Notes de Prod. : Lady Vengeance

    en DVD le 08 Juin 2006

Le film coréen le plus attendu de 2005

Après avoir remporté le grand prix à Cannes en 2004 pour son thriller sombre et violent Old Boy, Park Chan-wook a créé la surprise en annonçant que le dernier volet de sa sanglante trilogie de la vengeance aurait une femme pour personnage principal. Quand on a su que le rôle serait confié à l'actrice Lee Young-ae (immensément populaire en Asie pour des films comme One Fire Spring Day et des séries télé comme "The Jewel in the palace") et que l'objet de sa vengeance ne serait autre que Choi Min-sik (la star dérangée d'Old Boy), l'attente suscitée par Lady Vengeance est encore montée d'un cran. C'est la première fois que Park Chan-wook retrouve Lee Young-ae depuis le succès historique de Jsa (Joint Security Area) il y a cinq ans. Après s'être focalisé sur des personnages masculins dans les deux premiers volets de sa trilogie, Park voulait s'engager dans une toute autre direction. Avec l'image sereine et douce de Lee Young-ae constamment à l'esprit, Park a écrit le personnage de Geum-ja une femme pleine de mystère, à la fois le plus céleste des anges et le plus sombre des démons. Lady Vengeance est le résultat de cette collaboration inattendue entre le cinéaste et sa comédienne.
Là où les deux premiers films traitaient de la vengeance agressive et explosive de personnages masculins, Lady Vengeance adopte le point de vue d'une femme oeuvrant avec patience à la réalisation de sa quête vengeresse et à la concrétisation de sa colère. Le motif central du premier film était l'enlèvement, celui du second, l'enfermement. Deux thèmes encore présents dans Lady Vengeance, mais auxquels vient s'ajouter celui de l'expiation.

Trilogie de la vengeance 2002-2005

Sympathy For Mr. Vengeance : « Je voulais que, dans la première partie, les spectateurs aient pitié du kidnappeur, un pauvre ouvrier qui essaie juste de sauver sa sœur. Ils devaient ressentir de la compassion, de la sympathie pour lui. Dans la deuxième partie, en revanche, ils s'identifient forcément au père de la petite fille enlevée. Ce qui me plaisait, c'était que les spectateurs ne sachent plus sur quel pied danser, de quel côté se situer. Qu'ils se demandent : Est-ce que je souhaite que le riche papa accomplisse sa vengeance ou au contraire que le kidnappeur s'en sorte ? Cette confusion-là était le cœur du film. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 11 126 entrées
  • Cumul IDF : 19 063 entrées

  • 1ère semaine France : 19 863 entrées
  • Cumul France : 34 972 entrées