Notes de Prod. : Le Cercle

    en DVD le 23 Mars 2005

Notes d'équipe

Il suffit parfois d'une innocente plaisanterie, d'une vague rumeur, pour que naisse un mythe horrifiant, que se développe une macabre et terrifiante "légende urbaine". Le téléphone, le courrier électronique faisant office de relais, celle-ci se répandra comme une traînée de poudre et prendra en quelques jours la dimension d'un phénomène avéré. Mais l'aspect le plus inquiétant de ces mythes instantanés est que certains sont … bel et bien fondés !!

Gore Verbinski :
"Ces légendes se transmettent à la façon d'un virus et bientôt plus personne ne sait quelle part de vérité elles recèlent. Le roman de Kôji Suzuki Ringu, puissant générateur de mythes, est censé s'être inspiré d'une légende urbaine. Mais comment en être sûr ? C'est la vieille histoire de l'œuf et de la poule :nul ne peut dire qui vint en premier."

Kôji Suzuki a, dans son Japon natal, la notoriété d'un Stephen King. Son compatriote Hideo Nakata adapta Ringu en 1998, amorçant du même coup la franchise la plus populaire de l'histoire du film d'horreur nippon, ainsi qu'une série télévisée et un manga. Dans le sillage de RINGU émergea un nouveau genre de thriller psychologique qui connut un triomphe dans les multiplexes locaux, puis à travers l'Asie du Sud-est.

Mark Sourian, dirigeant de DreamWorks, fut le premier de cette société à voir RINGU. Il appela aussitôt ses co-directeurs, Walter F.Parkes et Laurie Macdonald, pour leur faire part de sa découverte.

Walter F.Parkes :
"Mark nous déclara : "Je viens de voir le film le plus effrayant de toute ma vie. Vous devez le visionner, toutes affaires cessantes. "Laurie et moi avons annulé tous nos rendez-vous pour voir le film – sur cassette, bien sûr ! Fascinés et terrifiés, nous avons décidé sur le champ d'en faire un remake."

Laurie Macdonald :
"RINGU ne nous fournissait pas seulement une base narrative, mais un modèle de par sa tonalité très originale, son mélange inhabituel de mythologie adolescente et de terreur adulte. Il met en jeu un mystère, des ambiances et des émotions secrètes qui ne sont pas si fréquentes dans le genre. Un bon thriller dispense un plaisir singulier, provoque en vous une montée d'adrénaline alors même que vous savez n'être pas physiquement en danger. Les meilleurs réussissent à être à la fois des exercices intellectuels, des expériences émotionnelles et sensorielles. Ils vous donnent à réfléchir … sans oublier de vous faire hurler de peur… C'est pourquoi nous autres créateurs les recherchons et en sommes aussi friands que les cinéphiles."

Les producteurs choisirent d'emblée comme réalisateur Gore Verbinski, qui avait débuté dans le long métrage en signant pour DreamWorks la comédie fantastique à succès LA SOURIS.

Walter F.Parkes :
"Nous l'avons surtout choisi pour son remarquable sens visuel. Nous pressentions qu'il serait réceptif au potentiel de cette histoire et à ses possibilités visuelles. Gore a aussi l'art et le talent de créer des images qui captivent le spectateur et engendrent la terreur."

Gore Verbinski :
"La première fois que j'ai vu RINGU, c'était sur une VHS d ’énième génération. La qualité visuelle était incroyablement médiocre, mais cela rendait paradoxalement le mythe encore plus prégnant, du fait de l'importance que revêt ici une innocente cassette, si tentante, si fascinante…"

Laurie Macdonald :
"Nous avons tous chez nous des cassettes non étiquetées dont nous avons oublié le contenu. La télévision joue aussi un rôle clé dans notre vie. Penser que ces objets, si quotidiens, puissent nous contrôler et causer notre perte a quelque chose de terrifiant."

Gore Verbinski :
"La cassette de LE CERCLE -THE RING ressemble à n'importe quelle autre, mais sitôt vous l'aurez visionnée, le téléphone sonnera et une voix vous avertira que vous mourrez dans sept jours. L'angoisse monte tout au long de cette ultime semaine, à mesure que se précise l'inéluctable. La situation est sans échappatoire, et c'est ce qui la rend si horrible."