Notes de Prod. : Le Dernier Gang

    en DVD le 04 Juin 2008

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« Je m’appelle Simon Tolédano, j’ai quarante-cinq ans et je suis vivant. Dans une heure je sors de prison. Julie sera là, si pour une fois elle est à l’heure… Elle est toujours en retard, mais elle est toujours là… Aujourd’hui, je sais pourquoi je suis en vie. C’est pour elle, et ma fille. Pour les morts, aussi. Ensemble, on a vécu des moments si forts, si intenses depuis notre enfance que seule et pour toujours notre jeunesse reste intacte dans ma mémoire ».

1960. Réunis autour de Simon, 6 ans, trois gosses du même âge Bonner, Maxime et Merle s’apprêtent à faire leur premier coup : voler des canards sur l’étang du parc des Buttes Chaumont pour les revendre aux bouchers de Belleville.

1981.Vingt ans plus tard, les mêmes forment le noyau dur du Gang des Postiches, qui marquera les esprits par son audace et des méthodes qui ont fait d’eux des fantômes insaisissables.

Mais avant d’en arriver là…

1972. Lors de son premier séjour en prison, Simon rencontre un « frère », Casa, un arabe de Belleville qui va se joindre à la bande naissante et leur inculquer quelques notions de savoir vivre, préceptes indispensables quand on veut se fondre dans la bourgeoisie pour mieux la détrousser. Son calme et son sang-froid modèrent l’impétuosité de Simon, le duo fait merveille dans les situations les plus périlleuses.

1974. Quand Simon voit Julie pour la première fois, elle fait partie des clients de la banque terrorisés par l’irruption du trio masqué qu’il forme avec Casa et le Landais. C’est un véritable coup de foudre. Julie est une jeune fille à des années lumières du monde de Simon. Simon n’est certainement pas l’homme que les parents de Julie souhaitent, il n’est pas non plus celui qu’il lui fallait, mais il est à coup sûr celui qu’elle attendait. Ils ne se quitteront plus.

Dans le monde des voyous, la puissante famille Péres tient Belleville. Tous ceux qui ne font pas allégeance ne sont pas les bienvenus. Simon poussera la provocation à son paroxysme en braquant une banque sur le territoire des Péres. Mais attendu par des flics informés, le braquage de République tourne au cauchemar, le Landais tue le caissier qui a donné l’alarme.La banque est encerclée et le quartier bouclé. Blessé, le Landais préfère se mettre une balle dans la tête plutôt que d’être arrêté. C’est la première rencontre avec la mort, le moment où l’insouciance aventurière dans le tragique et l’opprobre. Au culot, Simon et Casa s’en sortent, s’évaporant dans la nuit parisienne pour ne réapparaître que cinq ans plus tard, déterminés à ne jamais revivre ce mauvais scénario. En cavale au Maroc, Julie va donner naissance à Claire, au grand dam de Simon qui vient d’apprendre qu’il a été condamné à mort par contumace pour le braquage de République.

1980. Commettre des braquages à la petite semaine, ne rien faire d’autre que ce que font tous les truands du monde, ce n’est pas ce dont Casa et Simon ont rêvé. Eux ce qu’ils veulent, c’est être dans leur partie, des géants. Et c’est Casa qui avant de mourir, bêtement abattu par la balle d’un policier à la sortie d’un hold-up « ordinaire », en donnera l’idée à Simon « Fracturer les coffres des particuliers – voler les riches – quel caissier risquerait sa vie pour protéger des coffres souvent remplis de biens non déclarés ? »

1981.Simon va concrétiser le rêve de Casa. Le Gang des postiches naît de sa mort. Les amis d’enfance de Belleville forment le cœur du gang.
Au fil du temps, le Gang perfectionne ses méthodes. Leur singularité: se déguiser et se transformer physiquement pour se fondre dans le paysage des beaux quartiers, pénétrer dans les banques comme de respectables clients, maîtriser personnels et clients avec un sang-froid total, puis dévaliser les coffres personnels en rafale, restant parfois plusieurs heures pour achever le travail. Rien n’arrête le Gang des Postiches. Pas même Julie, pas même Claire qui grandit.

Pas même et encore moins la menace policière qui grandit à chaque casse et qui agit comme un excitant sur l’ambition et l’audace du gang, comme si au bout, l’objectif non dit, inconscient, secret, était le moment inévitable de l’affrontement. Rodomontade enfantine pour prouver sa force et son courage, ou ultime moyen de venger Casa, que rien n’arrêtera.

Histoire qui repose en partie sur celle d’André Bellaïche, que les journaux avaient présenté lors de son arrestation comme le cerveau du célèbre Gang des Postiches, et sur les faits que la justice lui a reprochés, et dont il a été reconnu « non coupable ».
 

Box-office au 08 Janvier 2010

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