Notes de Prod. : Le Concert

    en DVD le 04 Mars 2010

François Berléand nous parle du Concert

Comment êtes-vous arrivé sur le projet du Concert ?
J’ai rencontré Radu il y a deux ou trois ans : on s’est immédiatement sentis sur la même longueur d’ondes, d’autant qu’on a le même genre d’humour. Très vite, on est devenus amis, ou du moins bon camarade. Lorsqu’il m’a alors parlé du Concert, il m’a dit que le rôle du directeur du Châtelet était fait pour moi : j’ai été très touché. Sachant que c’est Alain Attal qui produisait le film, et que je participe souvent à ses projets, c’est devenu encore plus simple.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le script du Concert ?
Quand j’ai lu le scénario, j’ai été en larmes à la fin de ma lecture. J’ai appelé Radu et je lui ai dit que s’il tournait Le Concert tel qu’il l’avait écrit, il devrait réaliser un grand film. Et j’ai bien aimé la perspective de jouer un homosexuel, ce que j’avais rarement fait jusque-là. En plus, j’ai une passion pour la musique classique et je suis moi-même issu d’une famille de musiciens, du côté de mon père et de ma mère. Du coup, j’ai été extrêmement touché par cette histoire. J’ai même conseillé à Radu l’interprétation de Tchaïkovski par Leonid Kogan qui, à mon sens, est la plus belle : quand on l’entend, on a l’impression qu’il fait pleurer son violon. Il y a chez lui des influences juives et tziganes qui font qu’on le reconnaît tout de suite.

Comment percevez-vous votre personnage dans Le Concert ?
Quand on dirige une salle comme le Châtelet, et qu’on est sans cesse confronté à des musiciens ou à des cantatrices qui ont un empêchement de dernière minute, il faut être suffisamment diplomate pour ne pas froisser les artistes et se montrer cynique en même temps : pour Duplessis, il s’agit d’avoir à la fois une programmation d’excellence et une salle remplie. Mais je pense que c’est propre à sa profession et que ce n’est pas lui qui est plus cynique qu’un autre.

Quelle a été la scène la plus difficile pour vous ?
C’est la séquence entre le Russe et moi dans mon bureau. C’était assez dur à jouer parce qu’il fallait avoir un côté visqueux face au pouvoir incarné par ce riche mafieux : Duplessis comprend que cet homme ne plaisante pas et qu’il exige de donner l’exclusivité de la retransmission à la télévision russe ! C’était d’autant plus compliqué qu’il y avait un bruit infernal à l’extérieur et qu’il faisait une chaleur terrible dans le bureau.

Comment Radu dirige-t-il les comédiens ?
C’est quelqu’un qui sait très exactement ce qu’il veut. Il me demandait constamment d’aller plus vite, ce que je ne comprenais pas – d’autant que je m’exprime déjà rapidement au naturel ! Après coup, en découvrant le film, je me suis rendu compte que j’allais plus vite que d’habitude dans mon élocution et mes gestes et que Radu avait perçu quelque chose du rôle qui m’avait échappé : autant les musiciens russes prennent leur temps pour tout, autant mon personnage est un angoissé permanent qui est constamment dans l’urgence.

Qu’est-ce que représente l’ultime harmonie à vos yeux ?
C’est lorsque, dans un concert, il se produit une osmose absolument incroyable entre le public, le concertiste, l’orchestre et le morceau de musique...

Sur le tournage du concert

14 Mai 2008 - Mélanie Laurent agit de Concert…
Avec Radu Mihaileanu (Va, vis et deviens), puisque l’actrice française Césarisée en 2007 avec Je vais bien, ne t’en fais pas tiendra le rôle féminin principal du prochain Le Concert du réalisateur roumain. Non, ne vous méprenez pas, Radu ne s’est pas mis à la chanson, ni Mélanie Laurent d’ailleurs, quoique… elle serait actuellement en préparation d’un album avec le groupe Aaron.
Mais bon, là n’est pas la question. Ici, Le Concert, c’est juste le nom du prochain long-métrage de Radu Mihaileanu. Mélanie Laurent y donnera la réplique à trois acteurs russes : Alexei Guskov, Dimitri Nazarov et Valéry Barino. François Berléand et Miou-Miou complèteront un casting international.

Entretien avec Radu Mihaileau, réalisateur du Concert

Comment est né le projet du Concert ?
J’ai d’abord été approché par un producteur qui m’a proposé un synopsis écrit par deux jeunes auteurs : il s’agissait d’un faux orchestre du Bolchoï qui débarquait à Paris. J’ai beaucoup aimé l’idée principale, mais moins le reste. J’ai donc demandé à ce producteur si je pouvais développer mon propre scénario à partir de ce point de départ et il m’a donné son accord.

Entretien avec Alain Attal, producteur du Concert

À quel moment êtes-vous intervenu sur le projet du Concert ?
Je l’ai lu en sachant qu’il n’était pas libre de droits, mais qu’il était en panne puisque les rapports entre Radu et le producteur Philippe Rousselet, qui avait développé le projet, étaient au point mort. J’ai adoré la manière dont le script racontait la grande Histoire à travers la petite histoire et ces personnages hauts en couleurs qui ne s’avouent jamais vaincus : pour moi, même si Radu n’était pas l’auteur de l’idée originale, c’était un film qui lui ressemblait. Après avoir rencontré Radu, j’ai découvert l’énorme ambition du projet et j’ai racheté les droits à Rousselet.

Entretien avec Armand Armard, compositeur du Concert

Comment avez-vous adapté le Concerto de Tchaïkovski aux contraintes du film ?
C’était un vrai défi : on est parti du Concerto intégral, d’une durée de 22 minutes, pour arriver à 12 minutes – en évitant que Tchaïkovski ne se retourne dan sa tombe ! Du coup, on a analysé le Concerto en profondeur et on a identifié les éléments qui se répétaient et qu’on pouvait éliminer. Dans un deuxième temps, il a fallu faire correspondre les crescendos du Concerto avec l’émotion que Radu voulait susciter. Mais on a surtout fait en sorte que, même en supprimant certaines mesures, cela ne choque pas musicalement.

Dimitri Nazarov, Violoniste pour Le Concert

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le scénario du Concert ?
L’histoire, touchante et pleine de générosité. J’ai pleuré trois fois en lisant le scénario malgré une certaine naïveté qui s’explique par la méconnaissance de l’histoire de l’URSS.

Connaissiez-vous les films de Radu Mihaileanu ?

Entretien avec Valeri Barinov, musicien sur le Concert

Vous aviez une trentaine d’années à la fin des années 70. Vous êtes-vous appuyé sur vos souvenirs de l’URSS pour construire le personnage d’Ivan ?
Il y a trente ans, j’avais trente ans de moins... Et lorsqu’aujourd’hui on m’interroge sur l’époque de la « stagnation », je réponds que j’étais alors jeune et heureux. De nos jours, malheureusement, on imagine cette époque de façon très univoque.

Mélanie Laurent nous parle du Concert

Qu’est-ce qui vous a intéressée dans le scénario du Concert ?
J’ai été tout de suite été embarquée par cette bande de personnages slaves un peu « has been », et j’ai été séduite par l’alternance très rythmée entre des scènes cocasses et des moments de pure émotion. Le scénario brassait des thèmes qui me parlaient de manière très personnelle : le communisme et les espoirs qu’il a incarnés, les idéaux disparus depuis longtemps auxquels certains se raccrochent, la puissance de la mafia russe etc. Derrière la comédie et la légèreté, il y a un propos politique qui m’a plu. Quant à mon personnage, la perspective de jouer d’un instrument – ne serait-ce que pour en mimer les mouvements – m’a vraiment emballée ! J’aimais bien aussi le fait qu’il s’agisse d’un vrai rôle de femme, même un peu plus âgée que moi.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 2 508 entrées
  • 1er jour IDF : 15 333 entrées
  • 1ère semaine IDF : 135 635 entrées
  • Cumul IDF : 468 694 entrées

  • 1ère semaine France : 390 181 entrées
  • Cumul France : 1 393 864 entrées