Notes de Prod. : Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'odyssée du passeur d'aurore

    en DVD le 27 Avril 2011

Notes de production

Embarquez sur le fabuleux navire, le Passeur d’Aurore, et retrouvez en 3D le monde merveilleux de C.S. Lewis avec Le monde de Narnia : l’Odyssée du passeur d’Aurore ! Le film est basé sur le troisième livre des « Chroniques de Narnia », qui en comptent sept au total. Publiés entre 1950 et 1956, et considérés comme une des oeuvres les plus populaires et inventives de la littérature, les livres de C.S. Lewis se sont vendus à plus de cent millions d’exemplaires dans cinquante langues différentes. Le film basé sur le premier livre des « Chroniques de Narnia », Le Monde de Narnia Chapitre 1 : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique, a été l’un des plus gros succès cinématographiques de l’année 2005.

En 2008, le second film, Le monde de Narnia Chapitre 2 : Le Prince Caspian, a également été un énorme succès. Pour Le monde de Narnia : l’odyssée du passeur d’aurore, Fox 2000 Pictures et Walden Media ont uni leurs forces pour revenir aux racines de la série et retrouver tout ce qu’ont aimé les fans des livres et des films. Le célèbre réalisateur Michael Apted, dont la longue filmographie comprend le James Bond Le Monde Ne Suffit Pas, et les films primés Gorilles dans la brume et Nashville Lady, est à la barre de ce nouveau film. Déjà présents dans les deux premiers volets, Georgie Henley et Skandar Keynes retrouvent respectivement les rôles de Lucy et Edmund Pevensie, et Tilda Swinton fait une nouvelle apparition mémorable dans le rôle de la Sorcière Blanche. Caspian est à nouveau joué par Ben Barnes, et le jeune acteur londonien Will Poulter incarne l’insupportable cousin de Lucy et Edmund, Eustache. L’acteur anglais Simon Pegg est la voix originale de Ripitchip, la courageuse souris guerrière, et Liam Neeson double à nouveau le puissant souverain de Narnia, Aslan le Lion.

Laissant son fauteuil de réalisateur, le cinéaste Andrew Adamson (Shrek et Shrek 2) est un des trois producteurs du film. Il a fait équipe avec ses collègues des deux premiers volets, le producteur oscarisé Mark Johnson (Rain Man) et le vétéran de l’industrie cinématographique Philip Steuer (Rêve De Champion, Alamo). Les producteurs exécutifs Perry Moore et Douglas Gresham - le beau-fils de C.S. Lewis - sont également de retour pour cette troisième aventure. Le scénario a été écrit par Christopher Markus & Stephen Mcfeely, scénaristes des deux premiers chapitres, et par Michael Petroni.

Les acteurs humains sont une fois de plus accompagnés d’une pléiade de créatures féeriques animées grâce à la combinaison d’effets spéciaux réalisés à la prise de vues et d’images de synthèse - la création de ces dernières ayant été confiée au superviseur des effets visuels Angus Bickerton (Davinci Code, Anges Et Démons). Howard Berger et Tami Lane, tous deux lauréats d’un Oscar, sont aussi revenus pour leur troisième film de « Narnia » pour superviser les maquillages spéciaux des nouvelles créatures, dont les étranges Nullipotes.

Le Monde De Narnia : L’odyssée Du Passeur D’aurore a été tourné dans le Queensland, en Australie. Le tournage a commencé le 27 juillet 2009 et a duré 90 jours. Les prises de vues en studio ont été réalisées aux studios Warner Roadshow de l’agglomération de Gold Coast (la sixième plus grande ville du pays), dans lesquels se trouve le plus grand bassin extérieur de l’hémisphère sud - un élément crucial pour le film.

Plusieurs extérieurs clés ont aussi été utilisés, dont la péninsule de Cleveland Point, au nord-est des studios, où le majestueux Passeur d’Aurore a été assemblé pour trois semaines de tournage en extérieur. Le navire, qui pesait 125 tonnes et mesurait un peu plus de 42 mètres, a ensuite été démonté en plus de cinquante morceaux et transporté au studio par camion pour plusieurs semaines de tournage en intérieur. Le tournage s’est terminé en novembre 2009 et a été suivi d’une année de postproduction conduisant à la sortie du film en décembre 2010.

Publiée en 1952, « L’Odyssée du Passeur d’Aurore » est la troisième grande aventure de l’oeuvre en sept tomes de C.S. Lewis, « Les Chroniques de Narnia ». L’histoire se déroule trois années narniennes après le précédent roman, « Le Prince Caspian ». En l’absence des deux aînés des enfants Pevensie - Peter étudie pour son examen d’entrée à l’université et Susan est en vacances aux États-Unis - les deux plus jeunes, Lucy et Edmund, rendent visite à contrecoeur, dans une Angleterre en guerre, en 1943, à un parent qui habite près de Cambridge. Le plus difficile pour Lucy et Edmund est de supporter leur détestable cousin, Eustache Clarence Scrubb. Les trois jeunes gens vont passer magiquement à travers un tableau et se retrouver sur le Passeur d’Aurore, un voilier majestueux aux allures de dragon (la proue est une tête de dragon, la poupe est en forme de queue, et des ailes ornent ses flancs). Le tableau prend soudainement et inexplicablement vie, inondant la pièce et submergeant les enfants avant de les transporter à Narnia dans la mer Orientale, où ils sont sauvés par le roi Caspian et l’équipage du Passeur d’Aurore, le voilier représenté sur le tableau. Edmund et Lucy sont ravis d’être de retour dans le monde qu’ils ont autrefois gouverné comme roi et reine, mais Eustache, qui passe son temps à se plaindre et qui découvre Narnia pour la première fois, est beaucoup moins enthousiaste. Le trio apprend vite les raisons du voyage de Caspian : il s’acquitte du serment qu’il a fait de trouver les sept seigneurs de Telmar, les meilleurs amis de son père assassiné. Leur voyage les emmène sur cinq îles pleines de dangers et d’aventures renfermant chacune un secret fascinant. Caspian et ses hommes découvrent aussi l’existence d’un brouillard vert maléfique qui a le pouvoir d’emporter non seulement le corps des gens, mais aussi leur esprit.

Coriakin, un vieux et sage magicien, explique à Caspian et aux Pevensie qu’ils doivent, pour briser le sort, trouver les sept seigneurs et retrouver les épées que leur a offertes Aslan pour protéger Narnia. Une fois retrouvées et posées sur la table de banquet d’Aslan, les épées leur donneront le pouvoir de vaincre le brouillard et la Sorcière. Sans cette union des sept épées, le monde de Narnia sera détruit. Pour réussir, les voyageurs devront affronter des océans déchaînés, un serpent de mer monstrueux et bien d’autres périls, et faire preuve de courage pour résister à la tentation au cours d’une odyssée qui les transformera et les emportera au bout du monde.

Alors que le premier livre de C.S. Lewis, « Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique », est peut-être le plus célèbre et le plus populaire de la série, beaucoup de fans du romancier considèrent « L’Odyssée du Passeur d’Aurore » comme sa meilleure histoire. Le producteur Andrew Adamson note : « C’est très certainement un des livres les plus aimés de la série. On y retrouve le même émerveillement, la même magie et le même souffle d’aventure que dans « Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique ». »

Le troisième livre des « Chroniques de Narnia » a été adapté pour le grand écran par le scénariste Stephen Mcfeely et son partenaire d’écriture de longue date Christopher Markus, et par Michael Petroni. Stephen Mcfeely note : « Le plus difficile dans l’écriture de ce scénario a été de conserver le caractère particulier de l’aventure vécue par les héros dans chaque île sans que le film prenne la forme d’une succession d’épisodes. Ce film devait former un ensemble cohérent avec les deux précédents, une seule et même grande aventure, tout en nintroduisant des pays, des espèces et des dangers que nous n’avions pas encore rencontrés dans les précédentes histoires. » Michael Apted, le nouveau capitaine de la franchise, raconte : « Il y a deux voyages simultanés dans ce film. Le premier est une aventure sur des mers dangereuses et inconnues, et le deuxième est le parcours intérieur de nos jeunes héros vers l’âge adulte. En plus de vaincre les forces du mal, ils apprennent à résister aux tentations, et ce faisant, découvrent leur vraie nature. C’est ce qu’ils apprennent à Narnia, et à la fin de l’histoire ils sont prêts à partir et à commencer leur nouvelle vie d’adulte. C’est un thème universel que C.S. Lewis développe dans son livre. »

Tout en restant fidèles à l’esprit du livre, à ses émotions et ses personnages, les cinéastes ont fait quelques ajustements nécessaires pour porter l’histoire sur le grand écran. Michael Apted explique : « Dans le livre, Caspian recherche les sept seigneurs, mais dans le film, les héros recherchent les sept épées. La menace de la brume verte, telle que nous l’avons montrée dans le film, n’est pas vraiment abordée dans « Le Passeur d’Aurore » mais apparaît dans un des livres suivants. »

Le producteur exécutif Douglas Gresham, qui est le beau-fils de C.S. Lewis, observe : « Dans le film, la quête des sept épées est la raison du voyage de Caspian au bout du monde. Les épées ont été ajoutées à l’intrigue du livre sur les sept seigneurs de Telmar pour aider l’histoire à avancer et tenir les spectateurs en haleine. » Les cinéastes ont également pris soin de conserver l’intégrité thématique du livre. Douglas Gresham explique : « Le monde de Narnia : l’odyssée du passeur d’aurore est une histoire sur la tentation. Durant leur voyage, Caspian, Eustache, Lucy, Edmund et tout l’équipage du Passeur d’Aurore relèvent de nombreux défis et doivent résister aux tentations qui se présentent. Chaque personnage est confronté à ses désirs et ses aspirations les plus profonds, dont nous avons déjà eu un aperçu dans les films précédents. » Michael Apted ajoute : « La peur et la tentation sont les principaux dangers que les personnages doivent affronter, et ces thèmes soulignent la profondeur des livres des « Chroniques de Narnia ». Le film nous rappelle qu’il faut se connaître soi-même pour résister à la tentation et à la peur. C’est aussi cela, devenir adulte. »

Le producteur Mark Johnson note : « Quand vous adaptez un livre en film, la première chose à faire est de vous demander de quoi il parle. Quels sont ses thèmes ? Qu’est-ce que l’auteur a essayé de nous dire et comment pouvons-nous imprégner le film des mêmes thèmes ? « Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique » parlait de la foi et « Le Prince Caspian » de perdre et de regagner cette foi. Ce nouveau film parle de résister à la tentation. Même si c’est une grande aventure magique, nous avons veillé à ce que ce thème soit un élément important de l’histoire. »

Les acteurs et leur voyage

Georgie Henley a été la première actrice engagée par les cinéastes quand ils sont partis en 2003 à la recherche des interprètes des enfants Pevensie pour Le Monde De Narnia Chapitre 1 : Le Lion, La Sorcière Blanche Et L’armoire Magique . Quand elle été remarquée par un directeur de casting basé à Londres, elle avait tout juste 7 ans et elle n’avait aucune expérience d’actrice professionnelle. Aujourd’hui, huit ans plus tard, Georgie Henley a passé presque la moitié de sa vie au royaume de Narnia et s’est transformée en une belle jeune fille. En outre, son parcours personnel à travers les trois films reflète celui de son personnage, Lucy - en particulier dans le dernier. Bien sûr, les aventures de Georgie ne se déroulent pas dans le monde merveilleux de Narnia, mais dans un autre endroit tout aussi fantastique : Hollywood. Georgie Henley confie : « J’étais un peu nerveuse à l’idée de revenir à Narnia pour la troisième fois parce que je savais que j’allais être le seul personnage féminin important du film, puisque le voyage de Susan - la grande soeur de Lucy - s’est terminé avec Le Monde De Narnia Chapitre 2 : Le Prince Caspian. De plus, Lucy a changé depuis sa dernière visite à Narnia. Elle traverse maintenant cette période de l’existence où l’on manque de confiance en soi. Et puis elle rêve toujours d’être aussi belle que sa soeur, parce que tout le monde sait que Susan est absolument magnifique. »

Elle poursuit : « Tous les personnages vont être mis à l’épreuve et tentés durant leur voyage, et dans ce film Lucy apparaît comme une personne beaucoup plus complexe. Dans les deux premiers films, elle était montrée comme une petite fille honnête, sincère et sûre d’elle. Elle est maintenant plus compliquée, et pour elle, l’enjeu de ce voyage est de surmonter ses difficultés et de comprendre qu’elle a grandi et que ce qu’elle ressent est normal. » Elle ajoute : « Depuis sept ans, Skandar Keynes, qui joue Edmund, et moi avons grandi avec ces personnages. Je me sens liée à Lucy parce que c’est une partie très importante de ma vie. Et puis parmi toutes les choses merveilleuses que m’a apportées Narnia, je garderai toujours une immense passion pour le métier d’actrice. »

Skandar Keynes a été engagé à l’âge de 12 ans pour interpréter Edmund, le traître repenti, dans le premier film. Si Georgie Henley pense poursuivre sa carrière au cinéma, Skandar Keynes a d’autres plans. Pendant le tournage du Le Monde De Narnia : L’odyssée Du Passeur D’aurore, il s’est inscrit à l’université de Cambridge pour y suivre des études sur le monde arabe (sa mère est libanaise). Ayant été accepté dans cette prestigieuse institution - où C.S. Lewis a enseigné la littérature de 1954 à 1963 - quelques mois après la fin du tournage, Skandar a décidé de mettre sa carrière d’acteur entre parenthèses pour poursuivre ses études universitaires.

Alors que son voyage dans le monde de Narnia arrivait à son terme, la seule chose qui préoccupait Skandar était de savoir s’il avait été accepté à Cambridge. Comme son personnage à la fin de la longue odyssée, quand Aslan explique à Edmund et Lucy qu’ils ne reviendront plus à Narnia, Skandar savait qu’il était sur le point de passer de l’enfance à l’âge adulte. Il raconte : « Ces six années passées à tourner les films de Narnia ont été une expérience fantastique. Cela m’a énormément apporté. Je suis aujourd’hui bien plus sûr de moi que je ne l’aurais jamais pensé. Cela m’a donné le courage d’avancer par moi-même. Je ne sais pas où tout cela va me mener, mais je suis vraiment très heureux et satisfait. » Durant son voyage sur le Passeur d’Aurore, Edmund est soumis à une terrible tentation par la maléfique Sorcière Blanche, qui est une fois de plus interprétée par Tilda Swinton. Ayant vécu dans l’ombre de son grand frère Peter, Edmund veut prendre son destin en main. La Sorcière Blanche, contre qui les enfants se sont battus dans le premier film, apparaît dans les rêves d’Edmund et offre au jeune homme un pouvoir et une gloire qui surpassent les plus grands exploits de son frère.

Le Monde De Narnia : L’odyssée Du Passeur D’aurore marque aussi une transition pour Ben Barnes et son personnage, le roi Caspian. L’acteur explique : « Caspian gouverne Narnia depuis trois ans. Il s’est battu et a gagné des batailles, et pour jouer à nouveau ce rôle j’avais besoin de plus d’assurance et d’autorité. Les deux années qui se sont écoulées entre Le Monde De Narnia Chapitre 2 : Le Prince Caspian et ce film ont été les bienvenues parce qu’elles m’ont permis de faire d’autres choses et d’acquérir une assurance que j’ai transmise à mon personnage. »

Ben Barnes a aussi exploré plus en détail l’histoire personnelle de Caspian. Il raconte : « Caspian a le sentiment de n’avoir jamais eu de famille ou de père, et tout en dirigeant ses hommes, il joue un peu le rôle du grand frère pour Lucy et Edmund. Quand il arrive au bout du monde et qu’il retrouve Aslan, il se demande si son père est de l’autre côté. Il voudrait le rencontrer, et ce désir est la tentation à laquelle il va être soumis. Mais il va réaliser qu’il doit rester fidèle à Narnia, à son peuple et à l’héritage de son père. »

Ben Barnes était inconnu à Hollywood quand il est devenu un nouveau membre de la famille Narnia en arrivant sur Le monde de Narnia Chapitre 2 : Le prince caspian. Le jeune Will Poulter, qui incarne Eustache, se trouve dans la même situation avec Le Monde De Narnia : L’odyssée Du Passeur D’aurore. En jouant l’insupportable Eustache, qu’il décrit lui-même comme un « sale gosse », Will Poulter a gagné le coeur des cinéastes et de ses camarades.

Douglas Gresham raconte : « Will est un des enfants les plus doux, gentils et bien élevés que j’aie rencontrés dans ma vie. Il a vraiment été fantastique. Grâce à lui, les gens vont d’abord détester Eustache, puis l’adorer. » Michael Apted ajoute : « Nous avons vu beaucoup de candidats pour ce rôle, mais quand j’ai rencontré Will, j’ai su que nous.

avions trouvé notre Eustache. Le rôle lui allait comme un gant. » Comme les autres personnages principaux, Eustache est soumis à la tentation, qui prend pour lui la forme d’une vallée pleine de joyaux. Cette épreuve, qui le transforme en dragon, va aussi l’aider à devenir meilleur. Le superviseur des effets visuels de MPC, Adam Valdez,
qui a supervisé la création et l’animation de cette créature en images de synthèse, observe : « Le dragon est un personnage intéressant et important parce que c’est Eustache sous une autre forme. Quand nous avons vu ce que Will apportait à son personnage, nous avons compris que le dragon devait absolument rappeler Eustache, nous lui avons donc donné certains traits physiques de Will/Eustache. »

Adam Valdez a aussi supervisé l’animation de Ripitchip, la vaillante souris qui devient l’ami et le protecteur d’Eustache. Ayant lui-même créé Ripitchip en tant que directeur de l’animation pour Le monde de Narnia Chapitre 2 : Le prince Cspian, Adam Valdez connaissait déjà le personnage. Il note : « Ripitchip est un peu plus vieux dans ce film, son poil est un peu plus gris et son regard plus doux. Le personnage s’est aussi adouci afin de lui permettre de nouer une véritable amitié avec Eustache. Ripitchip n’est pas seulement un ami pour Eustache, il joue un grand rôle en l’aidant à mûrir et à aller de l’avant. » Michael Apted raconte : « Ripitchip est un personnage très important, et sa relation avec Eustache est un des éléments majeurs du film. L’aspect humain des personnages animés joue un grand rôle dans le succès des histoires de C.S. Lewis et de la franchise, et les effets visuels ont fait un travail formidable avec Ripitchip.

« Tous ses mouvements sont absolument parfaits. Après avoir été introduit dans le film précédent, il apparaît maintenant comme un personnage plus âgé et plus sage qui a une destinée. » L’acteur comique anglais Simon Pegg, connu dans le monde entier pour son travail sur Shaun Of The Dead et Hot Fuzz, est la voix originale de Ripitchip. Fan des « Chroniques de Narnia » depuis son enfance, l’acteur a saisi l’opportunité de jouer un des personnages les plus aimés de la saga. Il déclare : « Ripitchip est une petite souris d’une vraie noblesse dont la bravoure et le courage sont mille fois plus grands que sa taille. C’est exactement le genre de personnage qu’on voudrait avoir pour veiller sur soi. » En effet, Eustache a la chance d’avoir Ripitchip pour veiller sur ses arrières, même si les deux personnages ne deviennent pas tout de suite amis. Simon Pegg explique : « Ripitchip ne comprend pas pourquoi Eustache se plaint constamment de tout, et il est un peu excédé par son impolitesse. Mais il voit quelque chose de spécial chez le garçon – peut-être parce que Ripitchip n’était pas si différent de lui quand il était une jeune souris. Il y a donc une amitié très touchante qui se développe entre eux. »

Ripitchip n’est pas là uniquement pour se battre. Comme ses amis à bord du Passeur d’Aurore, la vaillante souris fait ce voyage pour plusieurs raisons. Simon Pegg raconte : « Ripitchip veut aller au bout du monde et se retirer dans le pays d’Aslan. Il ne refusera jamais une aventure, mais au fond de lui, il voudrait passer à autre chose. » La séquence dans laquelle les voyageurs atteignent le pays d’Aslan est la seule rencontre dans ce film entre Ripitchip et Aslan le Lion, les principaux personnages en images de synthèse du film.

Dans cette séquence pleine d’émotion, Lucy, Edmund, Eustache, Caspian et Ripitchip découvrent chacun leur destinée. Ripitchip et Aslan s’étaient déjà rencontrés dans Le monde de Narnia Chapitre 2 : Le prince Caspian, dans une scène à la fois amusante et émouvante dans laquelle Aslan faisait repousser la queue perdue par Ripitchip au combat. Le passeur d’Aurore

Le producteur Mark Johnson déclare : « Le Passeur d’Aurore est bien plus qu’un décor, c’est un personnage. » Le producteur Andrew Adamson ajoute : « C’est le décor le plus impressionnant que j’aie jamais vu. Le Passeur d’Aurore est presque aussi important dans la mythologie de Narnia que peut l’être Aslan. Quand j’ai vu le navire entièrement assemblé pour la première fois et que je suis monté à bord, ce que j’ai ressenti était à la hauteur de ce que j’avais imaginé en lisant le livre quand j’étais enfant. »

Comme la superbe armoire magique du premier film, le Passeur d’Aurore est un décor impressionnant. Michael Apted note : « Pour moi, le Passeur d’Aurore est Narnia. Dans cette histoire, les personnages ne vont jamais sur les terres de Narnia, j’ai donc veillé à ce que le navire incarne à lui tout seul tout ce que peut être Narnia. Quand vous êtes sur le Passeur d’Aurore, vous êtes à Narnia. » Le chef décorateur Barry Robison a commencé à travailler sur Le monde de Narnia : l’Odyssée du passeur d’aurore au printemps 2008, après le tournage du Le Monde De Narnia Chapitre 2 : Le Prince Caspian. Le projet a occupé deux ans de sa vie. Barry Robison s’est inspiré d’une réplique du bateau du capitaine James Cook, l’Endeavor, qui est amarrée dans le port de Sydney, en Australie. Il raconte : « Nous avons visité l’Endeavor pour voir à quoi il ressemblait, et nous nous en sommes inspirés pour les dimensions du Passeur d’Aurore. » Au final, la taille du Passeur d’Aurore dépasse celle du navire du capitaine Cook, avec lequel il a été le premier Européen à atteindre la côte est de l’Australie en 1770.

Après avoir abandonné l’idée de tourner sur l’océan et celle de tourner en studio avec un fond bleu, les cinéastes ont décidé de filmer toutes les scènes du Passeur d’Aurore en extérieur. Le directeur de la photographie nommé deux fois à l’Oscar Dante Spinotti, ASC, AIC (L.a. Confidential, Révélations) explique : « Avec Michael Apted, nous voulions tourner en extérieur parce que la plupart des scènes se déroulent dehors en pleine journée. Nous voulions voir un environnement réel avec du vent, du soleil, des nuages et l’océan. La meilleure solution était de tourner les extérieurs du bateau à Cleveland Point, où il pouvait être installé face à la mer. Le cardan nous a permis de tourner le bateau pour suivre le mouvement du soleil. Cela a vraiment été un outil très précieux. Grâce à lui, nous avons pu profiter de toute la gamme de lumières allant du lever du jour au coucher du soleil. »

Bien avant que la construction du Passeur d’Aurore ne commence, le superviseur des effets spéciaux Brian Cox a demandé au département des accessoires une maquette du bateau longue de soixante centimètres. Après avoir fixé la réplique à une table, il plaça en dessous des ressorts pour simuler la façon dont le navire allait devoir bouger une fois monté sur son cardan hydraulique en acier pesant plusieurs tonnes. Une fois convaincu de pouvoir commencer la conception et la construction du système hydraulique et du squelette en acier, il vint à l’esprit de Brian Cox que Michael Apted et Dante Spinotti pourraient utiliser la maquette pour positionner le bateau selon les besoins de chaque scène et en fonction de la position du soleil.

Il fabriqua alors un compas de fortune en fixant la maquette sur une plaque tournante, puis dessina sur la table les quatre points cardinaux et des numéros allant de 1 à 8 pour aider les cinéastes à déterminer la position voulue pour chaque scène avant de déplacer les 125 tonnes du bateau et de son cardan. Comme sa maquette, le Passeur d’Aurore a été monté sur deux jeux de roues en acier placés à 180 degrés l’un de l’autre, ce qui a permis à Brian Cox de tourner le bateau dans n’importe quel axe pendant le tournage.

Destinations

Barry Robison et ses artisans ont construit en studio plusieurs intérieurs du Passeur d’Aurore, dont la superbe cabine de Caspian, la salle des cartes du capitaine et la cale arrière, d’où l’équipage propulse le navire vers les différentes îles de son odyssée. Les décors ont été construits sur plusieurs plateaux de tournage des studios Warner Roadshow dans le Queensland. Barry Robison a hérité d’une lourde responsabilité : perpétuer la vision de C.S Lewis de son monde fantastique en se basant sur les maigres descriptions de son livre, tout en respectant ce qui avait déjà été créé dans les deux premiers films. En même temps, le chef décorateur devait aussi apporter sa propre signature à la saga.

Barry Robison déclare : « Narnia est un monde magique, et Michael Apted et moi pensions que nous pouvions apporter quelque chose de spécial à cette franchise. » Douglas Gresham ajoute : « Je dois dire que les décors que nous avons construits pour ce film sont les meilleurs que nous ayons jamais faits. Nous avions des décors merveilleux pour le premier et le second film, mais ceux du Monde de Narnia : L’Odyssée du passeur d’Aurore dépassent tout ce que nous avons fait auparavant. » Pour le décor du jardin du Magicien où vivent les Monopodes, Barry Robison a utilisé son expérience théâtrale afin d’en faire un lieu amusant. Il raconte : « Nous avons trouvé en Nouvelle-Zélande une très belle plage avec un magnifique paysage vallonné dont les petites collines reflétaient la physionomie rondelette des Monopodes. » Dans cet étonnant jardin, les héros vont rencontrer les Monopodes, d’étranges nains unijambistes et invisibles, jusqu’à ce qu’un sort les rende à nouveau visibles. Les Monopodes ont été créés par un magicien d’un autre genre : le créateur de maquillages spéciaux Howard Berger, oscarisé avec sa collègue Tami Lane pour ses créatures dans Le Monde de Narnia Chapitre 1 : Le lion, la sorcière Blanche et l’armoire magique, et notamment le mémorable Tumnus, le faune interprété par l’acteur James McAvoy.

Howard Berger explique : « Comme les Monopodes se déplacent sur une jambe, les acteurs qui les jouaient portaient en dessous de la taille un costume bleu remplacé ensuite par les artistes des effets visuels par un seul appendice. » Après sa rencontre avec les Monopodes dans le jardin, Lucy part à la recherche de la bibliothèque du Magicien pour trouver son livre des incantations– un autre accessoire important du film.

Michael Apted raconte : « Nous voulions que la bibliothèque du Magicien contraste avec la nature fantastique des Monopodes, nous avons donc créé un décor plus sérieux avec des murs recouverts de livres. »

Après que Coriakin a révélé aux voyageurs l’importance de leur quête, le Passeur d’Aurore met le cap vers L’île de l’Eau-d’Or, où Caspian trouve les restes de deux des Seigneur disparus - l’un dans un étang à l’intérieur d’une grotte où tout ce qui touche l’eau se transforme en or ; et l’autre dans une vallée parsemée de joyaux. Barry Robison raconte : « Nous avons pris quelques libertés avec L’île de l’Eau-d’Or. Dans le livre, les personnages trouvent aussi un étang, mais c’est le producteur Philip Steuer qui a eu l’idée de le mettre dans une grotte souterraine. » Apres L’île de l’Eau-d’Or, le Passeur d’Aurore fait escale sur l’île de Ramandu, dont le décor colossal a été construit sur le plateau 5 des studios Warner Roadshow. Barry Robinson raconte : « J’ai réutilisé dans ce décor des motifs qui étaient dans la bibliothèque du Magicien, mais en leur donnant un aspect plus sinistre. Michael Apted voulait que l’île soit un endroit accidenté, balayé par le vent, ancien et un peu effrayant.

C’est là que se trouve la Table d’Aslan. » L’histoire se déroulant en mer, beaucoup de scènes ont été filmées sur et sous l’eau. Pour celle où la chambre d’Eustache est inondée par le tableau, l’équipe des effets spéciaux mécaniques a créé une réplique du décor qu’elle a placée sur une plate-forme surélevée, qui était ensuite descendue et complètement de dragon, et la séquence avec le serpent de mer. Quand le tournage s’est terminé à la fin du mois de novembre 2009, les artistes des effets visuels ont commencé à travailler sur les centaines d’effets qui ont donné vie à ces personnages. Durant la période de postproduction, les cinéastes ont aussi travaillé sur le montage, la musique, la bande son, et la 3D du film. La 3D de pointe du Monde de Narnia : l’Odyssée du passeur d’Aurore a été travaillée durant les deux années de production et de postproduction du film. Les cinéastes ont collaboré avec les sociétés leaders en matière de stéréoscopie et d’effets visuels pour obtenir une qualité d’image et de 3D jamais vue. Tous les plans et personnages en images de synthèse, dont Ripitchip, ont été conçus dès le début pour un rendu en 3D stéréoscopique – avec une image pour l’oeil gauche et une autre pour l’oeil droit. Ce procédé a aussi été appliqué au Passeur d’Aurore et à tous les décors du film, et tous leurs effets visuels associés, ainsi qu’à 10 000 créations visuelles et images générées par ordinateur.

Ainsi, il n’y a pas de plans en 2D gonflés dans le film. Le relief et la profondeur des images sont à la hauteur de la richesse et de l’ampleur des personnages, et culminent en une expérience 3D qui transporte les spectateurs au coeur de l’action. Le producteur Andrew Adamson, qui a participé à la naissance de la franchise, conclut : « Pour moi, le premier film parlait de la naissance de Narnia. Les enfants apportaient de l’espoir à ce monde ravagé par le froid, pliant sous le joug de la Sorcière Blanche. La couleur, la magie et la lumière revenaient, et un monde nouveau commençait. Le second film présentait un monde plus sombre que les Pevensie aidaient à ramener à la vie. Le monde de Narnia : l’Odyssée du passeur d’Aurore ressemble davantage au premier film, parce que c’est une fois de plus l’émergence d’un monde nouveau. La magie est de retour... »

Sur le tournage du Monde de Narnia 3

28 juillet 2009 - Le troisième Narnia est en route
Ca y est la machine est en marche. Après moult rebondissements, le tournage du troisième volet de la saga Narnia, Le Monde de Narnia - Chapitre 3 : L'odyssée du passeur d'aurore, devrait débuter en novembre 2009. Ce troisième épisode sera finalement financé par la 20th Century Fox et Walden Media (Disney ayant refusé de produire cette nouvelle adaptation).