En 1947, Los Angeles est la ville de tous les excès. Les politiciens corrompus fréquentent les gangsters sous l’œil de flics douteux pendant que beaucoup rêvent de gloire. La lumière n’est jamais loin de l’ombre. Voici une histoire née au plus sombre de la Cité des Anges. Un crime pour une légende, la mort d’une magnifique jeune femme pour la naissance du Dahlia Noir.
Pendant presque soixante ans, le célèbre meurtre d’une âme perdue dans une ville sans pitié a fasciné tout un pays. Cette affaire authentique demeure l’un des homicides irrésolus les plus atroces de toute l’histoire de Los Angeles. Les théories et les fausses confessions abondent, mais personne n’a jamais su par qui et pourquoi une jeune starlette nommée Elizabeth
«Betty» Short a été horriblement torturée et assassinée.
Le 15 janvier 1947, des inspecteurs de la police de Los Angeles ont découvert le corps nu et atrocement mutilé d’une jeune actrice, saigné à blanc, sectionné au niveau du tronc, et dont on avait prélevé certains organes. Après lui avoir fait subir tous les sévices possibles, son assassin l’avait défigurée et avait abandonné ses restes dans un terrain vague près de Leimert Park. Le meurtre était si horrible que la plupart des clichés de police n’ont jamais été rendus publics.
Quarante ans après ce brutal assassinat, le maître du roman noir, James Ellroy, auteur de
«L.A. Confidential» et de
«American Tabloïd», a écrit
«Le Dahlia Noir», un fascinant roman policier à énigme devenu un best-seller mondial. Tissant une habile histoire d’obsession et de doubles, avec pour protagonistes ceux qui ont désespérément essayé de résoudre cette sanglante affaire, Ellroy a en plus réussi avec ce livre à réveiller ses démons personnels. Sa propre mère fut en effet retrouvée étranglée en 1958...
Aujourd’hui, Brian De Palma, à qui l’on doit des classiques du film noir comme
Les Incorruptibles ou
Scarface, et des thrillers comme
Carrie,
Pulsions ou
Blow Out, signe une inoubliable adaptation du chef-d’œuvre d’Ellroy. Déterminée à être célèbre, Betty Short n’aurait certainement pas imaginé de quelle manière elle allait y parvenir.
Vivante, ce fut une starlette, morte, elle devint une légende. Elle qui rêvait d’être filmée pour le grand écran a fini photographiée sur une table d’autopsie. Il fallait tout le talent d’un des plus grands auteurs qui soient, ajouté à celui d’un cinéaste d’exception, pour nous guider dans son monde où le plus sombre est aveuglant et où la lumière est un gouffre sans fond...