Notes de Prod. : Le Dernier maître de l'air

    en DVD le 30 Novembre 2010

Le Dernier maître de l’air : Cap sur le Groenland

Au début du tournage, l’équipe installa ses quartiers dans la petite ville côtière d’Illulissat (iceberg), où seraient tournées les scènes du village de Katara et Sokka. Le site n’était accessible que par des avions petits porteurs, et la température était en permanence glaciale, mais la beauté de ses paysages justifiait tous les sacrifices.
«Il nous sembla que le début du film devait être comme le début d’un grand voyage», dit Sam Mercer. «Nous sommes allés au Groenland parce que c’est un monde unique, avec ses icebergs, ses étendues d’eau, ses glaciers et son magnifique ciel bleu.»
«Lorsqu’ils tournent dans un tel lieu, les acteurs sont confrontés à la Nature, et leur jeu s’en ressent», ajoute Frank Marshall, qui avait déjà tourné sur place. «Leurs réactions ne peuvent qu’être authentiques dans ces conditions extrêmes.»

Les 9 premiers jours de tournage du Dernier maître de l’air se déroulèrent à Illulissat. L’équipe exploita pleinement le potentiel du site en captant un maximum de paysages environnants. Le décor principal – le village de la Tribu de l’Eau – fut érigé aux abords de la Disco Bay et de ses immenses icebergs. Sa construction commença deux mois avant le début des prises de vues et mobilisa 150 techniciens venus des États-Unis, du Danemark et du Groenland. «Aucun de nous n’avait jamais travaillé dans des conditions aussi dures», se souvient Messina. «Les pinceaux des peintres gelaient en quelques secondes avant qu’ils puissent s’en servir!»
Le village dénombre onze igloos en fibre de verre, fabriqués à Philadelphie et assemblés sur place avant d’être décorés de peaux d’ours, filets, poteries et matériel de pêche. Les autochtones fournirent en outre leurs vieux kayaks à l’équipe.

La région est sous la protection de l’UNESCO qui a édicté certaines règles pour la préservation de cet environnement classé au Patrimoine Mondial. Il est, par exemple, interdit de creuser des fondations allant jusqu’au sol, et les structures devaient être simplement arrimées à la couche de glace.
Avant l’arrivée de l’équipe, Tele-Post Greenland avait installé une connexion Internet haut débit via un câble sous-marin, ce qui permit d’envoyer les rushes à un labo de développement de Copenhague, puis de les visionner dans les confortables bureaux de production installés à l’Hôtel Arctic.
Le froid intense obligea à prendre quantité de précautions. Les comédiens furent équipés de plusieurs couches de sous-vêtements en soie, et leurs costumes doublés en «polaire». Les chaussures furent également dotées d’un isolant spécial.

Durant cette phase, l’équipe de Pablo Helman réalisa de nombreuses vues d’icebergs qui feraient ultérieurement office de transparences. Une équipe aérienne filma aussi en hélicoptère les vastes paysages couverts de glace, qui ne seront peut-être bientôt plus qu’un souvenir. «Cette contrée ne ressemblera plus jamais à celle que nous avons filmée car elle change chaque jour», rappelle Shyamalan. «J’espère que nous avons su capter sa beauté sans pareille.» Et le réalisateur de conclure : «Le Dernier maître de l’air a été pensé comme un divertissement estival, mais il aborde aussi des problèmes sérieux comme la domination d’une race sur une autre et notre rapport au monde – toutes choses dont parlent mes films précédents. J’ai beaucoup appris sur ce projet, en tant que réalisateur, mais aussi en tant qu’être humain, du fait qu’il m’a fallu renoncer à tout contrôler de façon maniaque, accepter de déléguer bien plus qu’à l’habitude et redevenir un peu un étudiant.

Ce film est le premier volet d’une trilogie, car Aang doit encore apprendre à maîtriser les autres éléments : l’Eau, la Terre et finalement le Feu avant d’accéder à la sérénité. C’est donc un voyage qui commence, et je pense qu’il mérite d’être entrepris.»

Sur le tournage du Dernier maître de l’air

Le 2 Février 2009 - Des bidonvilles à Avatar
Dev Patel fera partie du casting de The Last Airbender de M. Night Shyamalan, adapté de la série éponyme diffusée en 2005 sur Nickelodeon, rapporte Variety.
The Last Airbender suit les aventures d'Aang, un avatar chargé d'empêcher la nation du Feu de conquérir celles de l'Eau, de la Terre et de l'Air.

A propos du Dernier maître de l’air

Le réalisateur / scénariste / producteur M. Night Shyamalan signe son 9ème film avec cette adaptation à grand spectacle de la série animée «Avatar : The Last Airbender», créée par Michael Dante Dimartino et Bryan Konietzko, qui sont également producteurs exé¬cutifs du film. L’équipe de production comprend en outre Sam Mercer, Frank Marshall (la trilogie «Jason Bourne» et la série Indiana Jones) et les producteurs exécutifs Kathleen Kennedy et Scott Aversano .

Le Dernier maître de l’air : casting

« J’ai recherché la diversité en réunissant des acteurs qui possèdent des styles très contrastés», explique Shyamalan.
Noah Ringer (Aang, l’Avatar) est un jeune champion d’arts martiaux de Dallas, qui pratique le Taekwondo depuis l’âge de dix ans et a remporté de nombreux trophées. «C’est clair : Noah EST l’Avatar!», déclare Shyamalan. «La sincérité de son regard nous avait tout de suite séduits quand nous avons vu sa démo. Il s’est complètement investi dans le projet et a travaillé dur. Je n’avais jamais rencontré une telle discipline chez un garçon de cet âge.»

L'entraînement du Dernier maître de l’air

Noah Ringer retrouva, dans son travail d’acteur, le niveau de discipline exigé par le Taekwondo. Il s’entraîna avec les cascadeurs pendant deux mois pour la mise au point des combats : «Noah met beaucoup de grâce dans ses mouvements, sans rien sacrifier de la sensibilité propre à Aang», se félicite Shyamalan. «Nous avions du mal à réaliser que ce perfectionniste acharné tient ici son premier rôle, tant il s’y montre inventif.»

Les décors du Dernier maître de l’air

La transposition de la série débuta en novembre 2007, lorsque ses créateurs, DiMartino et Konietzko, en remirent la totalité des dessins au chef décorateur, Philip Messina. Partant de cette base, Messina et ses collaborateurs fabriquèrent leur propre «bible», enrichie d’une masse de références : magazines d’histoire et de géographie, revues de sociologie, lexiques de langues mortes. De la Chine à l’Afrique du Nord, à l’Inde et à l’époque médiévale, Messina puisa généreusement dans tout ce qui pouvait servir le projet et contribuer à l’élaboration de l’univers du Dernier maître de l’air.

Le Dernier maître de l’air : 4 nations au carrefour de plusieurs monde

Le principal défi, en matière de décors, fut la création de la forteresse de la Tribu Nordique de l’Eau. Cette immense structure, censément taillée dans la glace, est attaquée par des centaines de soldats de la Nation du Feu durant le siège qui occupe le dernier tiers du film. «Cet environnement se situe au-delà du Cercle Arctique, et on devait d’abord essayer de définir le mode de vie de nos personnages dans des conditions aussi extrêmes», explique Messina, qui puisa son inspiration dans un patchwork de cultures aussi peu «polaires» que possible : islamiques, indiennes et turques. La construction de ce décor massif dura près de quatre mois, le look «glacé» étant obtenu par l’emploi de polymères teints en bleu et gris et enduits de neige artificielle.