Notes de Prod. : Le Pacte des Loups

    en DVD le 01 Décembre 2004

En savoir un peu plus...

La Préparation

À l'origine du Pacte des Loups, il y a un synopsis de vingt pages présenté par le jeune scénariste Stéphane Cabel à la structure d'aide au développement de Canal+ Ecriture. Ce synopsis s'inspire des évènements qui défrayèrent la chronique entre 1764 et 67, à savoir le massacre d'une centaine de femmes et enfants par un monstre mystérieux surnommé "La bête du Gévaudan".

Parallèlement, Christophe Gans travaille pour Samuel Hadida, son producteur de Crying Freeman, au développement de Nemo, une relecture mythologique du "Vingt Mille lieues sous les mers" de Jules Vernes.

Christophe Gans : "Nous avions beaucoup avancé sur Nemo, mais le projet était bloqué à cause de désaccords sur le casting. C'est à ce moment que François Cognard, qui dirige Canal+ Ecriture et que je connais depuis l'époque de Starfix, m'a envoyé le script du Pacte des Loups. Je me suis surpris à le dévorer d'une traite. J'ai été étonné et comblé d'y retrouver tous les ingrédients d'un certain cinéma d'aventures français.
Samuel Hadida et moi-même avons immédiatement proposé de le produire et le réaliser avant de reprendre Nemo ".

Le tournage


C'est dans la région du Gers, le 14 février 2000, que débute le tournage du Pacte des Loups. Sur quatre-vingt-cinq décors que compte le script, quatre vingt sont en extérieurs, ce qui démultiplie les problèmes liés à a lumière, aux conditions climatiques et à la gestion de l'équipe.

Richard Grandpierre : "Sur un film de cette envergure, les problèmes s'accumulent. Ici, nous avons eu droit à tout ce que le cinéma peut receler de difficultés. Nous avons tourné majoritairement en extérieurs avec des enfants, des chevaux, des animaux dressés ou sauvages, des effets spéciaux mécaniques ou numériques… parfois tout en même temps et sous la pluie. Mais nous étions portés par l'excitation de l'aventure".

Parmi les premiers défis à régler, la création de la bête est le plus important. Créature mythique, elle nécessite une interprétation à la fois crédible et suffisamment fantasmatique pour satisfaire les ambitions du cinéaste, très conscient qu'il réalise le premier film de monstre français depuis… Georges Méliès ! Pour parvenir à ses fins, Christophe Gans fait appel au Jim Henson Creature Shop, studio fondé par le créateur des célèbres Muppets et responsable des effets mécaniques et digitaux de Babe.
C'est pourtant un Français, Igor Chevalier, qui est chargé par le studio de réaliser le design de la bête.

La post-production

La post-production du Pacte des Loups commence dès les premières semaines du tournage. Le chef monteur Hongkongais David Wu, qui avait déjà travaillé avec Christophe Gans sur Criyng Freeman, entreprend de donner au film un style narratif et rythmique très sophistiqué.

Christophe Gans : "J'avais déjà collaboré avec David Wu sur Crying Freeman parce que j'aimais son travail pour John Woo. Sur Le Pacte des Loups, il a imposé une griffe tout aussi impressionnante, mais très différente. Je lui ai demandé en particulier de torturer la matière filmique, d'aller contre le rythme naturel des plans. Cette idée m'est apparue en regardant Le Temps De L'Innocence et Casino de Martin Scorsese : une grande énergie peut naître du choc contraire entre le filmage et le montage. En gros, l'un n'a pas à servir l'autre."

Appelé par d'autres engagements, David Wu est remplacé par le jeune Sébastien Prangère, dont Le Pacte des Loups est le premier long-métrage.

Christophe Gans : "J'avais beaucoup travaillé avec Sébastien sur la collection vidéo HK que je dirige en parallèle. C'est lui qui avait monté les bandes-annonces de nos sorties. Il est très frais dans le métier et possède une approche décomplexée, loin des vieux réflexes de monteurs plus expérimentés".

Les projets de Christophe Gans : Bob Morane

Le prochain film de Christophe Gans sera une adaptation du personnage de la bande dessinée " Bob Morane ", crée par Henri Verne, s’inspirant de l’aventure de Bob Morane face à l’Ombre Jaune.

Christophe Gans :
" Pour moi il s’agit d’un projet rêvé dans la mesure où c’est l’un des premiers livres que j’ai lu. Le premier film que j’ai jamais écrit, c’était une adaptation de Bob Morane que j’ai faite pour moi. Je suis allé à Bruxelles il y a 15 ans, voir Henri Verne pour le supplier d’avoir les droits. Il voulait vendre les droits cinéma et télévision en même temps, il n’était pas question pour lui de séparer l’adaptation cinématographique des autres droits. Ça en était resté là.