Leterrier demanda à la chef costumière
Lindy Hemming de mettre en évidence la force et la virilité de Persée et ses guerriers, en évitant de découvrir leurs bras et, tout spécialement, leurs jambes.
Lindy Hemming : "J'ai dessiné différents modèles d'armures et des protections très robustes pour les jambes et les bras.
Ces armures ont abondamment servi dans des guerres antérieures, ainsi qu'en témoigne l'état de fatigue des parties métalliques et l'usure des cuirs, les traces de coups d'épée reçus au combat. "Louis ne souhaitait pas que les dieux de l'Olympe se promènent en toge. Il les voulait en armure, du fait qu'ils sont en état de guerre, et il les voulait d'une stature surhumaine." Chaque dieu possède sa propre armure, inspirée par le mythe qu'il incarne.
À l'image, ces armures paraissent constituées d'un alliage de métaux précieux et scintillants. La costumière se documenta sur les coutumes de la Grèce antique avant de déterminer la palette du film.
Lindy Hemming : "J'ai choisi un rouge vif intense et un très bel orange pour les tuniques grossièrement tissées des soldats, de l'indigo et des motifs africains pour les Djinns du désert qui se joignent à Persée. Pour la ville et le palais d'Argos, lieux décadents s'il en est, j'ai utilisé des soies et cotons teints en jaune, rose et beige clair."
Louis Leterrrier : "Hadès est mon favori en termes de look. Il n'a pas changé d'armure depuis son bannissement, et celle-ci est rongée par les vapeurs de souffre des enfers. Sa cape, elle, est comme hantée par les cris de milliers d'âmes dont il a la garde. Elle n'est plus que fumée, poussière, sang et douleur."
Conor O'Sullivan supervisa les multiples maquillages spéciaux, dont celui de Calibos (
Jason Flemyng) était l'un des plus élaborés. Les corps de chacune des Sorcières furent réalisés en trois exemplaires et leurs têtes en cinq exemplaires. Ces devineresses jouèrent pratiquement à l'aveuglette. Leur fameux "œil clairvoyant" (purement décoratif en l'occurrence) fut réalisé en trois modèles : l'un courant, le second jetable et le troisième de couleur verte pour les effets visuels.
La chef maquilleuse/chef coiffeuse
Jenny Shircore veilla à ce que les acteurs affichent en permanence un "hâle grec", et supervisa les nombreuses coiffures et mèches postiches requises. Seul
Sam Worthington fut autorisé à avoir "la boule à zéro", ce qu'il justifie non sans humour : "Ils n'avaient peut-être pas de rasoir électrique à l'époque, mais pas davantage de Kraken et de chevaux volants!"
Et
Louis Leterrier de conclure : "
Le Choc des titans est une plongée dans la mythologie grecque, revisitée à la lumière de 2010. C'est un grand film d'aventures, un film sur l'esprit de famille, la loyauté et la destinée. Il est vu en grand parce que l'univers des mythes grecs est un univers à grande échelle, quasi illimité. Les monstres sont les plus grands que vous avez jamais vus à l'écran. Nous ne nous sommes pas contentés d'en fabriquer deux ou trois, nous en avons créé douze, tous différents.
Le Choc des titans est un monde nouveau, un monde inédit, où je pense que le public vivra une mémorable expérience."