Note du réalisateur du peuple migrateur
" Comme cloués au sol, regardant les oiseaux passer dans le ciel, nous avons entrepris le tournage du film. Il nous fallait aller plus loin et haut, plus près des oiseaux, à proximité des étoiles.
Comment pouvions-nous faire ? L'homme rêve à l'oiseau depuis la nuit des temps. Comment imaginer être parmi les tout premiers à pouvoir transformer ce rêve universel en réalité ? Toujours je garde le souvenir de la première fois où nous y sommes parvenus…
Le caméraman suivait les évolutions des bernaches, d'une main l'assistant écartait celles qui se rapprochaient trop près de la caméra : toute la pellicule de la bobine défila…
Radieux, quelques larmes aux yeux, ils me regardèrent, sans aucun mot, sans aucun signe. Peu importait la maîtrise et le résultat technique, ils avaient été dans la confidence des oiseaux dans leur vol.
Et si, l'espace d'une année, nous n'attendions plus les saisons, et si nous entreprenions le plus fabuleux des voyages, et si, abandonnant pour la première fois nos villes et nos campagnes, nous allions faire le tour de la planète ?
Et si nous nous rendions compte que nos frontières n'existent pas, que la terre n'est qu'un seul et même espace, et si nous apprenions à être libres comme l'oiseau ? "
" Je ne veux pas seulement montrer le vol des oiseaux migrateurs, mais aussi la précarité de leur vie. À chaque migration, la moitié des oiseaux périssent. Ils fournissent un effort fantastique pour survivre. Ils volent à 10.000 mètres d'altitude, avec des vents contraires à 100 km/heure !"