Notes de Prod. : Le Drôle de Noël de Scrooge

    en DVD le 01 Décembre 2010

Dickens : L’homme qui réinventa Noël

Publié pour la première fois le 19 décembre 1843 avec des illustrations de John Leech, « Un chant de Noël » s’est imposé comme l’un des plus célèbres contes de Noël de tous les temps. Imaginative et formidablement universelle, cette histoire en a inspiré beaucoup d’autres, sans toutefois jamais être surpassée. Charles Dickens décrivit pourtant ce qu’il avait écrit comme « une petite histoire pour Noël » ! Ce conte de Noël a directement et indirectement pris une place à part dans l’imaginaire collectif. On lui doit la réinvention de Noël et la création d’une certaine image de cette fête. Au-delà du symbole religieux, Dickens a cristallisé un jour de fête où l’on partage repas et cadeaux. C’est à lui que l’on doit l’association étroite de ce jour à la notion de pardon, de réconciliation et de réunion de famille. Son impressionnante fable, centrée sur l’histoire d’un homme aigri qui retrouve le goût d’aimer et s’ouvre à nouveau aux autres après s’être perdu dans la solitude, trouve en écho en chacun. La rédemption de Scrooge est liée à l’esprit de Noël que Dickens a le génie de personnifier à travers trois personnages, l’esprit des Noëls passés, l’esprit du Noël présent et celui des Noëls futurs.

En jouant sur les thèmes universels de la nostalgie, des regrets, puis du présent dont il faut profiter et de l’avenir qu’il faut préparer, l’auteur livre un parcours humain d’une richesse inégalée sur une seule nuit. Scrooge, comme les lecteurs, découvre ainsi qu’il n’est jamais trop tard. La puissance du message, sa simplicité et sa finesse trouvent en Noël un déclencheur unique. La conjonction de cette histoire et de l’univers anglais de l’époque victorienne vont façonner notre vision de ce jour particulier et donner naissance à quelques-unes des images universelles les plus ancrées dans la culture occidentale.Le Britannique Charles Dickens est sans conteste l’un des plus grands auteurs qui soient et l’un des plus universellement salués. Le souffle épique de ses récits, étroitement associé à une peinture sociale résolument engagée de son époque, en a fait l’un des écrivains les plus traduits et les plus intemporels. Son apport à l’imaginaire collectif est à la mesure de ses œuvres. Charles Dickens naît le 7 février 1812 à Portsmouth, en Angleterre. La faible situation de sa famille l’oblige à abandonner ses études à 12 ans pour travailler dans une usine de cirage, la Warren’s Blacking Factory. L’endettement des Dickens est tel que le père est emprisonné trois mois. Charles prend brutalement conscience de la précarité de la vie. Cette expérience traumatisante marquera toute son œuvre.En 1834, le jeune homme devient journaliste au Morning Chronicle.

Il publie ses premiers récits en feuilletons. Il a vingt-deux ans. Ces « Esquisses », qu’il signe du pseudonyme de Boz, provoqueront la commande des « Aventures de M. Pickwick », publié en 1836.C’est en 1837 que commence la publication d’« Oliver Twist » sous forme de feuilleton dans le magazine mensuel Bentley’s Miscellany. L’aventure y est flamboyante et la critique sociale incisive. Il publiera « Un chant de Noël » en 1843, puis « David Copperfield » en 1849. En 1858, parallèlement à sa carrière d’écrivain, il entame une activité de lecteur-conférencier. Il présente ses œuvres à travers les grands pays d’Europe. En 1854, il publie « Les Temps difficiles » ; en 1859, « Le Conte des deux cités » et entre 1860 et 1861, « Les Grandes Espérances », qui paraissent en feuilleton dans All The Year Round. Le 9 juin 1865, un accident de chemin de fer à Staplehurst le laisse affaibli et difficilement capable de se déplacer. En 1870, après une dernière tournée de lectures publiques en janvier et une rencontre avec la reine Victoria en mars, il décède cinq ans jour pour jour après cet accident. Il a cinquante-huit ans et laisse un pays en deuil national et un roman inachevé : « Le mystère d’Edwin Drood ». Il nous lègue aussi une œuvre fondamentale dans la perception de son époque et de notre imaginaire. Charles Dickens est inhumé à l’abbaye de Westminster.

Londres au temps de Dickens

De 1837 à 1901, le règne de la reine Victoria marqua un âge d’or pour l’Empire britannique. L’Angleterre était alors au sommet de sa gloire et de sa puissance, imposant au monde un savoir-faire industriel, militaire et architectural qui devait marquer l’Europe. Cette époque vit aussi naître bon nombre des chefs-d’œuvre littéraires anglais, dont ceux de Dickens. C’est dans ce décor flamboyant propice à l’imagination, fait de l’aristocratie la plus raffinée et de bas-fonds mystérieux, où les sentiments les plus purs côtoyaient les pires instincts humains, que se déroule la fascinante aventure de Scrooge.

En 1801, lors du premier recensement, la ville compte 965 000 habitants, mais à la faveur du développement du chemin de fer, la cité s’étend, absorbe ses faubourgs, et sa population double en moins d’un demi-siècle. En 1845, Londres compte 1 860 000 âmes. Plus peuplée que Pékin, elle devient la première ville du monde, et le reste jusqu’à ce que New York la détrône en 1925. Le portrait qu’en a dressé Charles Dickens, celui d’une cité noyée dans le brouillard, la neige et la crasse, peuplée de petits métiers et de pickpockets, a eu une influence majeure sur la vision que nous avons de Londres aux premiers temps de l’époque victorienne. Pour capter l’essence de cette ville fascinante, les artistes qui ont conçu les décors du film Le Drôle de Noël de Scrooge se sont inspirés de toiles d’époque, de plans et de gravures afin de lui redonner vie. C’est ainsi que l’histoire nous entraîne dans quelques-uns des lieux les plus emblématiques de la ville.

Nous découvrons le quartier de Whitechapel, dont la High Street était une rue très pauvre et surpeuplée. Le dédale de petites rues voisines, sombres et insalubres, abritait toute une foule de miséreux. Nous voyons aussi la Tour de l’Horloge du Palais de Westminster. Plus connue sous le nom de Big Ben, la tour est représentée en construction puisque le bâtiment a été détruit en partie par un incendie en octobre 1834 et ne fut achevée dans sa forme actuelle qu’en 1859. La cathédrale Saint-Paul est l’un des plus célèbres monuments de Londres. Œuvre de Sir Christopher Wren, Saint-Paul dominait les toits de Londres de son dôme d’inspiration Renaissance, et le son de ses imposantes cloches pouvait s’entendre dans toute la ville. C’est dans ces décors fascinants que nous entraîne l’aventure de Scrooge.

Sur le tournage du Drôle de Noël de Scrooge

Le 10 Mars 2008- Ebenezer pour relancer sa carrière

On savait Jim Carrey quelque peu moribond ces derniers temps, à tel point que l’acteur tournait gratuitement pour pouvoir jouer et apparaître au casting de projets lui tenant à cœur.
Une mauvaise passe lorsque l’on connaît les talents cachés et la furieuse énergie de cet Ace Ventura désormais assagi.

Scrooge : Un film hors du commun

Lorsque l’un des réalisateurs les plus visionnaires du 7e art revisite un chef-d’œuvre de la littérature avec un acteur hors norme et une technologie créative révolutionnaire, cela donne Le drôle de Noël de Scrooge, le nouveau film-événement des studios Disney.Publié pour la première fois le 19 décembre 1843, « Un chant de Noël » s’est imposé comme l’un des plus célèbres contes de Noël de tous les temps. Imaginative et formidablement universelle, cette histoire en a inspiré beaucoup d’autres, mais elle reste la plus emblématique de toutes.Aujourd’hui, Robert Zemeckis, réalisateur de Qui Veut La Peau De Roger Rabbit ?, Retour Vers Le Futur, Forrest Gump et Le Pôle Express, entre autres, vous invite à découvrir cette histoire dans toute sa dimension.

L’alliance du talent et de l’hyper-technologie

Pour restituer la magie et l’esprit de l’œuvre de Dickens, le réalisateur Robert Zemeckis a choisi d’utiliser une technique révolutionnaire, le « performance capture », à mi-chemin entre l’animation et le film en prise de vues réelles - une technique qu’il a lui-même contribué à développer à travers deux de ses plus grands succès, Le Pôle Express et La Légende De Beowulf.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 423 entrées
  • 1er jour IDF : 15 989 entrées
  • 1ère semaine IDF : 111 761 entrées
  • Cumul IDF : 219 424 entrées

  • 1ère semaine France : 499 094 entrées
  • Cumul France : 908 474 entrées