Notes de Prod. : Le Bonheur De Pierre

    en DVD le 07 Juillet 2010

Notes de production

La genèse du projet par Guy Bonnier – Producteur/ Scénariste Claude Bonin et moi avons produit le film Le Bonheur De Pierre. Claude est un vieux routier mais pour ma part, après plusieurs années dans le domaine du documentaire, j’en suis à mon premier long métrage de fiction. L’expérience de la production de mon premier film a été à la fois l’épreuve professionnelle la plus difficile et l’aventure humaine la plus enrichissante qu’il m’ait été permis d’expérimenter. Lorsque l’on m’a demandé d’écrire un texte sur la genèse de ce projet, j’ai voulu naturellement l’écrire de façon à partager mon expérience avec tous ceux qui ont rêvé un jour de cinéma. L’idée de partager mon expérience le plus simplement du monde, en toute transparence et en toute humilité me vient du message même du film : sur cette planète nous sommes UN.

En juillet 2002, le hasard me séquestre agréablement pendant deux semaines dans le petit village de Sainte-Rose-du-Nord au Saguenay, Québec. Complètement sous le charme de l’endroit et des gens, il me vient l’idée d’une comédie sentimentale, politiquement incorrecte : Le Bonheur De Pierre, l’histoire d’un parisien naïf rêvant de sa cabane au Canada qui aura beaucoup de difficultés à se faire accepter dans cet hermétique microcosme de 400 habitants. Un film sur le racisme qui est pour moi un phénomène issu de la plus grande peur de l’homme : la peur de l’inconnu. Un film où le bonheur et la naïveté vaincraient sur la bêtise humaine.

Les cinq pages de synopsis en main, le hasard frappe à nouveau quelques semaines plus tard alors que je me retrouve à visiter une ancienne collègue de travail sur le plateau de la minisérie «Robinson Crusoé» tournée dans les studios Mel’s à Montréal. Elle me présente l’acteur Pierre Richard qui interprète Robinson. Une poignée de main plus tard, je rejoins la liste des milliers de personnes qu’une célébrité rencontre chaque année.

Puis en sortant du studio, assis dans ma voiture dans un état pensif, la clef de contact dans la main, j’ai eu un flash : Pierre Richard sera le personnage français de mon histoire. J’allais enfin faire mon premier film et ce dernier synopsis n’irait pas rejoindre les dizaines autres tentatives restées dans mon tiroir. Il serait trop long de tout raconter, mais tout a commencé deux mois après cette première rencontre sur le plateau de «Robinson Crusoé» dans un restaurant à Auteuil.
On ne peut pas parler de la genèse du projet sans parler de toutes ces rencontres avec ceux qui m’ont permis d’avancer et de me réaliser. L’initiateur d’un projet n’est finalement que la figure de proue. Le navire, c’est tous ceux qui décident de le supporter.

Ironiquement, tout comme dans notre film, c’est ensemble que nous avons réussi !