Notes de Prod. : Last Kiss

    en DVD le 06 Juin 2007

Notes de production

La trentaine est souvent l’époque des engagements sérieux et des premiers bilans. Entre les rêves que l’on avait, les espoirs que l’on a toujours et les illusions qui souffrent, c’est un âge essentiel, où tout est encore possible mais où il devient urgent d’accomplir…
Pour Zach Braff, comédien principal de Last Kiss, ce projet constituait une évolution naturelle du rôle qu’il tenait dans son propre film à succès, Garden State. Le comédien confie : « Garden State évoquait la confusion que l’on éprouve à vingt-cinq ans, Last Kiss parle de ce qui survient plus tard. Trente ans est un cap important, il est question de s’installer et de fonder une famille, tout en essayant de conserver la liberté, l’innocence et la légèreté de la jeunesse. »
Ces thèmes humains et universels avaient déjà été abordés par Tony Goldwyn, réalisateur du film, dans Le Choix D’une Vie. Celui-ci explique : « Avec Last Kiss, nous avions l’opportunité de faire une comédie qui parle avec légèreté d’un sujet qui nous touche tous à un moment ou à un autre. Il était question de relations affectives, de choix entre raison et envie. Le scénario parle sans détour de ce que nous attendons de la vie et de nos partenaires. Pour les personnages, il est temps de mesurer l’écart entre ce qu’ils espéraient de la vie et ce qu’ils ont vraiment. Que faisons-nous quand la vie nous dépasse ? »
L’idée du film est née avec le film italien Juste Un Baiser de Gabriele Muccino qui remporta cinq Davids (l’équivalent italien des Oscar) pour 10 nominations.
Tom Rosenberg, producteur, se souvient : « La même semaine, deux personnes m'ont parlé de ce remarquable film italien. L’une d’elles était d’ailleurs Jacinda Barrett, qui joue dans Last Kiss. »
Il ajoute : « Pour moi, c’est un film sur la maturité. Avant, on devenait adulte plus vite - vers vingt ou vingt et un ans - parce que la vie nous y poussait. Aujourd’hui, la jeunesse se prolonge et on passe à un autre niveau vers la trentaine. Le film traite d’un grand nombre de problèmes auxquels les jeunes doivent faire face, mais personne n’en parle, ou si on en parle, c’est d'une façon peu réaliste ou simpliste. »
Gary Lucchesi, également producteur, commente : « Le projet m’a tout de suite séduit parce qu’il était l’alliance parfaite de la comédie et de l’émotion. Nous avons tout de suite pensé à Paul Haggis pour développer le scénario. Nous avions déjà travaillé avec lui sur Un Automne à New York et nous connaissions son talent et sa sensibilité. Il a fait un travail remarquable. C’est ensuite que nous avons appris qu'il avait écrit Million Dollar Baby et qu’il n’avait pas trouvé de financement. Nous avons donc décidé de le soutenir, et le reste appartient à l’Histoire ! »
Gary Lucchesi ajoute : « Last Kiss s’articule autour du personnage de Michael. Dès le début, je me suis senti proche de ce jeune homme. Pourtant, en tant que père de deux filles, j'ai imaginé ce qui arriverait si je devais découvrir que mon futur gendre a trompé ma fille. Le choc risquerait d’être sévère ! Au-delà de l’intrigue, je trouve le sujet plein d’humanité. L’important n’est pas de définir ce qui est bien ou mal. La tentation est partout, ce qui compte, c’est la façon dont on la gère et les leçons que l’on en tire. »
Pour réaliser le film, les producteurs ont choisi Tony Goldwyn.
Tom Rosenberg déclare : « Tony a eu une compréhension instinctive du scénario. Il était proche des thèmes et se sentait concerné par l’histoire. Gary et moi avons pensé qu’il était la bonne personne pour ce sujet. Tony est intelligent, mûr, il a la tête sur les épaules, et il est aussi comédien, ce qui constitue un avantage énorme pour un film d'acteurs comme Last Kiss. »
Tony Goldwyn explique : « Le Choix D’une Vie marquait ma première réalisation. A l’époque, je m’imaginais devenir producteur et je ne trouvais personne pour le réaliser. J’ai fini par me jeter à l’eau parce que j’avais vraiment envie que le film se fasse. Et c’est ainsi que j’ai découvert le métier le plus fabuleux que j’aie jamais fait ! En dirigeant, je n’oublie jamais ce que j’espère en tant qu’acteur, et je m’efforce de l’offrir à mes comédiens. C’est avec cette double approche que je mets en scène. »
Le réalisateur ajoute : « La première force du scénario de Paul Haggis repose sur son approche des personnages. Il ne les juge pas. Il n’en fait ni des saints ni des monstres. Ils sont complexes, attachants, terriblement humains. Aucun ne se résume à une caricature. Mon but était de les présenter sans parti pris, sans avantager aucun point de vue. Le film ne se concentre pas sur une perspective masculine ou féminine, mais sur une perspective humaine. »
Tony Goldwyn poursuit : « Bien que Last Kiss soit un film sur les relations amoureuses, c'est aussi un film sur l'amitié. Les personnages se connaissent depuis l'école maternelle et se soutiennent les uns les autres. À ce moment clé de leurs vies, à l’approche de la trentaine, ils comptent beaucoup les uns sur les autres, comme une ancre, un refuge. »

Au cœur des sentiments : les comédiens

Avec une intrigue reposant entièrement sur les personnages, Last Kiss exigeait une distribution capable de jouer toute la palette des sentiments et des situations.
Le réalisateur poursuit : « L’étape du casting était cruciale. Nous avons effectué une première sélection parmi les comédiens qui correspondaient aux âges mais nous ne trouvions pas notre bonheur. Lorsque Gary et Tom ont mentionné Zach Braff pour jouer Michael, j’ai su qu’ils avaient une grande idée. »
Tom Rosenberg commente : « Zach est quelqu’un d’immédiatement sympathique. Il pouvait jouer celui qui commet des erreurs graves sans perdre l’attachement du public. Faire des choses que les gens ne pardonnent pas sans être rejeté est extrêmement difficile. Il ne fallait pas non plus qu’il bascule dans la niaiserie. Zach était conscient de tous les enjeux et il est remarquable. »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 25 769 entrées
  • Cumul IDF : 37 364 entrées

  • 1ère semaine France : 50 139 entrées
  • Cumul France : 65 212 entrées