Interrogé par les
Cahiers du Cinéma en 1966 sur ce qu’il apprécie dans le genre fantastique,
Roman Polanski répond qu’il « aime tous les films d’horreur ; que ça le fait marrer ». Il constate que les spectateurs sont à la fois effrayés et capables de rire devant un tel genre de film. C’est dans
Positif en 1969 qu’il s’en explique :
« Les gens aiment avoir peur sans danger ; la peur est assez proche de l’humour qui consiste justement à rire de la mésaventure de quelqu’un ou de sa propre mésaventure. Et toute peur qui n’est pas accompagnée d’un véritable danger doit vous faire rire une fois passée ».
Aussi décide-t’il de se lancer avec son complice
Gérard Brach dans l’écriture d’une comédie sur le thème des vampires , qui s’inscrirait entre le style des contes de fées et des film de la Hammer spécialisée dans l’épouvante en particulier celui du
Cauchemar de Draculade Terence Fisher en 1958 et de ses
Maîtresses en 1960. Pour ce faire, Polanski veillera à ce que son film ne soit jamais parodie du genre ni un simple drame.