Un DVD fort en action : pari réussi pour Largo Winch !Quand les frenchies sont pris en flag’ de vouloir imiter leurs cousins américains… ça passe ou ça casse. Pari réussi pour Largo Winch qui nous surprend en sortant pour l’occasion la grosse artillerie.
Le film suit les aventures de Largo Winch qui devient, à la mort subite de son père adoptif, l’héritier d’une des plus grosses fortunes mondiales, la modique somme de 20 milliards de dollars. Seul problème : les collègues de son père ne voient pas d’un très bon œil que la société Winch tombe entre les mains de ce jeune homme aventureux et fougueux qu’aucun n’a encore rencontré. Certains vont lui mettre des bâtons dans les roues.
Bien filmé, Largo Winch réunit tous les ingrédients d’un bon « action movie » à l’Américaine. Notre seul regret : le manque de profondeur des personnages. En attendant, les deux galettes de l’édition collector vont faire quelques heureux (et très certainement des heureuses, pour les fans du beau Tomer Sisley).
Le « making of version longue » porte plutôt bien son nom. Un peu longuet mais on en apprend pas mal sur l’aspect technique des cascades, sauts et autres explosions, qui constituent le réel attrait du film.
Puis le coordinateur des cascades mécaniques nous parle des « trucs » derrière certaines des scènes les plus spectaculaires comme l’évasion de la prison ou la poursuite en Rolls. Et si vous ignoriez que le ciné aussi avait ses chorégraphies, laissez-vous guider par le coordinateur des cascades physiques qui nous explique ensuite comment les acteurs ont dû se préparer physiquement pour leurs combats, sans être doublés. Tout un art !
Pour finir, un entretien avec l’équipe du film : acteurs, scénariste, dessinateur, réalisateur et créateur du personnage de Largo. Vous saurez, entre autres, tout sur la fameuse « méthode Hong Kong » qui consiste à tourner dans les rues de la ville sans autorisation, et sur les nombreux challenges liés à l’adaptation d’une BD sur grand écran.
Comme dirait le réalisateur Jérôme Salle, « On s’en est pas trop mal sortis ! » Et en effet, une suite est déjà en préparation. Rendez-vous en 2010…
DVD et Blu-ray disponibles le 29 juillet 2009
Bénédicte Lelong (Le 27 Juillet 2009)Hannah par Anne ConsignyJ’avais adoré le précédent film de Jérôme Salle, Anthony Zimmer, j’étais donc très heureuse qu’il demande à me rencontrer. J’ai trouvé le scénario passionnant. Ne connaissant pas les bandes dessinées de Largo Winch, je l’ai considéré comme un film à part entière sans être influencée. J’ai été particulièrement touchée de voir que,tout en faisant un film dit «d’aventure», Jérôme avait su garder un lien très intime avec les thèmes de l’adoption et de la paternité. A noterAvant de faire son apparition sur le grand écran, le fameux dessin-animé Largo Winch a fait un petit tour par la télévision. Adapté à un format de série, Largo Winch était diffusé sur M6 et mettait en vedette l'acteur italien Paolo Seganti. Notes de Tournage...Le 30 Avril 2007 - Tomer Sisley : Largo Winch est né
Après avoir joué dans de nombreuses pièces et notamment dans son Stand Up, Tomer Sisley démarque dans la peau d’un héros de bande-dessinée : Largo Winch.
Le dessin-animé, du même nom que son personnage principal, avait déjà été repris dans une série TV diffusée sur M6, dans laquelle l’acteur italien Paolo Seganti incarnait le jeune milliardaire en blue jeans qu’est Largo. Cette fois-ci, c’est dans un autre format que Jérôme Salle ( Trouble) a décidé d’adapter le dessin-animé de Jean Van Hamme et Philippe Francq, celui du grand écran. Rencontre avec Tomer Sisley (interprète de Largo Winch)Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?
Bien que je ne lise pas de bandes dessinées, le nom de Largo Winch m’évoquait certaines choses, assez pour savoir qu’il s’agissait de quelque chose d’important. Je ne savais rien non plus des romans que Jean Van Hamme avait écrits. Pour la petite histoire, je peux juste dire que j’avais participé au casting de la série télévisée pour un des rôles secondaires – sans doute celui de Simon! Largo, vers un nouveau mondeJean Van Hamme explique : « Je me suis rapidement rendu compte que je serais vite coincé par ma propre histoire et que je ne réussirais pas à m’en détacher suffisamment. Le réalisateur, Jérôme Salle, était lui-même candidat à l’écriture du scénario et Pan-Européenne m’a engagé comme consultant. Nous nous sommes réunis avec Julien Rappeneau. J’insistais à chaque fois pour garder une intrigue financière compréhensible pour tous. Ils y sont arrivés en s’écartant de la narration, mais sans perdre ce qui fait l’essence de l’histoire. Ils ont construit une intrigue qui fonctionne, où le personnage de Simon est à juste titre supprimé. L’aspect humain de la collaboration me paraît essentiel. Je me suis vite aperçu que je pouvais faire confiance à Jérôme. Il sait accepter les remarques et connaît son métier de réalisateur.» Largo Winch est l’un des héros les plus populaires de la bande dessinée francophone. Les centaines de milliers de fans des nombreux pays où les albums sont traduits vont enfin découvrir ce jeune homme au destin unique sous un autre regard, dans une dimension inédite et dans le respect de l’esprit de l’œuvre de Jean Van Hamme. Que ceux qui n’ont jamais entendu parler de lui se rassurent : ils vont découvrir d’un seul coup une histoire où l’action, l’aventure et l’émotion s’allient pour nous emmener au sommet de l’économie mondiale,dans les arcanes d’un incroyable destin humain et financier...
Entre secrets de son enfance et spectaculaires aventures aux quatre coins du globe, il est temps pour Largo de vivre sa toute première aventure sur grand écran. La Naissance de LargoJean Van Hamme, créateur et scénariste des bandes dessinées Largo Winch, se souvient : « Dans les années 70, je n’avais pas encore démissionné de mon job « sérieux » chez Philips, mais je faisais déjà de la bande dessinée, comme un hobby pendant les week-ends. Michel Greg, alors rédacteur en chef du journal Tintin, était un fou d’Amérique tant sur le plan de ses goûts personnels que sur celui du marché potentiel. Mais la bande dessinée franco-belge – ou belgo-française ! – n’était pas dans le goût des américains, très habitués aux comics. Il eut l’idée de demander à des dessinateurs américains de faire une bande dessinée dans Tintin qui pourrait ensuite être placée en Amérique grâce à leur renommée. Mais il fallait des scénaristes parlant anglais et à part lui, j’étais le seul ! Il m’a donc demandé de faire un saut à New York pour rencontrer des dessinateurs et leur proposer un début de série. C’est ainsi que j’ai débarqué à New York sans avoir la moindre idée du personnage que j’allais proposer ! J’ai rencontré John Prentice, celui qui avait repris Rip Kirby après la mort de son créateur, Alex Raymond.
Des albums au cinémaNathalie Gastaldo, productrice du film, raconte : « Ce projet est né de l’envie de travailler avec Jérôme Salle. A l’époque où il préparait Anthony Zimmer, nous étions déjà en contact et nous cherchions la bonne opportunité. Avant même de savoir que les droits de Largo Winch étaient libres, nous avions évoqué la possibilité de faire un film de cette ampleur et de ce registre. » Incarner LargoJérôme Salle raconte : « La directrice de casting a certainement vu tous les acteurs francophones de vingt à trente-cinq ans, en poussant jusqu’au Canada, aux Etats-Unis et au Maroc ! Il me fallait un acteur charismatique, sportif, capable de parler parfaitement français, anglais et serbo-croate. Rattacher le film à ses racines européennes était très important à mes yeux. C’est pour cela que, contrairement à la B.D., Nerio est né en ex-Yougoslavie, le pays où il retourne adopter un enfant. Dans le même ordre d’idées, je souhaitais que le film comporte plusieurs langues – leserbo-croate, le français et l’anglais, afin de mieux faire sentir le brassage des cultures qui imprègne le héros.
Embarqués dans l'aventureJérôme Salle explique : « Largo Winch est mon deuxième film et l’un de mes objectifs était de progresser encore dans mon travail avec les acteurs. Travailler l’émotion était un challenge, d’autant que Anthony Zimmer était un film très stylisé et donc un peu froid. Avec Largo Winch,j’avais envie d’explorer autre chose. Et j’aimais beaucoup l’idée de travailler avec des acteurs de cultures différentes. » L'univers visuelJérôme Salle précise : « Le film est un mélange de conte et de thriller. Deux époques et différents univers s’enchevêtrent : le monde de l’enfance - un paradis perdu au bord de la mer - et la partie contemporaine, le monde adulte. Chacun a été filmé de manière un peu différente. Le rythme était lent pour les récits d’enfance et accéléré pour la partie thriller. Le style de Largo Winch est assez différent de celui d’Anthony Zimmer, mon premier film, qui était un exercice de style plus formel. Sur Anthony Zimmer je tournais avec une seule caméra et j’arrivais tous les matins sur le plateau avec un découpage précis en tête que je respectais assez scrupuleusement.
Le tournageJérôme Salle raconte : « Nous avons tourné pendant 86 jours, du 20 août 2007 au 15 janvier 2008. Nous avons filmé à Malte, en Sicile, à Hong Kong, à Macao et en France pour quelques intérieurs en studio.
Pour moi, la première journée est très importante car je crois qu’elle donne le ton, le rythme du tournage. C’est là que l’équipe se met en place. C’est pour ça que j’aime bien démarrer par une journée très chargée. Pour ce premier jour, nous avions deux scènes dans deux décors différents à Malte, dont l’un avec une quarantaine d’enfants. Tout s’est parfaitement bien passé et du coup...les 80 et quelques jours qui ont suivi aussi.
La musiqueJérôme Salle explique : « Dès le départ,je savais que la musique serait un des éléments déterminants de l’univers cinéma de Largo Winch. Je voulais travailler avec Alexandre Desplat. Je connaissais son travail sur d’autres films et ce n’est pas un hasard s’il a autant de succès, aussi bien en France que dans le reste du monde. Alexandre offre l’avantage d’être un compositeur exceptionnel tout en étant un fou de cinéma. Il est très attentif à la narration. Il ne se contente pas de composer de la musique,il compose pour un film. » Ann Ferguson par Kristin Scott ThomasEn lisant le scénario, j’ai découvert une histoire haletante. Le personnage central est atypique. Le mélange d’aventures hors normes et de sentiments très réalistes, le tout dans un esprit qui rappelle les bandes dessinées, m’a intriguée.
J’avais très envie de travailler avec Jérôme Salle. Dès les premières rencontres, sa franchise, son calme, sa solidité et son enthousiasme ont été autant de bonnes raisons de rejoindre le projet. Je fonctionne à l’instinct et j’aime beaucoup varier les styles et les genres. Cela permet de changer. J’ai toujours joué des rôles de composition, qu’il s’agisse de premiers ou de seconds rôles. Je m’y amuse énormément. Nerio Winch par Miki ManojlovicJe connaissais bien la bande dessinée sur laquelle est basé le scénario. Je l’ai découverte dans ma famille française. En lisant le script, j’ai trouvé que non seulement Julien Rappeneau et Jérôme Salle avaient gardé l’essence de la B.D., mais qu’ils avaient en plus enrichi l’histoire en toute cohérence. J’aime particulièrement le mélange des genres, le côté superproduction, l’action et l’aventure qui s’entremêlent autour de thèmes très intimes. Étrangement, peu de gens sont aussi riches que Largo ou Nerio, et pourtant nous pouvons tous nous reconnaître dans leurs émotions et leur parcours. Léa / Naomi par Mélanie ThierryLorsque je suis venue passer mon audition, j’étais convaincue que le rôle de Léa avait déjà été distribué - comme quoi il faut se méfier des rumeurs ! J’y suis donc allée sans aucune pression pour rencontrer le réalisateur et Tomer, que je ne connaissais pas encore. Ce fut un joyeux moment et nous nous sommes très bien entendus. Nous avons joué la scène du spa, douze ou treize fois de suite parce que Jérôme est très méticuleux, très précis et qu’il souhaitait explorer toutes les directions possibles. Freddy par Gilbert MelkiJ’avais vu Anthony Zimmer que j’avais trouvé élégant. Lorsque j’ai reçu ce scénario,je l’ai lu et l’ai trouvé prenant, très bien construit. Largo est un jeune chien fou en quête d’aventures. Il ne souhaite pas hériter de ce groupe industriel. Ce qui compte le plus pour lui, c’est sa liberté, mais personne n’échappe à son destin ! Je ne connaissais pas la B.D. Largo Winch mais je suis allé en chercher dans la bibliothèque de mon fils ! |
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