Notes de Prod. : Le Dernier Vol

    en DVD le 22 Avril 2010

Le Sahara français des années 30

C’est au XIVème siècle que remonte la première expansion européenne vers l’Afrique occidentale. Depuis 1885, le Portugal, l’Espagne et la France se partagent ces territoires lointains qui leur permettent de renforcer leur rayonnement et d’asseoir leur suprématie. Le prestige et le drapeau ! Pour tenir sa place dans le concert des grandes nations, la France exerce son influence en exportant ses armes, ses couleurs, ses mœurs, sa langue, sa culture…
Elle assure, dit-elle, une mission « civilisatrice » en apportant instruction et soins à des nomades considérés alors comme « primitifs et inférieurs ». Véritables sentinelles du désert, les compagnies méharistes représentent la France dans les zones peu peuplées et difficilement accessibles des confins sahariens. Crées sous l’impulsion du commandant François-Henry Laperrine, en 1901, ces unités de l’armée française - montées sur des dromadaires - vont jouer pendant près de 70 ans un rôle déterminant dans la conquête et le contrôle du Sahara.

Composées d’officiers et de sous-officiers français encadrant des hommes de troupe indi- gènes, elles ont, entre autres, pour mission d’instruire, de soigner et de pacifier les populations locales soumises aux exigences de la France : impôt de capitation, recensement, travaux obligatoires… Dans les années 30, la priorité du gouvernement français est de renforcer les possessions du pays. D’un côté, on favorise les relations avec les élites nouvelles et les autorités traditionnelles. Collaboration forcée qui se heurte à la résistance des populations nomades, notamment des Touaregs.
De l’autre, on utilise la force militaire pour ramener dans le rang les rebelles. Les opérations de représailles sont alors délicates, parfois meurtrières entre méharistes et guerriers sahouaris qui connaissent le désert et pratique l’art de la razzia avec brio. 24 25 Photos d’époque.

Sur le tournage du Dernier Vol

Le 23 Janvier 2009 - Marion et Guillaume de nouveau réunis
Les comédiens français Marion Cotillard (La Môme) et Guillaume Canet (Ne le dis à personne) devraient débuter le tournage du drame Le Dernier Vol de Lancaster, sous la direction de Karim Dridi (Khamsa), à partir du 9 mars prochain, selon l'hebdomadaire spécialisé Le Film Français.
Le projet annoncé en avril 2008 s'inspire d'un roman d'aventures de Sylvain Estibal : une histoire d'amour se noue entre une aviatrice et un capitaine de l'armée française sur fond de soulèvement touarge.

Entretien avec Karim Dridi, réalisateur du Dernier Vol

Q : Comment est née l’idée de faire ce film
K.D : Ce film est né de ma rencontre avec le désert, en 2003, à Timimoun dans le sud algérien. A mon retour, je me suis rué chez mon libraire pour me replonger dans des livres : il m’a proposé des ouvrages de Le Clézio, très connus, et Le Dernier Vol de Lancaster de Sylvain Estibal, un premier roman, publié chez Actes Sud. Ce roman s’inspirait de l’histoire vraie de Bill Lancaster, dont l’avion s’est écrasé en plein Sahara en 1933 alors qu’il tentait de battre un record de traversée, et de sa fiancée Chubbie Miller partie à sa recherche. La carcasse de l’appareil n’a été découverte que trente ans plus tard par une patrouille de militaires. Ils ont retrouvé le corps momifié de Lancaster, un carnet à la main. Il n’avait pensé qu’à elle pendant ses huit jours d’agonie.

Guillaume Canet nous parle du Dernier Vol

Q : Quelle a été votre première réaction en découvrant l’histoire du dernier vol
G.C : J’ai immédiatement trouvé l’histoire très belle et vu le film d’aventure et d’amour formidable que ça pouvait devenir. Ce n’est pas si fréquent de pouvoir parler d’amour de façon pudique, sans être tout le temps dans la surenchère ou dans le sensationnel. Antoine tombe amoureux de Marie alors qu’elle est obsédée par l’idée de retrouver l’homme qu’elle aime qui s’est écrasé à bord de son avion dans le désert.

Marion Cotillard nous parle du Dernier Vol

Q : Vous n’hésitez pas à parler d’une rencontre déterminante avec Karim dridi… Comment vous a-t-il convaincu de devenir l’héroïne du Dernier Vol
M.C : J’ai rencontré Karim, pour la première fois, il y a un an et demi. Habituellement je préfère lire le scénario avant de voir le réalisateur, mais il tenait absolument à me parler de son projet. Pendant une heure et demie, je l’ai écouté me raconter l’histoire du Dernier Vol. Je l’écoutais et je me disais « s’il s’arrête avant la fin, j’emploie tous les moyens pour l’obliger à continuer.»
 

Box-office au 11 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 476 entrées
  • 1er jour IDF : 6 138 entrées
  • 1ère semaine IDF : 38 613 entrées
  • Cumul IDF : 67 200 entrées

  • 1ère semaine France : 147 699 entrées
  • Cumul France : 313 570 entrées