Notes de Prod. : La Vengeance dans la peau

    en DVD le 25 Mars 2008

Notes de Production

Paul Greengrass conclut le périple mouvementé de Jason Bourne : «Bourne est un personnage réel, évoluant dans un monde réel, mais sa quête identitaire a une dimension mythique. A-t-il toujours été un tueur, ou en a-t-on fait un tueur, et pourquoi ? Il cherche une réponse à ces questions, sans jamais faire confi ance à personne. À ses yeux, le système est pourri, tous les hommes sont mauvais.»

Les sentiments de l’acteur


Matt Damon se réjouissait de retrouver Greengrass sur ce troisième volet : «Paul est l’un des grands réalisateurs actuels. Son style est idéalement adapté à ces films parce qu’il est en prise directe avec le réel et n’a rien de théâtral.» De film en film, Damon apporte à Jason Bourne la même obstination, la même intensité contenue dans sa quête de vérité : «Matt a toujours su trouver la note exacte», souligne le réalisateur. «Le public perçoit d’instinct la droiture de ses personnages, même lorsque ceux-ci évoluent dans des contextes troubles ou affi chent une certaine noirceur. Il sent qu’ils sont mus par une force positive.
Cet aspect plaît particulièrement aux jeunes spectateurs.» «Matt incarne Jason comme Robert Ludlum le voyait», souligne Frank Marshall. «Par exemple, il n’a pas l’allure d’un assassin, bien qu’il ait été formé pour tuer, et c’est un homme de notre temps, apte à se fondre dans n’importe quel environnement. C’est bien ainsi que Ludlum le dépeint dans ses romans.» Le scénario de Tony Gilroy, comme celui des deux précédents films, s’éloigne du contexte «guerre froide» des romans, devenu passablement obscur pour le public contemporain, mais conserve les thèmes clés de la conspiration, du mensonge d’État, de la manipulation et du coup tordu dont la pertinence n’est plus à démontrer. (On a longtemps soupçonné Ludlum d’avoir un contact au sein de la CIA, tant ses descriptions du mode opératoire de l’Agence sont réalistes.)

Espionnage et cinéma


Paul Greengrass connaît lui aussi intimement les arcanes de l’espionnage. En 1987, il cosigna avec Peter Wright, ancien directeur adjoint du MI5, un compte rendu précis et détaillé de la vie d’un ancien agent du Renseignement britannique. Le gouvernement s’efforça vainement d’interdire ce «Spycatcher», lui apportant ainsi une énorme publicité qui contribua à en faire un best-seller international. Greengrass est ainsi devenu l’un des réalisateurs les mieux informés sur le monde de l’espionnage et l’un des mieux placés pour raconter l’aventure de Jason Bourne.
Dans les épisodes précédents, Jason redécouvrait des bribes de son passé à travers certaines réactions instinctives. Il réalisait ainsi son aptitude à éliminer discrètement une cible en public ou à semer ses poursuivants. Mais la mort brutale de sa compagne le dissuadait d’utiliser ces dons. «Cet homme au lourd passé a commis des actes horribles, et il le sait», souligne Damon. «Marie l’avait aidé à se comprendre un peu mieux, elle incarnait sa part d’humanité.
Depuis sa mort, Jason n’a plus rien à perdre.» Bourne espérait en avoir fi ni avec son passé après la mort de son ennemi Ward Abbott (Brian Cox). «À la fin de La Mort Dans La Peau , il avertissait clairement l’Agence et les responsables du programme Treadstone : sa vengeance serait terrible si jamais ils s’avisaient de le relancer ou de le faire suivre», rappelle Damon.

Le contexte international


Mais la situation internationale pousse certains cadres de la CIA à mettre en place une surveillance renforcée. À Treadstone succède donc le projet Blackbriar. «Ayant compris leurs erreurs, ils n’ont pas mis longtemps à inventer de nouvelles techniques d’entraînement et de manipulation psychique», dit Damon.
Et la poursuite reprend à fond de train, de Londres à Madrid et Tanger, de Paris à Moscou et New York... «Les films de la saga sont aussi des voyages à travers le monde entier, et j’aimais l’idée de réunir en une même histoire Londres, Madrid et New York», indique Greengrass.

Retour sur un tournage international

Tanger

Les prises de vues débutèrent à Tanger, qui fut dans les années 40-50 une zone internationale et une plaque tournante de l’espionnage. Le Café de Paris (où Nick a rendez-vous avec Desh pour un échange de portables) était fréquenté à l’époque par l’élite des artistes et écrivains expatriés. «Sa médina aux rues étroites et enchevêtrées constitue un décor haut en couleur, idéal pour organiser une grande poursuite», dit Marshall. Greengrass disposa de multiples opérateurs le long du parcours haletant de Bourne et Nicky et utilisa aussi bien des caméras légères, portées à l’épaule, que la grue, la dolly, et même un filin pour capter au plus près la course éperdue de Jason de toit en toit.

Notes de tournage

15 mars 2005 - Matt Damon de nouveau dans la peau de Jason Bourne ?

Après La Memoire Dans La Peau et La Mort Dans La Peau, Matt Damon s'est déclaré prêt et motivé pour reprendre le rôle de Jason Bourne, ancien agent de la CIA dans le troisième volet de la série, toujours adapté du roman de Robert Ludlum. Le scénario devrait être signé Tony Gilroy tout comme les deux précédents volets. D'après l'acteur américain, The Bourne Ultimatum serait prévu pour 2007. Acteurs, producteurs et réalisateurs semblent impatients de retrouver le chemin des plateaux. Mais pour Matt Damon, pas question de tourner le film sans avoir un scénario impeccable, « Nous ne le ferons pas sans un scénario solide. Nous voulons que le troisième volet soit aussi bien que le second. Et si ce n'est pas possible, nous abandonnerons. » Beaucoup d'ambition donc pour l'épisode final de cette saga, écrite pendant la Guerre Froide et qu'il a donc fallu réadapter. Jason Bourne devrait retrouver son ennemi de toujours Carlos. Les aventures de cet espion devrait donc envahir nos écrans d'ici deux ans.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 202 202 entrées
  • Cumul IDF : 502 523 entrées

  • 1ère semaine France : 584 326 entrées
  • Cumul France : 1 539 620 entrées