Notes de Prod. : Le Feu Sous La Peau

    en DVD le 27 Février 2008

Entretien ave Michael Dorman

Comment pourriez-vous définir Rusty ?
Pour moi, le film parle d’un personnage qui ne fait pas ce qu’il faut, mais pour de bonnes raisons. Rusty incarne le souffre-douleur de l’histoire et il n’a de cesse de se battre pour défendre sa cause. C’est un type assez doux. Il a été élevé à la dure, mais c’est un garçon affectueux. Il fait partie de ces gens qui, quand ils pensent avoir trouvé le grand amour, se battent pour aller au bout de leur rêve. Il est tellement amoureux de Katrina qu’il ferait n’importe quoi pour elle, et c’est d’ailleurs ce qu’il fait.

Comment vous êtes-vous approprié le personnage de Rusty ?
C’était formidable d’avoir deux semaines de répétitions. Cela m’a donné confiance en moi, et m’a permis de comprendre qui était Rusty et de vérifier que j’allais dans la bonne direction.
Pour entrer dans la peau du personnage, je me suis mis à fumer et à boire. Le premier jour où je me suis rendu chez Rusty, les techniciens du département déco ont dû construire un mur de canettes de bière. Quand ils se sont apprêtés à les enlever, je leur ai dit que j’allais les boire. Je suis allé dans la chambre de Rusty, en tant que Rusty, et j’ai fumé un paquet de cigarettes, j’ai bu la bière du mur de canettes, j’ai écouté de la musique et je me suis imprégné du lieu. Le lendemain, alors qu’on allait tourner, je me sentais comme chez moi : c’était devenu ma maison, et je pouvais y faire ce que je voulais.

Comment s’est passé votre collaboration avec Emily Barclay ?
Emily s’empare totalement de son personnage, si bien que lorsqu’on arrive sur le plateau, tout semble facile. C’est une comédienne très généreuse. Beaucoup de nos scènes possèdent une forte charge émotionnelle, et il est donc très important que vous puissiez compter sur votre partenaire, et c’était le cas avec Emily.

Parlez-nous de votre collaboration avec Anthony Hayes.
J’ai vraiment appris à le connaître pendant les répétitions. Il lit son texte, et la manière dont il se l’approprie ensuite est extraordinaire. C’est un type très concentré, et c’est vraiment formidable d’avoir quelqu’un comme ça sur le plateau parce qu’il ne vous laisse pas tomber. Sa capacité à prendre des décisions radicales et à inventer des éléments qui ne figurent pas forcément dans le scénario est phénoménale.

Notes de la Production

L’Histoire

Productrice de La Leçon De Piano de Jane Campion, de Lantana, de The Last Days Of Chez Nous et de Love Serenade, Jan Chapman a assuré la production exécutive du Feu sous la peau. Après Somersault de Cate Shortland, plusieurs fois primé, c’est la deuxième fois qu’elle assure la production exécutive d’un film.

Entretien avec Emily Barclay

Comment pourriez-vous décrire le personnage de Katrina ?
Elle est pareille au cyclone Katrina : elle n’a pas de limites, pas de repères, et elle transgresse toutes les règles. Elle nous rappelle à quel point toutes ces règles sont fragiles et combien il est facile de s’écarter de ce qu’on croit être le droit chemin. Elle est instable et elle pousse constamment les gens qui l’entourent dans leurs retranchements, mais elle est aussi charmante et manipulatrice. En se plaçant du point de vue des valeurs bourgeoises, on pourrait la condamner et penser qu’elle ne se comporte pas bien, mais de son propre point de vue, ses actes lui paraissent justifiés. Elle ne fait pas ce qu’il faut, mais pour de bonnes raisons...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 2 192 entrées
  • Cumul IDF : 2 563 entrées