Après avoir remporté le grand prix à Cannes en 2004 pour son thriller sombre et violent
Old Boy,
Park Chan-wook a créé la surprise en annonçant que le dernier volet de sa sanglante trilogie de la vengeance aurait une femme pour personnage principal. Quand on a su que le rôle serait confié à l'actrice
Lee Young-ae (immensément populaire en Asie pour des films comme
One Fire Spring Day et des séries télé comme "The Jewel in the palace") et que l'objet de sa vengeance ne serait autre que
Choi Min-sik (la star dérangée d'
Old Boy), l'attente suscitée par
Lady Vengeance est encore montée d'un cran. C'est la première fois que
Park Chan-wook retrouve
Lee Young-ae depuis le succès historique de
Jsa (Joint Security Area) il y a cinq ans. Après s'être focalisé sur des personnages masculins dans les deux premiers volets de sa trilogie, Park voulait s'engager dans une toute autre direction. Avec l'image sereine et douce de
Lee Young-ae constamment à l'esprit, Park a écrit le personnage de Geum-ja une femme pleine de mystère, à la fois le plus céleste des anges et le plus sombre des démons.
Lady Vengeance est le résultat de cette collaboration inattendue entre le cinéaste et sa comédienne.
Là où les deux premiers films traitaient de la vengeance agressive et explosive de personnages masculins,
Lady Vengeance adopte le point de vue d'une femme oeuvrant avec patience à la réalisation de sa quête vengeresse et à la concrétisation de sa colère. Le motif central du premier film était l'enlèvement, celui du second, l'enfermement. Deux thèmes encore présents dans
Lady Vengeance, mais auxquels vient s'ajouter celui de l'expiation.