injustement, LA VALSE DES PANTINS est l’œuvre la moins populaire du cinéaste
Martin Scorsese. C’est pourtant une des plus intéressantes et des plus radicales de sa carrière. Une satire féroce dans laquelle Scorsese dénonce les diktats de la télévision et, notamment, les conséquences de sa domination sur l’individu “moyen”. Le scénario a été écrit par Paul Zimmerman quatorze ans auparavant. Il met en scène Rupert Pupkin, un spectateur sociopathe doté d’un talent comique médiocre qui voue un culte absolu à Jerry Langford, un animateur de show télévisé. Ce simple squelette narratif offre à
Martin Scorsese l’occasion de filmer le monde du show business tel un champ de bataille où l’arrogance, le mensonge et la suffisance règnent en maîtres absolus.