Notes de Prod. : La Vie des Autres

    en DVD le 25 Octobre 2007

Notes de production

Florian Henckel Von Donnersmarck a consacré quatre années à des recherches approfondies ainsi qu’à l’écriture du scénario, avant de tourner le film à Berlin en 37 jours, du 26 octobre au 17 décembre 2004.

Le cinéaste a non seulement consulté de nombreux ouvrages spécialisés, mais il s’est surtout entretenu longuement avec des témoins de l’époque, anciens employés de la Stasi ou victimes de cette dernière. Henckel von Donnersmarck s’est également entouré d’éminents experts, comme le professeur Manfred Wilke, directeur de la Commission de Recherche du “Parti Socialiste Unitaire Allemand” (SED), Jörg Drieselmann, directeur de l’Agence de Recherche et du Musée de la Normannenstrasse, l’ancien colonel
de la Stasi Wolfgang Schmidt, et le chef décorateur du Théâtre Berliner Volksbühne.

Une obsession : tourner en décors naturels
Il est primordial de tourner une reconstitution historique dans les lieux mêmes où ont eu lieu les faits. L’équipe utilisa ainsi l’ancien QG de la Stasi de la Normannenstrasse, adresse particulièrement redoutée à l’époque de la RDA, aujourd’hui transformé en musée. C’est là qu’ont été tournées les scènes avec Ulrich Tukur qui campe le lieutenant-colonel Anton Grubitz : son bureau était mitoyen de celui du patron de la Stasi, Mielke. L’atmosphère propre à l’Allemagne de l’Est a été préservée : grâce à leurs boiseries caractéristiques, ces bureaux conservent un “charme" inimitable qui les associe à une période et à un style bien définis.

Dans un souci d’authenticité, les producteurs ont souhaité tourner autant que possible en décors naturels. Pourtant, alors même que les événements ne se sont déroulés qu’il y a une quinzaine d’années, plusieurs changements notables sont intervenus depuis.

La Vie des autres est le seul film à ce jour qui ait pu être tourné dans les locaux des archives de l’ancien QG de la Stasi, dans la ormannenstrasse. Les locaux ont été réaménagés pour les besoins du film, puis numérisés après la fin du tournage. Car si les archives ont été sauvegardées, les bureaux qui les abritent ne ressemblent plus à ce qu’ils étaient à l’époque de l’Allemagne de l’Est.

Entretien avec Florian Henckel von Donnersmarck

Comment est né le film ? S’agit-il d’un projet qui vous tenait personnellement à cœur ?
Au fil des années, deux éléments m’ont poussé à tourner ce film. Le premier est lié à mes nombreux souvenirs d’enfance de mes visites à Berlin-est et en RDA. A l’âge de 8, 9 ou 10 ans, cela m’intriguait et m’amusait de ressentir la même peur que les adultes. Et d’ailleurs, ils avaient vraiment peur : lorsqu’ils passaient la frontière pour aller voir leurs amis d’Allemagne de l’Est, mes parents (qui étaient tous deux nés en RDA et qui en avaient sans doute gardé une certaine réserve) voyaient bien qu’on nous regardait parce qu’on venait de l’Ouest. Les enfants ont un sixième sens quand il s’agit de capter les émotions. Je crois que si je n’avais pas vécu cela, je n’aurais pas su comment aborder un tel sujet.

Synthèse sur la Stasi

La Stasi, abréviation de staatssicherheit et dont le nom officiel est ministerium für staatssicherheit (en français : Ministère pour la sécurité d’Etat) créée le 8 février 1950, cinq mois après la proclamation de la RDA, était le service de police politique, de renseignements, d’espionnage et de contre-espionnage du régime communiste de la République Démocratique Allemande (RDA). La Stasi fut structurée sur le modèle de la Tcheka, ancêtre du KGB, pour traquer les opposants politique au régime communiste instauré dans l’est de l’Allemagne . La Stasi s’est très vite professionnalisée, créant en 1951 son école de formation d’officiers dont l’enseignement se veut fondé sur des «règles scientifiques et socialistes» Au service du Part et du pouvoir, elle est une police secrète et politique, une institution discrète qui pratique l’indiscrétion et qui jouit dans l’exercice de ses fonctions d’un pouvoir quasi discrétionnaire : les droits de la stasi ne sont limité par aucun texte de loi.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 61 502 entrées
  • Cumul IDF : 644 562 entrées

  • 1ère semaine France : 135 858 entrées
  • Cumul France : 1 510 069 entrées