Notes de Prod. : Le Corps sublimé

Première partie

Sans titre, d’après l’œuvre de Francesca Woodman (2006 – 72mn)
Portrait fictionné de Francesca Woodman, avec Florence Denou, Lou Castel, Caroline Baehr, Jacky Nercessian... Francesca Woodman (1958-81) se mettait en scène la plupart du temps nue, dans des lieux délabrés. Elle recherchait dans ses clichés l’anonymat, la fragmentation, comme un fantôme qui flotte dans les airs ou disparaît dans un mur, tentant d’appréhender l’éphémère, la fragilité, le temps dans sa fugacité. Sans titre. raconte le trajet artistique de cette jeune photographe, qui voulait approcher sa féminité et sa vérité intérieure par l’image, dont la quête tournera au sacrifice de soi.

"i" (1995 – 13mn)
"i" comme image "i" comme Isabelle. Le journal d’un modèle de nus hors du commun. Isabelle, 30 ans, secrétaire médicale dans un hôpital parisien, réalise depuis une quinzaine d’année le projet de se faire photographier nue par des grands photographes dont elle aime le travail : Ralph Gibson, Tornio Seike, Jan Saudek, Jean-François Bauret, Willy Ronis, Claude Nori, Seymour Jacobs, Eikoh Hosoe, Jean-Loup Sieff, Joel-Peter Witkin, Robert Frank...Isabelle offre son corps au regard du photographe contre un tirage. Chacune de ces rencontres est racontée dans un journal.

Deuxième partie

Jan Saudek, Prague Printemps 90 (1990 - 26mn)
Un portrait du photographe tchèque dans son studio. Jan Saudek invite ses femmes, ses maîtresses, ses filles dans son studio, une cave en sous-sol d’un immeuble délabré. Chaque séance transforme ce taudis en une "laterna magica" d’où jaillissent des images baroques de corps plantureux, créatures de rêve quasi -felliniennes, grimée et travesties. Au-delà des masques et du jeu, pointe le drame de la judaïcité et de la censure sous le joug communiste, mais surtout une effrayante angoisse sur le temps qui passe.
Le film a été primé dans une dizaine de festival : Leipzig, Saint Petersbourg, Clermont-Ferrand, FIFA Montréal, Biennale du Film d’art du Centre George Ponpidou, Tallin, Odense, Fipa (Cannes).

Joel-Peter Witkin, l’image indélébile (1994 - 55’mn)
Un portrait du photographe américain sur la route. Ses lieux de prédilection : les écoles de médecine, les morgues, les bordels, les hôpitaux psychiatriques. Ses modèles : des estropiés, des nains, des transexuels, des cadavres d’animaux. Le film suit pendant une année la quête perfectionniste et mystique de Witkin, son rapport bouleversant au merveilleux, ses tâtonnements aux limites des codes éthiques et des valeurs esthétiques. Le film a été primé au festival international du film d’art de Montréal.

Entretien avec l’auteur

Issu du cinéma expérimental, admirateur de Kenneth Anger et de Stan Brakhage, Jérôme De Missolz est auteur de plusieurs films sur la musique (entre 1978 et 1982, il filme les Clash, Siouxie and the Banshees, Iggy Pop, PIL), réalise (Entrées de secours 1983 ; Furie rock 1988) ; sur la mode (Yves Saint Laurent, tout terriblement, 1994 ; La machine mode. 1994) ; sur la politique (Fascisme le retour, 1995 ; Sur les Rives de l’Etang de Berre, 1998). Il a fait également un long métrage de fiction La mécanique des femmes (2000), d’après Louis Calaferte.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 285 entrées
  • Cumul IDF : 285 entrées

  • 1ère semaine France : 285 entrées
  • Cumul France : 491 entrées